Archives pour la catégorie Jardin

Des fleurs sauvages dans mon jardin

Fleurs sauvagesLa vie animale est entièrement liée à la vie végétale, elles ont co-évolué au fil des millénaires et sont indissociables. Que deviendraient les plus beaux papillons de l’été sans le feuillage de l’ortie pour nourrir leurs chenilles ? Que deviendraient les syrphes ou les coccinelles sans les colonies de pucerons installées sur les plantes relais ? La disparition des plantes sauvages au profit d’une production potagère ou d’espèces horticoles détruit ces fragiles équilibres.

En 1870, François Ayasse, un savant inspiré écrivait une Étude agricole, conseillant d’enchanter la campagne en plantant partout un maximum de fleurs « pour lutter contre les fléaux, les maladies e la stérilité de l’agriculture. » Il avait tout compris mais, hélas, son idée ne fit pas recette !

Brigitte Lapouge-Dejean et Serge Lapouge nous propose donc… de les cultiver. Un paradoxe pour des plantes sauvages, mais rassurez-vous, une fois réintroduites dans votre jardin, vous les laisserez vivre leur vie. Les auteurs nous invitent à découvrir les plantes bio-indicatrices qui nous parlent de notre sols puis celles pour accueillir les insectes et les oiseaux. Et bien sûr, côté pratique, ils nous livrent leurs expériences pour semer, repiquer, planter et récolter leurs graines. Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui aspirent à un jardin naturel plein de vie.

Des fleurs sauvages dans  mon jardin
par Brigitte Lapouge-Dejean et Serge Lapouge
Éditions Terre vivante, 120 pages, 14 € – www.terrevivante.org

© Danièle Boone

L’éveil de la permaculture de Adrien Bellay

jardin mené en permacultureEt si la révolution s’inspirait de la nature ? Tel est le sous-titre de ce documentaire de Adrien Bellay sur la permaculture. Cette dernière n’est pas simplement une méthode de culture. C’est un projet de vie, du bons sens organisé. La permaculture est devenue une façon de faire bouger le monde, une alternative à une société hors-sol, un mouvement en marche international. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Planète Nièvre : sol vivant

Pour cette nouvelle émission de Planète Nièvre, nous abordons du sol vivant, un sujet passionnant. Nous avons rencontré Arnaud Bayle au jardin refuge de  l’Adater  dont j’ai déjà parlé sur ce blog, Yann Labuche de Terre d’Humus ainsi que Alain Krebs, chef de culture et président du groupe Magellan qui rassemble 29 agriculteurs qui travaillent et expérimentent les techniques de semis sous couvert permanent ou annuel dans le but de réduire l’utilisation des engrais et des herbicides.

La réflexion de tous ces « expérimentateurs » part de l’observation du modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes. Cette vie du sol crée la fertilité nécessaire aux plantes. Par ailleurs, les végétaux créent via la photosynthèse de la matière organique qui va être décomposées par des organismes vivants, des microbes, des champignons, des bactéries.  Ce processus crée l’humus, mais permet aussi de recycler l’azote pour le rendre assimilable aux plantes. Les racines jouent un rôle primordial : elles aèrent le sol et sécrètent des composés organiques qui seront assimilés par les organismes du sol en particulier les champignons.

Un sol vivant est également un sol qui a une capacité de rétention d’eau et qui donc, est capable de fournir de l’eau quand on le voit plus en apparence. Il y a encore au sein des agrégats de l’eau que les racines vont pouvoir intercepter. Le sol vivant se pratique aussi bien sur des petites surfaces comme nos jardins que dans les grandes exploitations céréalières.

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© Danièle Boone

La permaculture : une abondance naturelle

PermacultureVoilà revenu le temps du jardin. A chaque printemps, c’est un nouveau défi pour le jardinier. Comment faire, que changer pour que les récoltes soient meilleures. En quelques années, la permaculture s’est imposée à tous ceux qui cherchent une approche différente, moins dépendante du pétrole, plus résiliente pour l’environnement. Et le plus souvent cette méthode donne des résultats étonnants même sur de petites parcelles.  ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Les oiseaux de la mangeoire

Mésanges à la mangeoire

Chaque hiver, la mise en place des mangeoires ramène le ballet des oiseaux au jardin. C’est toujours un grand spectacle. Cette année, ils sont là mais avec une baisse d’environs 60 %. Habituellement, les mangeoires étaient vides en fin de matinée, là, le soir, il reste encore des graines. La même constatation a été faite dans d’autres jardins. C’est terrifiant de voir à quelle vitesse va la perte de biodiversité. Malgré ces signaux d’alarme visibles à l’œil nu, l’inconscience collective et l’utilisation des produits phytosanitaires assassins perdurent. Quelquefois, je me dis que Rachel Carson, l’auteure de « un printemps silencieux », avait raison. Son livre publié en 1960 était peut-être bien prémonitoire. Alors mon impuissance me remplit de tristesse, voire de désespoir.

© Danièle Boone