Chasseurs : tout est vraiment permis!

Il y a quelques jours, un membre d’une association nature à laquelle j’appartiens me faisait part d’un article paru sur le site de la fédération de chasse. Dans cet article, les chasseurs se vantent d’avoir obtenu tout ce qu’ils voulaient lors de l’entretien qu’ils ont eu avec Ségolène Royale. Et cet article ne mentionne pas le fait que, le 25 janvier,  Ségolène a déclaré à l’Assemblée nationale que  les oies pourront être chassées dix jours de plus après après la fermeture officielle de cette chasse (31 janvier) !

Hier, j’étais à un séminaire de travail à Orléans en vue de la mise en place de l’agence régionale de la biodiversité (ARB). Lors d’un atelier où il nous était demandé de donner des exemples d’échanges qui fonctionnent bien entre les différents acteurs et d’autres qui, à notre avis, ne fonctionnaient pas bien, j’ai cité, pour le deuxième volet, l’exemple des fédérations de chasse avec lesquelles il était totalement inconcevable de remettre en cause le concept de « nuisibles », un concept pourtant fondamentalement en opposition avec celui de biodiversité. Quelques bonnes âmes m’ont répondu que les chasseurs participaient au maintien de la biodiversité en entretenant le paysages, maintenant les haies, etc.. et qu’on discutait avec eux. Je connais bien ce discours qui a l’art de me faire sortir de mes gonds. Bien, soyons donc des bisounours et laissons massacrer les renards, les fouines, les martres, etc… lesquels, en tant que prédateurs, jouent pourtant un rôle essentiel dans la chaîne alimentaire et donc, dans la biodiversité. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

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