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Planète Nièvre : la permaculture, la voie vers la transition

La permaculture est une philosophie de vie qui vise à créer un monde durable. Dans permaculture, il y a le mot permanence donc un monde qui soit un peu autonome et qui s’inspire du fonctionnement de la nature. La permaculture a de nombreuses applications au jardin mais elle s’applique aussi à tous les domaines de la vie. Elle peut concerner notre façon de produire de la nourriture aussi bien que notre façon d’habiter, de nous déplacer, de nous chauffer, de nous soigner, d’enseigner, etc. Nous avons décider de consacrer notre émission à ce thème. Pour cela, nous avons rencontrer plusieurs nivernais déjà en route :
• Carine Mayo, auteur de deux livres sur la permaculture (éditions Terre Vivante). Elle mène un jardin en s’inspirant de la permaculture non loin de Corbigny
• Rosine Trilli, aide soignante, à la retraite. Elle vit à Suilly-la-Tour avec son mari selon les principes de la permaculture : grand jardin, serre, autonomie en eau, maison en paille et ossature bois en auto-construction.
• Xavier Kandel, de la société Aquatiris, spécialisée en assainissement par phytoépuration à Saint Vérain
• Anne Piélot, enseignante. Elle a restauré de manière écologique une vieille maison à Saint Vérain : poêle de masse autoconstruit, cuve de récupération d’eau de pluie qui alimente les toilettes et le lave-linge et phytoépuration
• Laurie Saulnier, chargée de Prévention Déchets à la Communauté de Communes Loire, Nièvres et Bertranges pour la recyclerie de La Charité-sur-Loire
• James Nibloe, professeur d’anglais à Nevers, initiateur de 3 fêtes de l’abondance à La Marche et du repair café de La Charité sur Loire
• Marion Bertin, animatrice pour l’office centrale de la coopération à l’école qui a autoconstruit sa maison en paille à Montigny-les-Amognes en faisant appel à des chantiers participatifs

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© Danièle Boone

On a 20 ans pour changer le monde

Le film de Hélène Médigue qui sera en salle ce mercredi 11 avril s’ouvre sur un paysage classique de l’agriculture industrielle. « Dans des endroits comme ça, tu te poses des questions, constate Xavier Mathias, maraîcher bio. Comment on a glisser ? Comment un projet de société nous échappe ? Comment on laisse faire les choses ? Qu’est-ce qui s’est produit ? » Dans cette phase de constatation, interviennent plusieurs personnalités, les Bourguignons qui parlent de sols fertilisés mais qui ne sont plus fertiles, Philippe Desbrosses qui ose le terme de décapitalisation, Francis hallé qui déplore la catastrophe et qui souhaite que si certains agriculteurs ne veulent pas changer qu’au moins ils laissent les autres changer. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

 

Ça chauffe pour la planète – 60 dessins de presse

PlaneteOn ne sait pas si on doit rire ou pleurer ! Rire bien sûr au talent des dessinateurs qui traitent du réchauffement climatique. Humour souvent caustique comme ce dessin du regretté Tignous « On va manquer d’eau » – « Faut la garder pour la vigne ! » ou celui de Mix et Remis « On est en retard sur le programme » – « Tu veux dire : en avance sur la fin du monde ?! » Et là, je ne donne que les textes !

 Dans la préface, Yann Arthus-Bertrand emprunte le ton provocateur des écolos-anarchistes des années 1970 pour faire l’histoire des lanceurs d’alerte. Il cite 1972, année de la parution de la Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde » soutenu par le Professeur Choron ainsi que d’un numéro spécial du Nouvel Obs tiré à 200 000 exemplaires, « La dernière chance de la Terre ». Mais le constat est là ! Depuis 46 ans, personne n’a jamais voulu les entendre. « Si Reiser, le Professeur Choron, Gébé, Tignous, Wolinski, Cabu, Honoré ou Charb étaient encore là, ils nous engueuleraient » conclue Yann Arthus-Bertrand. Et ils auraient raison.

On doit ce livre qui rassemble 60 dessins de presse internationaux à « Cartooning for Peace », un réseau de 162 dessinateurs du monde entier engagés à promouvoir la liberté d’expression, les droits de l’homme et le respect mutuel entre des population de différentes cultures ou croyance par le langage universel  du dessin de presse. Créé en 2006 par Plantu, il a pour président d’honneur Kofi Annan, prix Nobel de la paix et ancien secrétaire général des Nations Unies.

Éditions Gallimard, Collection Cartooning for peace, 120 pages, 10 €

© Danièle Boone

Alain Pontopiddan et les arbres libres

Alain Pontopiddan est un inconditionnel des arbres. Dans ce livre paru aux éditions MABD (Mouvement de l’agriculture biodynamique), il commence par parler de leur beauté tout en affirmant qu’il s’agit d’un livre technique, dont le sujet est la taille des arbres. Bien sûr, il ne prône que celle qui respecte leur beauté naturelle, l’antithèse de la taille de domination de l’arbre par l’homme qui parfois semble prendre beaucoup de plaisir à élaguer, contraindre. Alain est un des pères de la taille douce. Il a constaté au fil des ans qu’un arbre avait finalement très peu besoin de taille. Il sait se conduire lui-même. Un arbre mis en beauté va produire plus de fruits, plus beaux, s’émerveille-t-il. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Planète Nièvre : Éoliennes

L’éolien a la faveur de nos gouvernants comme en témoigne la loi de transition énergétique de juillet 2015. Du coup, l’électricité du vent, largement subventionnée, attire les industriels qui viennent de toute l’Europe monter des projets dans l’hexagone y compris dans la Nièvre. Des projets éoliens sortent de terre un peu partout dans la Nièvre. Cette effervescence dans un département peu venté, est-elle justifiée ? Les opposants dénoncent une atteinte aux paysages qui pourraient faire fuir les touristes, un impact négatif sur la faune et la nature et des nuisances au quotidien, bruit, infrasons perturbant la santé, notamment le sommeil. Et si la solution était dans les projets citoyens ? La transition énergétique exige un tel changement des productions et des usages qu’elle ne peut être acceptable qu’avec l’adhésion du plus grand nombre. Des exemples de parcs éoliens citoyens comme « Ailes des Crêtes » dans les Ardennes ou « Semer des tilleuls » dans l’Indre existent. Les bénéfices sont réinvestis au niveau local notamment pour lutter contre la précarité énergétique et baisser les impôts locaux. Aujourd’hui, le progrès n’est plus de pouvoir allumer la lumière mais de prendre part à sa production.

Nous avons rencontré, Alain Chasseuil du VARNE, Association de Valorisation des Actions de Recherche Nivernaises pour l’Environnement, Agnès Devoucoux, maire de Saint Germain des Bois et présidente de l’Association pour la défense et le développement du Haut Nivernais et Guy Sarrano, maire de Saint Agnan et membre de l’association MorVent en colère

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© Danièle Boone