La nature, un enjeu trop souvent oublié

Un colloque sur le renard organisé par l’ASPAS, le lynx au programme du prochain congrès des JNE (Association des Journalistes et Écrivains pour la nature et l’écologie) dans les Vosges, et voilà comment est né l’idée de cet édito qui pourra paraître décalé à certains, vu l’actualité politique et la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire.

Et pourtant nous sommes là, au cœur du vivant, un enjeu essentiel mais globalement ignoré par nos gouvernants. Ces prédateurs qui occupent une place capitale dans la chaîne du vivant agitent depuis toujours nos émotions. Les « féroces », les « méchants », les « mangeurs d’hommes », les « dévorateurs de troupeaux », en vérité, les mal-aimés, les indomptables, les images de la variété de la vie, les plus beaux symboles de la liberté, comme dit Yves Paccalet, nous tendent un miroir sans concession pour qui ose regarder l’image en face.

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© Danièle Boone

Jardiner et consommer autrement

Germigny-sur-LoireCe dimanche  21 mai, je vous invite à venir à Germigny-sur-Loire dans la Nièvre où Geneviève Omessa, ma complice de Planète Nièvre, organise une journée pour « jardiner et consommer autrement ». Il y aura un marché bio mais aussi des conférences, de la musique, un atelier nature créatif et… une table ronde sur les secrets de jardiniers animée par moi-même.
Le matin, je guiderai une sortie Faune et Flore avec Pascale Vouaille, une amie et complice naturaliste.

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Le renard à l’honneur à l’université Pierre et Marie Curie

Colloque renardMieux connu, il sera mieux vu. Tel est le pari de l’Aspas, organisatrice de ce colloque consacré au renard. Ne ratez pas ce rendez-vous ce vendredi 12 et ce samedi 13 à l’université Pierre et Marie Curie à Paris.

On y parlera du goupil de manière à la fois bienveillante et réaliste. Gageons que bien des idées reçues tomberont. Le rouquin ne mérite vraiment pas sa réputation de dévoreur de poules qui lui vaut d’être classé sur la liste des nuisibles. La mauvaise foi des chasseurs est sans limite, c’est pourquoi, d’ailleurs, ils s’émeuvent que de plus en plus de paysans ne soient plus chasseurs. Ces derniers découvrent en effet que, finalement, le renard est un auxiliaire formidable notamment en détruisant un nombre incroyable de campagnols! Certains réclament même qu’il soit déclassé de cette liste honteuse. J’espère avoir été convaincante. Alors à demain, pour les parisiens au moins!

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© Danièle Boone

Des fleurs sauvages dans mon jardin

Fleurs sauvagesLa vie animale est entièrement liée à la vie végétale, elles ont co-évolué au fil des millénaires et sont indissociables. Que deviendraient les plus beaux papillons de l’été sans le feuillage de l’ortie pour nourrir leurs chenilles ? Que deviendraient les syrphes ou les coccinelles sans les colonies de pucerons installées sur les plantes relais ? La disparition des plantes sauvages au profit d’une production potagère ou d’espèces horticoles détruit ces fragiles équilibres.

En 1870, François Ayasse, un savant inspiré écrivait une Étude agricole, conseillant d’enchanter la campagne en plantant partout un maximum de fleurs « pour lutter contre les fléaux, les maladies e la stérilité de l’agriculture. » Il avait tout compris mais, hélas, son idée ne fit pas recette !

Brigitte Lapouge-Dejean et Serge Lapouge nous propose donc… de les cultiver. Un paradoxe pour des plantes sauvages, mais rassurez-vous, une fois réintroduites dans votre jardin, vous les laisserez vivre leur vie. Les auteurs nous invitent à découvrir les plantes bio-indicatrices qui nous parlent de notre sols puis celles pour accueillir les insectes et les oiseaux. Et bien sûr, côté pratique, ils nous livrent leurs expériences pour semer, repiquer, planter et récolter leurs graines. Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui aspirent à un jardin naturel plein de vie.

Des fleurs sauvages dans  mon jardin
par Brigitte Lapouge-Dejean et Serge Lapouge
Éditions Terre vivante, 120 pages, 14 € – www.terrevivante.org

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Planète Nièvre : les mardelles de Prémery

Pierre Kaluzny, Danièle BooneLe printemps nous a donné envie de vous faire découvrir les Mardelles de Prémery, une des richesses naturelles de la Nièvre, située au cœur du massif forestier de Prémery. Les mardelles sont des mares forestières. On en compte au moins 57, l’inventaire n’étant pas tout à fait achevé. Grâce aux études de pollen conservé dans la tourbe, nous savons que le site existe depuis 15 000 ans. Il a été classées en réserve naturelle régionale notamment parce que c’est un milieu humide forestier très ancien où les mares se sont constituées de manière naturelle, mais aussi parce que sa richesse en pollen unique en France est très importante du point de vue scientifique. Par ailleurs, le plateau forestier de Prémery se situant sur un point culminant, de nombreux ruisseaux aériens et souterrains en partent pour rejoindre la rivière Nièvre et les captages. Ce classement répond donc aussi à un enjeu sanitaire.

Des espèces rares et protégées, sont sur le site : la cigogne noire, un oiseau migrateur qu’on trouve essentiellement dans les forêts et qui se nourrit de grenouilles, poissons, le triton marbré, un amphibien, la leucorrhine à gros thorax, une grosse libellule et l’osmonde royale, une grande fougère. On y rencontre également des mousses acidiphiles comme la sphaigne et des plantes carnivores comme l’utriculaire citrine.

Christophe Barge, Geneviève Omessa, Pierre Kaluzny et moi même (photo) avons la chance d’avoir eu pour guide sur ce site exceptionnel Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale et agent forestier de l’ONF.

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© Danièle Boone