Archives pour la catégorie Faune

Tambourinage chez les pics

Pic épeiche
En ce moment, les pics tambourinent. lorsqu’on se promène, si on ne connait pas, on ne peut que ce demander qu’elle est cette salve rapide et sonore qui raisonne dans la campagne et les bois. De fait, ces oiseaux la produisent tout à fait intentionnellement contre un tronc sec, une branche morte ou parfois un poteau ou une pièce de métal. Ces percussionnistes hors pair, signalent ainsi leur présence à leurs rivaux et… à leur belle car la drague chez les pics se fait au roulement de tambour. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Les oiseaux de la mangeoire

Mésanges à la mangeoire

Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.

© Danièle Boone

Rougegorge

Rougegorge familierSaviez-vous qu’en Angleterre, le rougegorge est le symbole de Noël. Il décore les cartes de vœux et les papiers cadeau. Une légende dit que la tache qui orne sa poitrine serait une goutte du sang du Christ car l’oiseau lui aurait rendu visite sur la croix.

Le rougegorge familier doit son nom à son aisance à fréquenter les humains. Le jardinier le sait bien. L’oiseau est là, tout près, dès fois qu’un repas sautillant, genre ver de terre ou coléoptères, sorte de terre. Cette attitude viendrait du temps où les rougegorges vivaient essentiellement en forêt et dénichaient leur nourriture auprès des sangliers ou des cerfs qui remuent fréquemment le sol. Il y a toujours à glaner dans ces travaux de terrassement et le jardinier que nous sommes est lui aussi un gros mammifère qui remue la terre. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

La saison de la chasse est repartie

Fini la quiétude ! Ce dimanche c’est l’ouverture de la chasse  dans  la moitié sud de la France et dimanche prochain pour la moitié nord. Seuls 8 départements dont le mien attendront le 25 septembre pour reprendre ce dangereux loisir. A cette occasion, l’Aspas (Association de sauvegarde et de protection des animaux sauvages) « sort ses cartouches » en diffusant dix vérités concernant la pratique de la chasse au rythme d’une par jour. Les deux premières sont en ligne : « une balle de chasse peut tuer à 3 km » et « chasser bourré, c’est légal. »

Pour éviter des accidents tragiques chaque année, pour la sécurité des non-chasseurs, l’ASPAS exige depuis 20 ans que la loi soit modifiée et que soit instaurée une trêve de la chasse le dimanche, uniformément sur l’ensemble du territoire, comme cela se pratique chez nombre de nos voisins européens. Les chasseurs refusent obstinément pourtant ils ne sont plus qu’un million en France, un nombre bien inférieur à celui des randonneurs et des chercheurs de champignons. Ceux-ci risquent leur vie alors que leur loisir est bien innocent! L’Aspas rappelle pour l’occasion qu’aucune autre activité de plein air que la chasse ne pose un tel problème de sécurité publique. C’est le seul loisir qui mette en danger des non-pratiquants : chaque année, 10 à 20 % des personnes blessées ou tuées à la chasse sont des non-chasseurs !

Pour en savoir plus : www.aspas-nature.org
A lire également « les médias et la chasse  vers plus de transparence« ,  l’édito de Marc Giraud, porte-parole de l’Aspas sur le site des JNE. Son livre « Comment se promener dans les bois sans se faire tirer dessus » vient d’être réédité chez Marabout (6,50 €)

© Danièle Boone

Plaisirs d’été au jardin

PollinisateurL’été mon jardin naturel est toujours propice à de nombreuses observations. Cette année, un accident sur un chantier de restauration d’un muret en pierres sèches m’a forcée au repos et donc à être encore plus contemplative. Et bien sûr, je n’ai pas résisté à faire ces quelques photos que je partage aujourd’hui avec vous. ☞ lire la suite

© Danièle Boone