Un sol vivant au jardin

Sol-couvert-foret
Inspirés par l’observation de la nature, notamment le modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes, les adeptes du jardinage sur sol vivant préconisent deux grands principes : non travail du sol et couvert permanent.
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© Danièle Boone

Musaraignes : des lilliputiennes au jardins

MusaraignesToutes les musaraignes ressemblent à des petite souris avec un museau allongé. Là, s’arrête la comparaison. Les musaraignes sont des insectivores et non des rongeurs. Elles rendent donc service aux jardiniers en le débarrassant de bien des indésirables. Leur poids tourne autour de 10 à 12 grammes. Leur nez pointu, particulièrement mobile, est muni de vibrisses bien visibles, toujours en mouvement. Ces organes tactiles leur permettent de savoir en une fraction de seconde à quelle bestiole elles ont affaire, quelle est sa taille et si elle est dangereuse pour elles. Tout arthropode ou larve qui se trouve sur leur chemin est instantanément repéré et croqué.

Les musaraignes ont le privilège de compter parmi elle, la Pachyure étrusque qui pèse entre 1,3 et 2 grammes. Dans sa catégorie poids plume, elle ne connaît qu’une rivale, une petite chauve-souris de Thaïlande qui pèse elle-aussi moins de 2 grammes. Vu que leur morphologie est différente, il est difficile d’établir laquelle des deux mérite le titre de plus petit mammifère du monde. Elles l’ont donc reçu conjointement.

Les musaraignes ont développé des adaptations tout à fait étonnantes. Pour faire face aux frimas, celles des genre Sorex et Neomys voient rétrécir un certain nombre de leurs organes, le foie, les reins et même le cerveau. Pour économiser leur énergie, les Crocidures peuvent entrer en torpeur  et abaisser leur température corporelle à 18 °C pendant quelques heures puis revenir progressivement à 35° C, leur température habituelle. Cela leur permet de résister notamment aux périodes de pénurie alimentaire ainsi qu’aux périodes froides ou aux moment les plus chauds. Et ces dernières font du « caravaning » avec leurs enfants !

Mais pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article paru dans les 4 saisons du jardin bio n° 225, juillet-août 2017, 6,60 €, actuellement en kiosque. Les photos sont de Georges Abadie.

© Danièle Boone

 

 

Les jardins s’exposent au Grand Palais

Cézanne
Havres de couleurs et parcelles d’éternité, les jardins sont à la mode. Ils s’exposent au Grand-Palais. J’ai profité d’une courte escale à Paris pour une visite entre deux trains. Si ce n’est déjà fait, courez-y avant le 26 juillet. A la croisée de la peinture, de la photographie et des sciences, cette exposition retrace six siècles de création autour du jardin. La balade vaut le détour. ☞ lire la suite

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Renard, notre beau rouquin

Renard

Dessin de Krapo extrait de Fantastique Renard, mini bande dessinée éditée par l’ASPAS à l’occasion du colloque renard

Croiser un renard dans le petit matin est un des plus beaux cadeaux de bienvenue de la nature. Mais cet animal a la réputation d’être un dévoreur de poules alors on ne l’aime pas et on le pourchasse 365 jours et nuits par an ! Classé nuisible, enfin maintenant on dit « animal susceptible d’occasionner des dégâts », on peut le tirer, le piéger ou encore le déterrer. Quelques 500 000 renards sont détruits chaque année. Le colloque organisé par l’Aspas les 12 et 13 juin était vraiment remarquable. Il s’est terminé avec « le Clan des Renards »,  un très joli documentaire de Anne et Érik Lapied. ☞ lire la suite

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Planète Nièvre : la transition à Rouy (58)

Le 12 avril dernier, le Collectif Transitions 58 a décerné sa récompense annuelle du colibri d’or  au Maire de Rouy (58). Les raisons ? Il y a un marché de produits bios et locaux une fois, des produits bios et locaux au menu des cantines scolaires et plusieurs producteurs bios sur la commune… De fait, cette synergie n’est pas un hasard. Nous avons enquêté et rencontré les acteurs du changement, Christine Delbove, agricultrice, Thierry Gautier, maire de Rouy, Aurélie Jacquot, maraichère
, Jean-paul Loisy, agriculteur  et Gilles Vadrot, boulanger.

Peut-on pour autant parler de commune en transition ? La réponse est clairement oui. La relocalisation, la solidarité, la cohésion sociale, sont les principes fondateurs du mouvement de la transition né à Totness en Angleterre en 2006. En même temps, rien n’est écrit. C’est différent à chaque fois selon le contexte, selon les gens. Chaque pays, chaque ville ou village mène sa transition comme il l’entend mais le plus souvent tout commence à la suite d’une somme d’interrogations ou bien après une crise économique.

Rouy ne déroge pas à cette règle. Tout a commencé avec la crise de la vache folle. Des femmes d’agriculteurs, réunies au sein de l’association « Actrices nivernaises » remettent très rapidement en question le système agro-industriel. Et le concret suit avec la création du marché du Colibri, le passage au bio de Jean-Paul Loisy, mari de Nadine, qui faisait partie de l’association.

Ce qui m’a le plus réjoui lors de ce reportage, c’est d’avoir rencontré des gens lumineux en accord avec eux-mêmes, qui sont là où ils doivent être, et font ce qu’ils ont à faire. C’est comme cela qu’on se libère d’un système aliénant qui nous transforme en machine à consommer. Leur exemple nous montre que nous pouvons nous libérer des marchés internationaux et que nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destin et que cela se passe d’abord au niveau local.

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© Danièle Boone