Archives pour la catégorie Faune

Foulques macroules

Foulque macroulle
Si, en ce moment, vous vous promenez auprès des étangs, vous reconnaîtrez facilement les groupes de foulques macroules parmi les canards. Ces oiseaux noirs arborent un bec crayeux prolongé d’une plaque frontale blanche. Les foulques sont assez nombreuses. Ce qui est étonnant c’est de penser qu’elles étaient peu nombreuses au début du XXème siècle. Mais cette espèce polyvalente qui n’est pas chassée s’est bien adaptée aux activités humaines. On la trouve aussi bien en pleine campagne que dans les parcs urbains. Elle se nourrit d’algues, de petits crustacés ou du pain destiné aux canards par les humains. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Musaraignes : des lilliputiennes au jardins

MusaraignesToutes les musaraignes ressemblent à des petite souris avec un museau allongé. Là, s’arrête la comparaison. Les musaraignes sont des insectivores et non des rongeurs. Elles rendent donc service aux jardiniers en le débarrassant de bien des indésirables. Leur poids tourne autour de 10 à 12 grammes. Leur nez pointu, particulièrement mobile, est muni de vibrisses bien visibles, toujours en mouvement. Ces organes tactiles leur permettent de savoir en une fraction de seconde à quelle bestiole elles ont affaire, quelle est sa taille et si elle est dangereuse pour elles. Tout arthropode ou larve qui se trouve sur leur chemin est instantanément repéré et croqué.

Les musaraignes ont le privilège de compter parmi elle, la Pachyure étrusque qui pèse entre 1,3 et 2 grammes. Dans sa catégorie poids plume, elle ne connaît qu’une rivale, une petite chauve-souris de Thaïlande qui pèse elle-aussi moins de 2 grammes. Vu que leur morphologie est différente, il est difficile d’établir laquelle des deux mérite le titre de plus petit mammifère du monde. Elles l’ont donc reçu conjointement.

Les musaraignes ont développé des adaptations tout à fait étonnantes. Pour faire face aux frimas, celles des genre Sorex et Neomys voient rétrécir un certain nombre de leurs organes, le foie, les reins et même le cerveau. Pour économiser leur énergie, les Crocidures peuvent entrer en torpeur  et abaisser leur température corporelle à 18 °C pendant quelques heures puis revenir progressivement à 35° C, leur température habituelle. Cela leur permet de résister notamment aux périodes de pénurie alimentaire ainsi qu’aux périodes froides ou aux moment les plus chauds. Et ces dernières font du « caravaning » avec leurs enfants !

Mais pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article paru dans les 4 saisons du jardin bio n° 225, juillet-août 2017, 6,60 €, actuellement en kiosque. Les photos sont de Georges Abadie.

© Danièle Boone

 

 

Renard, notre beau rouquin

Renard

Dessin de Krapo extrait de Fantastique Renard, mini bande dessinée éditée par l’ASPAS à l’occasion du colloque renard

Croiser un renard dans le petit matin est un des plus beaux cadeaux de bienvenue de la nature. Mais cet animal a la réputation d’être un dévoreur de poules alors on ne l’aime pas et on le pourchasse 365 jours et nuits par an ! Classé nuisible, enfin maintenant on dit « animal susceptible d’occasionner des dégâts », on peut le tirer, le piéger ou encore le déterrer. Quelques 500 000 renards sont détruits chaque année. Le colloque organisé par l’Aspas les 12 et 13 juin était vraiment remarquable. Il s’est terminé avec « le Clan des Renards »,  un très joli documentaire de Anne et Érik Lapied. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

La nature, un enjeu trop souvent oublié

Un colloque sur le renard organisé par l’ASPAS, le lynx au programme du prochain congrès des JNE (Association des Journalistes et Écrivains pour la nature et l’écologie) dans les Vosges, et voilà comment est né l’idée de cet édito qui pourra paraître décalé à certains, vu l’actualité politique et la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire.

Et pourtant nous sommes là, au cœur du vivant, un enjeu essentiel mais globalement ignoré par nos gouvernants. Ces prédateurs qui occupent une place capitale dans la chaîne du vivant agitent depuis toujours nos émotions. Les « féroces », les « méchants », les « mangeurs d’hommes », les « dévorateurs de troupeaux », en vérité, les mal-aimés, les indomptables, les images de la variété de la vie, les plus beaux symboles de la liberté, comme dit Yves Paccalet, nous tendent un miroir sans concession pour qui ose regarder l’image en face.

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© Danièle Boone

Le renard à l’honneur à l’université Pierre et Marie Curie

Colloque renardMieux connu, il sera mieux vu. Tel est le pari de l’Aspas, organisatrice de ce colloque consacré au renard. Ne ratez pas ce rendez-vous ce vendredi 12 et ce samedi 13 à l’université Pierre et Marie Curie à Paris.

On y parlera du goupil de manière à la fois bienveillante et réaliste. Gageons que bien des idées reçues tomberont. Le rouquin ne mérite vraiment pas sa réputation de dévoreur de poules qui lui vaut d’être classé sur la liste des nuisibles. La mauvaise foi des chasseurs est sans limite, c’est pourquoi, d’ailleurs, ils s’émeuvent que de plus en plus de paysans ne soient plus chasseurs. Ces derniers découvrent en effet que, finalement, le renard est un auxiliaire formidable notamment en détruisant un nombre incroyable de campagnols! Certains réclament même qu’il soit déclassé de cette liste honteuse. J’espère avoir été convaincante. Alors à demain, pour les parisiens au moins!

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© Danièle Boone