L’empereur, un film de Luc Jacquet

Le dernier film de Luc Jacquet vient de sortir sur les écrans. C’est un film absolument superbe. On prend un immense plaisir à voir ces images sublimes. Mais pourtant, je suis restée sur ma faim. On sait tout de la biologie de ce manchot, mais, finalement, on ne sait rien sur sa vie. Quels autres animaux côtoie-t-il ? Qui sont ses prédateurs ? Quelles menaces pèsent sur lui ? C’est d’autant plus surprenant que ce film a été impulsé par la mission scientifique Antarctica. Je vous conseille néanmoins d’aller le voir, pour le plaisir de la belle image. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Planète Nièvre : les poulaillers industriels et autres

La France est le premier producteur européen de volailles, avec 847 millions de poulets de chair en 2015. Malgré tout 40 % du poulet consommé en France sont importés notamment pour la restauration collective (cantine scolaire, chaines de fast food, etc.) et cette consommation s’approvisionne à 80% en provenance d’élevages industriels intensifs. Qu’en est-il dans la Nièvre ?

Qu’est ce que l’élevage industriel ? Ses nuisances sur la santé humaine et sur l’environnement ? Comment y vivent les poulets ? Peut-on parler de maltraitance animale ? Pourquoi de nouveaux projets apparaissent sans cesse ? Autant de questions auxquelles l’équipe de Planète Nièvre dont, comme vous le savez, je fais partie, tente de répondre. Nous avons pour cela rencontrer Éric Bertrand, président de la Chambre d’Agriculture de la Nièvre et Denis Sanchez, éleveur de volailles fermières.

Il existe heureusement un autre modèle d’élevage avicole, celui de l’agriculture paysanne. Les volailles sont élevées en plein air. La qualité est au rendez-vous. La vente est souvent directe. Ces élevages à taille humaine, ont souvent un atelier de tueries intégré, ce qui évite le transport des poulets, l’une des principales cause du stress des animaux et de propagation des maladies, type grippe aviaire.

Consommer moins mais mieux, tel est le choix que peut faire tout consommateur pour sa santé, pour une agriculture qui fait vivre les paysans, pour atténuer les nuisances environnementales, pour une qualité gustative, pour le bien être des animaux, pour baisser le gaspillage des ressources, pour limiter les pandémies comme la grippe aviaire, pour les liens retrouvés entre producteur et consommateurs.

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© Danièle Boone

Tambourinage chez les pics

Pic épeiche
En ce moment, les pics tambourinent. lorsqu’on se promène, si on ne connait pas, on ne peut que ce demander qu’elle est cette salve rapide et sonore qui raisonne dans la campagne et les bois. De fait, ces oiseaux la produisent tout à fait intentionnellement contre un tronc sec, une branche morte ou parfois un poteau ou une pièce de métal. Ces percussionnistes hors pair, signalent ainsi leur présence à leurs rivaux et… à leur belle car la drague chez les pics se fait au roulement de tambour. ☞ lire la suite

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Chasseurs : tout est vraiment permis!

Il y a quelques jours, un membre d’une association nature à laquelle j’appartiens me faisait part d’un article paru sur le site de la fédération de chasse. Dans cet article, les chasseurs se vantent d’avoir obtenu tout ce qu’ils voulaient lors de l’entretien qu’ils ont eu avec Ségolène Royale. Et cet article ne mentionne pas le fait que, le 25 janvier,  Ségolène a déclaré à l’Assemblée nationale que  les oies pourront être chassées dix jours de plus après après la fermeture officielle de cette chasse (31 janvier) !

Hier, j’étais à un séminaire de travail à Orléans en vue de la mise en place de l’agence régionale de la biodiversité (ARB). Lors d’un atelier où il nous était demandé de donner des exemples d’échanges qui fonctionnent bien entre les différents acteurs et d’autres qui, à notre avis, ne fonctionnaient pas bien, j’ai cité, pour le deuxième volet, l’exemple des fédérations de chasse avec lesquelles il était totalement inconcevable de remettre en cause le concept de « nuisibles », un concept pourtant fondamentalement en opposition avec celui de biodiversité. Quelques bonnes âmes m’ont répondu que les chasseurs participaient au maintien de la biodiversité en entretenant le paysages, maintenant les haies, etc.. et qu’on discutait avec eux. Je connais bien ce discours qui a l’art de me faire sortir de mes gonds. Bien, soyons donc des bisounours et laissons massacrer les renards, les fouines, les martres, etc… lesquels, en tant que prédateurs, jouent pourtant un rôle essentiel dans la chaîne alimentaire et donc, dans la biodiversité. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Benoît Hamon au delà de la victoire

Benoit HamonBenoît Hamon est arrivé en tête, largement, avec 58,65 % des voix. Avez-vous lu son programme ? Sa victoire montre ce que souhaite un grand nombre d’entre nous. Il rompt avec le discours dominant et propose une autre vision de notre société dans le partage et dans le respect de la nature. Ses positions sont courageuses et réalistes. Il propose notamment d’indexer les robots qui participent de la perte d’emplois, ouah…! Cela a l’air d’un détail mais ce n’est pas un détail, c’est toute la philosophie industrielle qu’il remet ainsi en cause. Il propose aussi d’inventer une société où l’accomplissement n’est pas dans le travail et, j’ajouterai, dans la consommation. Une utopie ? Va savoir ?  Mais surtout, il réfute l’idée de cette peur de l’autre, de perdre son emploi, etc. savamment orchestrée pour nous faire accepter n’importe quoi. Arrivera-t-il à fédérer une majorité de français ? Bien sûr, vous l’aurez compris, je l’espère. En tout cas, quoiqu’il arrive, sa présence dans la campagne électorale en rehaussera assurément le niveau. Avec Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, la justice sociale, l’écologie et une démocratie renouvelée auront toute leur place dans les débats.

© Danièle Boone