Linky, indiscret et sans scrupule

Linky vendra les données de votre vie, ainsi s’intitule la tribune édifiante de Nicolas Bérard paru sur Reporterre. Linky, qu’Enerdis veut installer chez tout le monde, n’est pas en effet un simple compteur électrique. Il permettra de récolter des données sur la vie des consommateurs, des données commercialisables sur le marché des « big data ». Nicolas Bérard sait ce dont il parle puisqu’il vient de sortir un livre, Sexy Linky ? qui vient de paraître aux éditions L’Âge de faire.

Le Big Data (littéralement « grosses données ») n’est pas un fantasme pour auteur de science-fiction. Quoique discrète, c’est une révolution qui a déjà bouleversé l’économie mondiale. Toute cette collecte va servir à faire du profilage. Elle va permettre de mesurer, classifier, quantifier, faire rentrer des personnes dans des catégories pour mieux les cibler, mais aussi de croiser les informations, déduire, interpréter, prédire et influencer. En pratique, cela veut dire que si votre réfrigérateur consomme trop, vous pourriez bien voir débarquer chez vous un « représentant » qui vous propose un modèle plus économique.

Cette manipulation de nos vies privées est insupportable mais elle rapporte aux manipulateurs des milliards de dollar. « Le nouvel eldorado numérique est lié lié à la collecte massive d’informations. Tous les modèles économiques sont basés sur l’exploitation des données. Nous ne sommes plus dans une économie de service, mais dans l’économie de la donnée. Le but est d’en avoir le plus possible et de les exploiter. » affirme Solange Ghernaouti, experte internationale en cybersécurité cités dans l’article.

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© Danièle Boone

 

Le retour des martinets

MartinetLes martinets vont bientôt arriver.  Moi, quand j’entends leur cris, je me dis que l’été est là, tout proche. D’une certaine manière le martinet noir ressemble à l’hirondelle et souvent les personnes non averties les confondent. Pourtant ces oiseaux ne sont même pas cousins. Le martinet a un mode de vie exclusivement aérien. C’est une extraordinaire machine volante. Roi du piqué fulgurant et des ascensions vertigineuses, maître des loopings et des tonneaux, il s’autorise des pointes à 150 voire 200 kilomètres à l’heure. Les observer chasser en fin de journée donne le tournis.
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© Danièle Boone

Planète Nièvre : sol vivant

Pour cette nouvelle émission de Planète Nièvre, nous abordons du sol vivant, un sujet passionnant. Nous avons rencontré Arnaud Bayle au jardin refuge de  l’Adater  dont j’ai déjà parlé sur ce blog, Yann Labuche de Terre d’Humus ainsi que Alain Krebs, chef de culture et président du groupe Magellan qui rassemble 29 agriculteurs qui travaillent et expérimentent les techniques de semis sous couvert permanent ou annuel dans le but de réduire l’utilisation des engrais et des herbicides.

La réflexion de tous ces « expérimentateurs » part de l’observation du modèle forestier où le sol n’est jamais nu et où tout est recyclé naturellement grâce à de nombreuses petites bêtes, bactéries et autres micro-organismes. Cette vie du sol crée la fertilité nécessaire aux plantes. Par ailleurs, les végétaux créent via la photosynthèse de la matière organique qui va être décomposées par des organismes vivants, des microbes, des champignons, des bactéries.  Ce processus crée l’humus, mais permet aussi de recycler l’azote pour le rendre assimilable aux plantes. Les racines jouent un rôle primordial : elles aèrent le sol et sécrètent des composés organiques qui seront assimilés par les organismes du sol en particulier les champignons.

Un sol vivant est également un sol qui a une capacité de rétention d’eau et qui donc, est capable de fournir de l’eau quand on le voit plus en apparence. Il y a encore au sein des agrégats de l’eau que les racines vont pouvoir intercepter. Le sol vivant se pratique aussi bien sur des petites surfaces comme nos jardins que dans les grandes exploitations céréalières.

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© Danièle Boone

Les technologies bouleversent le quotidien pour mieux conserver le système

Robotique, objets connectés, bio et nanotechnologies, chimie de synthèse… l’innovation est le principal moteur de la croissance qui dévore la planète. Les candidats à la présidentielle acceptent tous le caractère inéluctable de ce développement technoscientifique. Pourtant, explique la journaliste Cécile Izoard, auteur d’une tribune parue sur Reporterre.net, l’obsession de l’innovation précipite la destruction de la planète. Il faut contester la technologie.

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Pétales et mandibules au muséum de Bourges

affiche-exposition-petit-peuple-du-rosierLe petit peuple du rosier est à l’honneur au Muséum d’Histoire Naturelle de Bourges. Tout en cheminant autour d’un rosier géant, on découvre dix petites bêtes entre autres, l’abeille, la cétoine, la mouche, le perce-oreille, la coccinelle, le collembole. Comment se développent-elles ? Comment se nourrissent-t-elles ? Pourquoi faut-il les protéger ? Quelles relations ont-elles entre elles ? Comment sont-elles organisés ? Réponses dans une super bande dessinée qui court le long des cimaises. Les planches ont été créées par un professeur d’arts plastiques, Denis Landreau aidé pour les détails scientifiques par un professeur de SVT, Loïc Jourdren. C’est juste fabuleux. Et pour mettre dans l’ambiance, douze sculptures réalistes de ces petites bêtes sont présentées accrochées au mur ou protégées derrière une vitrine. Elles sont géantes. L’agrandissement tourne autour de 150 fois. Impressionnant !

Le message essentiel de cette superbe exposition est sans aucun doute l’importance des écosystèmes. Ainsi, toute une vie gravite autour du rosier. Le visiteur, qu’il soit adulte ou enfant, découvre de manière ludique, que chaque insecte a son rôle à jouer. Le puceron agace le jardinier mais sans lui, pas de coccinelle et autres auxiliaires qui viennent s’en délecter. Pour aller plus loin dans les questions de l’équilibre biologique, les auteurs de l’immense bande dessinée – plus de 200 dessins – abordent également les méthodes de compostages et autres pratiques vertueuses. Une exposition à voir absolument.

Muséum d’histoire naturelle de Bourges, jusqu’à fin août
www.museum-bourges.net

© Danièle Boone