Protection de la nature : gérer ou ne pas gérer

La nature ne se porte pas bien. Sa protection est nécessaire mais faut-il intervenir ou au contraire laisser faire, c’est la question que posons, Christophe Barge et moi-même, dans notre émission de rentrée sur RCF. Le terme « gérer » recouvre de nombreuses  actions : la restauration des habitats, les réintroductions d’espèces, les réhabilitations de sites naturels, les études, les suivis continus, mais aussi les interventions de type fauche, pâturage, brûlis, taille et aussi la non intervention.

Nous nous sommes rendus sur les coteaux calcaires de Mortier sur la commune de Druy Parigny. Le site de près de 8 ha, domine la Loire et est réputé, notamment, pour ses orchidées. Il a été acheté par la LPO Nièvre (Ligue de protection des oiseaux) en 2004. Mortier fait partie de l’ensemble de terrains en propriété et/ou gérés par l’association, couvrant une superficie globale de plus de 80 ha. Cette visite s’est déroulée en compagnie des naturalistes et administrateurs de la LPO Nièvre, Claude Chapalain et Alain Favrot, ce dernier étant également Vice président de Nature 18.

Un exemple d’intervention somme toute modérée mais on peut aussi protéger sans rien faire, c’est le choix de l’ASPAS (Association de protection des animaux sauvages) avec ses réserves de vie sauvage. Entièrement dédiées à la nature sauvage, ce sont des havres exempts de toute exploitation humaine. J’ai interviewé Marc Giraud, porte parole de l’association.

A la fin de l’émission, nous n’avons pas de réponse claire car ce n’est pas si simple. Il nous semble toutefois, qu’il est urgent de laisser la nature s’exprimer  aussi bien dans les espaces protégés que dans notre jardin.

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© Danièle Boone

Les microbes vus par Marc-André Selosse

Jamais seul« Ce livre est écrit pour renouveler et neutraliser une vision archaïque des microbes » précise l’auteur dans son introduction. Longtemps associés aux infections et autres maladies, cette image négative leur colle encore à la peau. Pourtant aujourd’hui, on sait qu’ils aident les organismes à accomplir des fonctions vitales et variées (nutrition, développement, immunité…), qu’ils influent sur le comportement animal et, à une plus grande échelle, contribuent à façonner les populations, les écosystèmes, les sociétés et leur dynamique d’où le sous-titre de l’ouvrage : les microbes construisent les plantes, les animaux  et les civilisations. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Un sol vivant au jardin

Sol-couvert-foret
Inspirés par l’observation de la nature, notamment le modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes, les adeptes du jardinage sur sol vivant préconisent deux grands principes : non travail du sol et couvert permanent.
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© Danièle Boone

Musaraignes : des lilliputiennes au jardins

MusaraignesToutes les musaraignes ressemblent à des petite souris avec un museau allongé. Là, s’arrête la comparaison. Les musaraignes sont des insectivores et non des rongeurs. Elles rendent donc service aux jardiniers en le débarrassant de bien des indésirables. Leur poids tourne autour de 10 à 12 grammes. Leur nez pointu, particulièrement mobile, est muni de vibrisses bien visibles, toujours en mouvement. Ces organes tactiles leur permettent de savoir en une fraction de seconde à quelle bestiole elles ont affaire, quelle est sa taille et si elle est dangereuse pour elles. Tout arthropode ou larve qui se trouve sur leur chemin est instantanément repéré et croqué.

Les musaraignes ont le privilège de compter parmi elle, la Pachyure étrusque qui pèse entre 1,3 et 2 grammes. Dans sa catégorie poids plume, elle ne connaît qu’une rivale, une petite chauve-souris de Thaïlande qui pèse elle-aussi moins de 2 grammes. Vu que leur morphologie est différente, il est difficile d’établir laquelle des deux mérite le titre de plus petit mammifère du monde. Elles l’ont donc reçu conjointement.

Les musaraignes ont développé des adaptations tout à fait étonnantes. Pour faire face aux frimas, celles des genre Sorex et Neomys voient rétrécir un certain nombre de leurs organes, le foie, les reins et même le cerveau. Pour économiser leur énergie, les Crocidures peuvent entrer en torpeur  et abaisser leur température corporelle à 18 °C pendant quelques heures puis revenir progressivement à 35° C, leur température habituelle. Cela leur permet de résister notamment aux périodes de pénurie alimentaire ainsi qu’aux périodes froides ou aux moment les plus chauds. Et ces dernières font du « caravaning » avec leurs enfants !

Mais pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article paru dans les 4 saisons du jardin bio n° 225, juillet-août 2017, 6,60 €, actuellement en kiosque. Les photos sont de Georges Abadie.

© Danièle Boone

 

 

Les jardins s’exposent au Grand Palais

Cézanne
Havres de couleurs et parcelles d’éternité, les jardins sont à la mode. Ils s’exposent au Grand-Palais. J’ai profité d’une courte escale à Paris pour une visite entre deux trains. Si ce n’est déjà fait, courez-y avant le 26 juillet. A la croisée de la peinture, de la photographie et des sciences, cette exposition retrace six siècles de création autour du jardin. La balade vaut le détour. ☞ lire la suite

© Danièle Boone