Archives pour la catégorie Rencontres

Nicole Aussedat s’en est allée

Elle n’était pas connue du grand public et pourtant c’était une grande dame, toujours en lutte, généreuse, attentive à l’autre, valorisant l’autre. Elle nous a quitté ce 5 mars emportée par une crise cardiaque à 63 ans comme son père, comme son frère, une fatalité familiale, une certaine forme d’injustice, enfin c’est comme ça que moi, pauvre petit être vivant, le ressent.

Après avoir été l’une des animatrices de la campagne présidentielle de Brice Lalonde en 1981, Nicole avait longtemps travaillé pour les Amis de la Terre. Elle défendait tout particulièrement le monde marin. Cette passion est née lors d’un tour du monde en bateau qui l’avait conduite sur l’île de Saint Barthélémy où elle avait créé une réserve naturelle marine. Ces dernières années, elle était chargée de mission au sein de la fondation américaine Pew Charitable Trusts qui avait ses bureaux à la Maison des Océans à Paris. C’était la seule lobbyiste, pour la bonne cause, que je connaissais. Une de ses dernières victoire : l’interdiction de la pêche électrique votée par le parlement européen en janvier 2018. A cette occasion, elle m’avait envoyé un mail rayonnant de joie. Nicole, tous les océans et leurs habitants te pleurent et moi aussi.

© Danièle Boone

Tchernobyl – trente ans !

Natalia Manzurova
L’accident de Tchernobyl a eu lieu il y a exactement trente ans aujourd’hui et Fukushima, il y a cinq ans. Tous deux sont classés au niveau 7, le pire. En 1957, il y avait eu Maïak en Russie classé au niveau 6. Qu’en avons-nous retenu ? Pas grand chose à vrai dire. Un autre accident va forcément survenir, peut-être chez nous. Et nous serons sans doute aussi démuni face à l’horreur. Récemment, j’ai rencontré deux femmes, Natalia Manzurova, liquidatrice à Tchernobyl, et Nadezhda Kutepova, fondatrice et présidente de l’association « Planète des espoirs » lors d’un petit déjeuner organisé par les JNE, mon association des Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie à l’initiative de Pascale d’Erm, une consœur qui travaille notamment sur l’écologie et les femmes. C’était très intense. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Visite au Monastère de Solan

La forêt du Monastère de Solan représente 40% du domaine © Danièle Boone

Dans le village gardois de la Bastide-d’Engras, les sœurs du monastère orthodoxe de Solan vivent entre prière, nature et travail de la terre. Elles gèrent leur domaine de 60 hectares en mode biologique. « L’écologie est une révolte contre le principe de mort, c’est un ‘non’ en réponse à la criminalité du siècle », affirme Mère Hypandia. « L’agrobiologie est respectueuse de l’intégrité de la terre, poursuit le Père Placide Deseille, fondateur du monastère. Elle l’aide à donner le meilleur d’elle-même avec des produits bénéfiques à la santé non seulement de ceux qui s’en nourrissent mais aussi de tous les animaux qui vivent là. » Nous avons été accueilli par le chant des rouge-gorges et des pinsons. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

La forêt jardin de Martin Crawford


Il existe une forêt où les plantes comestibles foisonnent. Il suffit de se baisser pour cueillir ses salades et légumes ou de lever le bras pour s’offrir des fruits. L’homme y retrouve son instinct de cueilleur… Ce n’est pas un récit imaginaire. C’est la forêt jardin que Martin Crawford a créé à Dartington, dans le Devon, en Angleterre.
lire la suite

© Danièle Boone

Le safran d’Antoinette

Du safran en Berry, cela n’a rien d’exotique. Cette épice est cultivée en France depuis le XIème siècle pour connaître une apogée du XVème au XVIIème siècle. Sa culture décline au XIXème siècle et disparaît dans les années 1900. Depuis quelques années, les safranières renaissent comme à Ourouer les Bourdelins, un village de la vallée de Germigny dans le Cher où Virginie Roger bichonne en bio son « or rouge ».
lire la suite

© Danièle Boone