Ça chauffe pour la planète – 60 dessins de presse

PlaneteOn ne sait pas si on doit rire ou pleurer ! Rire bien sûr au talent des dessinateurs qui traitent du réchauffement climatique. Humour souvent caustique comme ce dessin du regretté Tignous « On va manquer d’eau » – « Faut la garder pour la vigne ! » ou celui de Mix et Remis « On est en retard sur le programme » – « Tu veux dire : en avance sur la fin du monde ?! » Et là, je ne donne que les textes !

 Dans la préface, Yann Arthus-Bertrand emprunte le ton provocateur des écolos-anarchistes des années 1970 pour faire l’histoire des lanceurs d’alerte. Il cite 1972, année de la parution de la Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde » soutenu par le Professeur Choron ainsi que d’un numéro spécial du Nouvel Obs tiré à 200 000 exemplaires, « La dernière chance de la Terre ». Mais le constat est là ! Depuis 46 ans, personne n’a jamais voulu les entendre. « Si Reiser, le Professeur Choron, Gébé, Tignous, Wolinski, Cabu, Honoré ou Charb étaient encore là, ils nous engueuleraient » conclue Yann Arthus-Bertrand. Et ils auraient raison.

On doit ce livre qui rassemble 60 dessins de presse internationaux à « Cartooning for Peace », un réseau de 162 dessinateurs du monde entier engagés à promouvoir la liberté d’expression, les droits de l’homme et le respect mutuel entre des population de différentes cultures ou croyance par le langage universel  du dessin de presse. Créé en 2006 par Plantu, il a pour président d’honneur Kofi Annan, prix Nobel de la paix et ancien secrétaire général des Nations Unies.

Éditions Gallimard, Collection Cartooning for peace, 120 pages, 10 €

© Danièle Boone

Emmanuel Macron impose le secret des affaires

Au pas de course, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à protéger le « secret des affaires ». La loi a étendu ce « secret » au-delà du strict cadre commercial, menaçant journalistes et lanceurs d’alerte. En utilisant une « procédure accélérée », le gouvernement fait passer en force cette proposition de loi très controversée qui menace la liberté d’informer.

☞ plus d’infos : lire l’article de Maxime Lerolle paru sur Reporterre

© Danièle Boone

Alain Pontopiddan et les arbres libres

Alain Pontopiddan est un inconditionnel des arbres. Dans ce livre paru aux éditions MABD (Mouvement de l’agriculture biodynamique), il commence par parler de leur beauté tout en affirmant qu’il s’agit d’un livre technique, dont le sujet est la taille des arbres. Bien sûr, il ne prône que celle qui respecte leur beauté naturelle, l’antithèse de la taille de domination de l’arbre par l’homme qui parfois semble prendre beaucoup de plaisir à élaguer, contraindre. Alain est un des pères de la taille douce. Il a constaté au fil des ans qu’un arbre avait finalement très peu besoin de taille. Il sait se conduire lui-même. Un arbre mis en beauté va produire plus de fruits, plus beaux, s’émerveille-t-il. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Hibou moyen-duc

Hibou moyen-duc

Il y a peu, nous avons découvert un dortoir de hiboux moyen-duc de 14 individus dans le Val d’Allier du Cher. Extraordinaire ! Je ne résiste pas à partager avec vous mon émotion  à travers cette image prise à l’occasion. Je n’ai pas commenté la récente annonce de la disparition de 30 % des oiseaux des champs en 15 ans avec une nette accélération ces deux dernières années. Je le constate à l’œil nu dans mon jardin et par rapport à la quantité en baisse chaque année de graines de tournesol nécessaire pour nourrir les oiseaux pendant l’hiver. Comment peut-on être insensible à toute cette beauté en train de s’éteindre ? Pourquoi, cela seul, ne pourrait-il pas justifier une réforme immédiate des pratiques agricoles ? Pourquoi l’homme ne veut-il pas comprendre pas qu’il fait partie intrinsèque du système qui est en train de s’effondrer ? Oui, pourquoi ne veut-il pas voir la catastrophe qui est en train d’arriver ?

© Danièle Boone

Planète Nièvre : Éoliennes

L’éolien a la faveur de nos gouvernants comme en témoigne la loi de transition énergétique de juillet 2015. Du coup, l’électricité du vent, largement subventionnée, attire les industriels qui viennent de toute l’Europe monter des projets dans l’hexagone y compris dans la Nièvre. Des projets éoliens sortent de terre un peu partout dans la Nièvre. Cette effervescence dans un département peu venté, est-elle justifiée ? Les opposants dénoncent une atteinte aux paysages qui pourraient faire fuir les touristes, un impact négatif sur la faune et la nature et des nuisances au quotidien, bruit, infrasons perturbant la santé, notamment le sommeil. Et si la solution était dans les projets citoyens ? La transition énergétique exige un tel changement des productions et des usages qu’elle ne peut être acceptable qu’avec l’adhésion du plus grand nombre. Des exemples de parcs éoliens citoyens comme « Ailes des Crêtes » dans les Ardennes ou « Semer des tilleuls » dans l’Indre existent. Les bénéfices sont réinvestis au niveau local notamment pour lutter contre la précarité énergétique et baisser les impôts locaux. Aujourd’hui, le progrès n’est plus de pouvoir allumer la lumière mais de prendre part à sa production.

Nous avons rencontré, Alain Chasseuil du VARNE, Association de Valorisation des Actions de Recherche Nivernaises pour l’Environnement, Agnès Devoucoux, maire de Saint Germain des Bois et présidente de l’Association pour la défense et le développement du Haut Nivernais et Guy Sarrano, maire de Saint Agnan et membre de l’association MorVent en colère

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© Danièle Boone