Nature Nièvre : l’orvet fragile

Sous ses faux airs de serpent, l’orvet fragile, c’est son nom complet, est un lézard sans patte, donc totalement inoffensif. Grand croqueur de petites bêtes, limaces, chenilles sans poils, vers blancs, petits escargots, vers de terre, araignées, cloportes… c’est un précieux auxiliaire des jardiniers. L’orvet est une espèce relativement en bonne santé. Sur les sites les plus favorables, on peut compter jusqu’à un millier d’individus par hectare mais comme pour toute la biodiversité, la tendance est à la baisse.

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L’écologie de production

« L’écologie de production », voilà une formule directement sortie des neurones de notre président omnipotent. Quelle trouvaille ! Croit-il donc par la juxtaposition de ces deux mots pouvoir séduire à la fois les personnes sensibles aux problèmes écologiques et les adeptes de l’économie néo-libérale qui ne jurent que pas la croissance ?  A bien y réfléchir, ça n’a aucun sens et cela n’a pas échappé à l’économiste Maxime Combes dont je vous invite à lire l’interview sur Reporterre.

Maxime Combes : « Emmanuel Macron veut disqualifier les pensées écologistes »

Nature Nièvre : le cincle plongeur

Le cincle plongeur ressemble à un merle qui serait brun avec un plastron blanc éclatant et une queue courte d’ailleurs autrefois, on l’appelait le merle d’eau. Il fait partie de la grande famille des passereaux qui regroupent tous nos petits oiseaux chanteurs mais il est le seul du groupe à plonger et nager. Il marche même sous l’eau ! Il vit sur les rives des cours d’eau au débit rapide. Si vous découvrez son coin de pêche, vous pourrez l’observer à loisir. J’ai eu cette chance et comme tout ceux qui l’ont rencontré, j’en garde un souvenir émerveillé. On le voit disparaître sous l’eau et ressurgir d’un coup avec une larve dans le bec. Il assomme sa victime sur une pierre et l’engloutit. Puis il bascule à nouveau en fendant les flots. Et le manège reprend. Quelquefois, il se poste à contre-courant, à moitié immergé, et guette les petits cadeaux charriés par l’eau ou alors il barbote comme un canard, sur quelques mètres, en piquant du bec les petites proies qu’il rencontre.

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C’est confirmé : manger bio est meilleur pour la santé

paniers de légumes bioLes légumes de mon jardin cultivé en bio, mon assurance santé !

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Ah voilà un article qui fait chaud au cœur et dont je vous recommande la lecture. Paru ce jour sur Reporter, il présente les résultats de la plus importante étude réalisée jusqu’ici sur les conséquences d’une alimentation bio sur la santé confirme des bénéfices significatifs pour les consommateurs. Personnellement, je mange bio depuis 1980 et ne cesse de me féliciter de cette décision prise alors que mon budget était vraiment très faible.

Le constat de l’étude Nutrinet-Santé qui suit depuis plus de dix ans les habitudes alimentaires de dizaines de milliers de Français pousserait à revoir au plus vite les seuils de pesticides actuellement tolérés dans l’agriculture conventionnelle. Mais comme le fait remarquer la conclusion de l’article sur le fait que les pouvoirs publics tardent à réagir. «  Récemment, la France avait l’occasion d’orienter les très conséquentes subventions européennes de la Politique agricole commune pour soutenir l’agriculture bio et les pratiques agricoles diminuant l’utilisation des pesticides. Le ministère a préféré le statu quo, alors que la consommation de pesticides a tendance à augmenter en France, et reste encouragée par les aides publiques. »

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Nature Nièvre : les escargots

Escargot Oxychilus draparnaudi

Il existe environ 400 espèces d’escargots terrestres en France dont la plupart sont minuscules, moins de 2 mm. Certains ont une coquille aplatie, d’autres sont des cônes élancés, d’autres encore ressemblent à des boutons. Côté couleur, il en existe des blancs, des beiges, des jaunes. La caractéristique la plus visible de l’escargot est sa coquille. Constituée de cristaux de carbonate de calcium entrelacés de longues protéines fibreuses, elle représente 35 % de son poids. Et c’est un recordman de lenteur ! Ses déplacement ne dépassent généralement pas quelques dizaines de mètres par an.

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