Archives pour la catégorie Faune

Renard, notre beau rouquin

Renard

Dessin de Krapo extrait de Fantastique Renard, mini bande dessinée éditée par l’ASPAS à l’occasion du colloque renard

Croiser un renard dans le petit matin est un des plus beaux cadeaux de bienvenue de la nature. Mais cet animal a la réputation d’être un dévoreur de poules alors on ne l’aime pas et on le pourchasse 365 jours et nuits par an ! Classé nuisible, enfin maintenant on dit « animal susceptible d’occasionner des dégâts », on peut le tirer, le piéger ou encore le déterrer. Quelques 500 000 renards sont détruits chaque année. Le colloque organisé par l’Aspas les 12 et 13 juin était vraiment remarquable. Il s’est terminé avec « le Clan des Renards »,  un très joli documentaire de Anne et Érik Lapied. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

La nature, un enjeu trop souvent oublié

Un colloque sur le renard organisé par l’ASPAS, le lynx au programme du prochain congrès des JNE (Association des Journalistes et Écrivains pour la nature et l’écologie) dans les Vosges, et voilà comment est né l’idée de cet édito qui pourra paraître décalé à certains, vu l’actualité politique et la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire.

Et pourtant nous sommes là, au cœur du vivant, un enjeu essentiel mais globalement ignoré par nos gouvernants. Ces prédateurs qui occupent une place capitale dans la chaîne du vivant agitent depuis toujours nos émotions. Les « féroces », les « méchants », les « mangeurs d’hommes », les « dévorateurs de troupeaux », en vérité, les mal-aimés, les indomptables, les images de la variété de la vie, les plus beaux symboles de la liberté, comme dit Yves Paccalet, nous tendent un miroir sans concession pour qui ose regarder l’image en face.

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© Danièle Boone

Le renard à l’honneur à l’université Pierre et Marie Curie

Colloque renardMieux connu, il sera mieux vu. Tel est le pari de l’Aspas, organisatrice de ce colloque consacré au renard. Ne ratez pas ce rendez-vous ce vendredi 12 et ce samedi 13 à l’université Pierre et Marie Curie à Paris.

On y parlera du goupil de manière à la fois bienveillante et réaliste. Gageons que bien des idées reçues tomberont. Le rouquin ne mérite vraiment pas sa réputation de dévoreur de poules qui lui vaut d’être classé sur la liste des nuisibles. La mauvaise foi des chasseurs est sans limite, c’est pourquoi, d’ailleurs, ils s’émeuvent que de plus en plus de paysans ne soient plus chasseurs. Ces derniers découvrent en effet que, finalement, le renard est un auxiliaire formidable notamment en détruisant un nombre incroyable de campagnols! Certains réclament même qu’il soit déclassé de cette liste honteuse. J’espère avoir été convaincante. Alors à demain, pour les parisiens au moins!

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© Danièle Boone

Tambourinage chez les pics

Pic épeiche
En ce moment, les pics tambourinent. lorsqu’on se promène, si on ne connait pas, on ne peut que ce demander qu’elle est cette salve rapide et sonore qui raisonne dans la campagne et les bois. De fait, ces oiseaux la produisent tout à fait intentionnellement contre un tronc sec, une branche morte ou parfois un poteau ou une pièce de métal. Ces percussionnistes hors pair, signalent ainsi leur présence à leurs rivaux et… à leur belle car la drague chez les pics se fait au roulement de tambour. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Les oiseaux de la mangeoire

Mésanges à la mangeoire

Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.

© Danièle Boone