Archives pour la catégorie Voir, lire, écouter

Planète Nièvre : La centrale nucléaire de Belleville

Centrale de Belleville sur LoireLa centrale nucléaire de Belleville sur Loire située dans le département du Cher à la limite des départements de la Nièvre et du Loiret a été récemment mise sous surveillance renforcée par l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) une procédure très rare et inquiétante. Elle possède deux unités de production de 1300 MW chacune, mises en service respectivement en 1987 et 1988, cela fait donc trente ans. Sa production permet l’autosuffisance en électricité de la région Centre-Val-de-Loire mais à quel prix ?

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© Danièle Boone

Fabrice Nicolino écrit une lettre sur la bouffe industrielle à une petiote de 3 ans

Quand Fabrice Nicolino s’adresse à une poussinette de 3 ans qui ne sait pas encore lire pour lui raconter « l’abominable histoire de la bouffe industrielle » cela donne un ouvrage plein de verve et très documenté qui devrait convaincre les plus sceptiques. Cette petiote qui pourrait être leur fille ou petite fille a reçu en héritage le lourd fardeau de l’inconséquence de ces quelques boulimiques d’argent qui s’en mettent plein les poches et qui n’en n’ont jamais assez. Certes, pour pouvoir comprendre, il lui « faudra manger beaucoup de soupe, en priant le Bon Dieu et ses saints qu’elle ne soit pas farcies aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens. » ☞  lire la suite

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L’art d’être libre selon Tom Hodgkinson

Être libre, un rêve caressé, rarement réalisé. Mais c’est quoi être libre ? « Lorsque vous embrassez Dame Liberté, la vie devient plus facile, moins chère et bien plus agréable », nous promet d’emblée l’auteur dans son introduction. Et il va nous montrer comment se débarrasser des chaînes forgées par notre propre esprit pour devenir enfin le créateur de notre vie.

Pour sa démonstration, Tom Hodgkinson s’appuie sur trois courants de pensée, l’anarchie, le médiévalisme et l’existentialisme. De fait, il prône l’autonomie dans tous les sens du terme : cultiver son jardin en même temps que de ne pas se laisser polluer par la pensée dominante. Le livre est préfacé par Pierre Rabhi et ce n’est pas un hasard car Tom Hodgkinson est, à sa façon, un adepte de la sobriété heureuse même si lui emploie le terme de frugalité. Il donne plein de pistes : vivre à la campagne, se débarrasser de sa télé, ne plus aller dans les super marché, ne jamais faire d’emprunts, ne plus avoir de montre, oublier la machine, etc. « Oui le monde est pourri et rempli de produits de piètre qualité. Ignorez-le et créez un monde joyeux rempli de produits de bonne qualité. »

Rien que du bon sens mais « jetez la prudence par la fenêtre » comme nous y invite l’auteur n’est jamais si simple. Pourtant, une fois qu’on est sur sa propre voie – et je crois y être un peu beaucoup – cela semble évident. Ce livre réjouissant est paru en Angleterre en 2006. Ce serait intéressant de savoir où en est l’auteur onze ans après.

LLL – Les liens qui libèrent, 334 pages, 22 €

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Planète Nièvre : La Baratte, l’agriculture urbaine à Nevers

Pour notre nouvelle émission Planète Nièvre, Christophe Barge, Geneviève Omessa et moi-même avons choisi de vous parler d’agriculture urbaine et/ou périurbaine à partir de l’exemple du Val de la Baratte. Ces jardins potagers et maraîchers sont situés sur la plaine alluviale des bords de la Loire, en zone péri-urbaine et humide, sur les communes de Nevers et de Saint-Éloi. Des lignées de jardiniers s’y succédent depuis des siècles.

Mais l’urbanisation anarchique des années 1970 avec, entre autres, la construction des immeubles du quartier des Courlis, le projet d’une pénétrante routière dans les  années1980 puis d’une route des pompiers dans les années 2000, ont bien failli venir à bout de cette tradition légumière qui remonte au haut Moyen Âge. Grâce au combat des riverains et des associations Saint-Fiacre Loire-Baratte, Loire Vivante, Nevers aménagement, la trentaine d’hectares du val de la Baratte a été classée zone inondable en 2001 puis, plus récemment inscrite comme zone agricole au plan d’urbanisme local (PLU) par l’ancienne municipalité le protégeant ainsi de toute tentative d’urbanisation et assurant du même coup la pérennité de l’activité de maraîchage.

La nouvelle municipalité souhaite que le val retrouve pleinement sa vocation maraîchère historique stimulant par là-même une économie locale qui passe par les circuits courts. Elle a soutenu notamment la création de l’espace test en mettant à disposition des testeurs, trois hectares de terre. Un CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise, permet à des jeunes de tester à la fois l’activité et l’existence d’une clientèle sans avoir à payer de charges ni à chercher des terres. Parmi les autres partenaires de l’espace test, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la couveuse d’entreprise Potentiel et Semeurs du possible.

Les intervenants :
Jean-Marie Lambert et Raphaël Revenu, les deux testeurs
Guillaume Debeer, maraîcher bio, ancien testeur
Christophe Solheillac, maraîcher raisonné, tuteur des testeurs
Anne Wozniak, adjointe au maire
Christelle Martin de la Chambre d’agriculture
Brigitte Compain-Murez, présidente de l’association Saint-Fiacre Loire Baratte

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Planète Nièvre : protection de la nature : gérer ou ne pas gérer

La nature ne se porte pas bien. Sa protection est nécessaire mais faut-il intervenir ou au contraire laisser faire, c’est la question que posons, Christophe Barge et moi-même, dans notre émission de rentrée sur RCF. Le terme « gérer » recouvre de nombreuses  actions : la restauration des habitats, les réintroductions d’espèces, les réhabilitations de sites naturels, les études, les suivis continus, mais aussi les interventions de type fauche, pâturage, brûlis, taille et aussi la non intervention.

Nous nous sommes rendus sur les coteaux calcaires de Mortier sur la commune de Druy Parigny. Le site de près de 8 ha, domine la Loire et est réputé, notamment, pour ses orchidées. Il a été acheté par la LPO Nièvre (Ligue de protection des oiseaux) en 2004. Mortier fait partie de l’ensemble de terrains en propriété et/ou gérés par l’association, couvrant une superficie globale de plus de 80 ha. Cette visite s’est déroulée en compagnie des naturalistes et administrateurs de la LPO Nièvre, Claude Chapalain et Alain Favrot, ce dernier étant également Vice président de Nature 18.

Un exemple d’intervention somme toute modérée mais on peut aussi protéger sans rien faire, c’est le choix de l’ASPAS (Association de protection des animaux sauvages) avec ses réserves de vie sauvage. Entièrement dédiées à la nature sauvage, ce sont des havres exempts de toute exploitation humaine. J’ai interviewé Marc Giraud, porte parole de l’association.

A la fin de l’émission, nous n’avons pas de réponse claire car ce n’est pas si simple. Il nous semble toutefois, qu’il est urgent de laisser la nature s’exprimer  aussi bien dans les espaces protégés que dans notre jardin.

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© Danièle Boone