Archives pour la catégorie Voir, lire, écouter

Ce qui compte vraiment pour Fabrice Nicolino

NicolinoFabrice Nicolino a choisi cinq thèmes, la campagne française, la restauration des écosystèmes dans le monde, l’état des mers et océans avec un point sur la pêche, les rivières et la cohabitation avec les animaux. Pour chacun d’entre eux, il fait un bilan sans concession mais il ne laisse pas sombrer son lecteur dans une vision pessimiste. Au contraire, il ouvre des voies nouvelles qui pourraient changer le monde.

Délire ? Utopie ? Pas tant. Fabrice s’appuie sur des possibles qui pourraient bien se concrétisé. Tout va mal mais partout, existent des initiatives qui vont dans le bon sens. Il suffirait que nous soyons un peu plus nombreux et unis pour que demain, l’espoir se concrétise. Les solutions ne peuvent, en effet, venir que de nous. Il y a longtemps que Fabrice Nicolino ne croit plus à des décisions politiques d’envergure. En guise de conclusion, il nous propose une déclaration universelle des devoirs de l’homme. Bien vu !

LLL – Les liens qui libèrent, 219 pages, 18 €

© Danièle Boone

L’éveil de la permaculture de Adrien Bellay

jardin mené en permacultureEt si la révolution s’inspirait de la nature ? Tel est le sous-titre de ce documentaire de Adrien Bellay sur la permaculture. Cette dernière n’est pas simplement une méthode de culture. C’est un projet de vie, du bons sens organisé. La permaculture est devenue une façon de faire bouger le monde, une alternative à une société hors-sol, un mouvement en marche international. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Planète Nièvre : sol vivant

Pour cette nouvelle émission de Planète Nièvre, nous abordons du sol vivant, un sujet passionnant. Nous avons rencontré Arnaud Bayle au jardin refuge de  l’Adater  dont j’ai déjà parlé sur ce blog, Yann Labuche de Terre d’Humus ainsi que Alain Krebs, chef de culture et président du groupe Magellan qui rassemble 29 agriculteurs qui travaillent et expérimentent les techniques de semis sous couvert permanent ou annuel dans le but de réduire l’utilisation des engrais et des herbicides.

La réflexion de tous ces « expérimentateurs » part de l’observation du modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes. Cette vie du sol crée la fertilité nécessaire aux plantes. Par ailleurs, les végétaux créent via la photosynthèse de la matière organique qui va être décomposées par des organismes vivants, des microbes, des champignons, des bactéries.  Ce processus crée l’humus, mais permet aussi de recycler l’azote pour le rendre assimilable aux plantes. Les racines jouent un rôle primordial : elles aèrent le sol et sécrètent des composés organiques qui seront assimilés par les organismes du sol en particulier les champignons.

Un sol vivant est également un sol qui a une capacité de rétention d’eau et qui donc, est capable de fournir de l’eau quand on le voit plus en apparence. Il y a encore au sein des agrégats de l’eau que les racines vont pouvoir intercepter. Le sol vivant se pratique aussi bien sur des petites surfaces comme nos jardins que dans les grandes exploitations céréalières.

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© Danièle Boone

Pétales et mandibules au muséum de Bourges

affiche-exposition-petit-peuple-du-rosierLe petit peuple du rosier est à l’honneur au Muséum d’Histoire Naturelle de Bourges. Tout en cheminant autour d’un rosier géant, on découvre dix petites bêtes entre autres, l’abeille, la cétoine, la mouche, le perce-oreille, la coccinelle, le collembole. Comment se développent-elles ? Comment se nourrissent-t-elles ? Pourquoi faut-il les protéger ? Quelles relations ont-elles entre elles ? Comment sont-elles organisés ? Réponses dans une super bande dessinée qui court le long des cimaises. Les planches ont été créées par un professeur d’arts plastiques, Denis Landreau aidé pour les détails scientifiques par un professeur de SVT, Loïc Jourdren. C’est juste fabuleux. Et pour mettre dans l’ambiance, douze sculptures réalistes de ces petites bêtes sont présentées accrochées au mur ou protégées derrière une vitrine. Elles sont géantes. L’agrandissement tourne autour de 150 fois. Impressionnant !

Le message essentiel de cette superbe exposition est sans aucun doute l’importance des écosystèmes. Ainsi, toute une vie gravite autour du rosier. Le visiteur, qu’il soit adulte ou enfant, découvre de manière ludique, que chaque insecte a son rôle à jouer. Le puceron agace le jardinier mais sans lui, pas de coccinelle et autres auxiliaires qui viennent s’en délecter. Pour aller plus loin dans les questions de l’équilibre biologique, les auteurs de l’immense bande dessinée – plus de 200 dessins – abordent également les méthodes de compostages et autres pratiques vertueuses. Une exposition à voir absolument.

Muséum d’histoire naturelle de Bourges, jusqu’à fin août
www.museum-bourges.net

© Danièle Boone

Agriculture connectée : arnaque ou remède ?

La promesse faites par certains d’une nouvelle révolution agricole a interpellé Vincent Tardieu alors il a eu envie d’aller voir sur le terrain. L’enquête a duré un an et demi dans vingt-cinq départements français. Il a interviewé 110 agriculteurs, scientifiques techniciens, ingénieurs, responsables agricoles, politiques aux points de vue divers. Autant dire que le travail est sérieux.

Dans un premier temps, il propose dix contes qui permettent de découvrir de nombreuses inventions, parfois judicieuses, souvent surprenantes, futuristes que les laboratoires industriels et publics concoctent pour les agriculteurs. Il a constaté un véritable engouement de la profession pour les TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) qui passent par deux grandes familles d’outils connectés, les capteurs et les robots. Dans un deuxième temps, Vincent Tardieu prend du recul avec dix « mécomptes » qui invitent à la réflexion. ☞ lire la suite

© Danièle Boone