Écoute l’arbre et la feuille

Après « Un an dans la vie d’une forêt« , David G. Haskell nous enchante à nouveau par sa connaissance de la nature, son sens de l’observation et son écriture poétique. Cette fois, il a choisi de s’intéresser à douze arbres mythiques, de l’olivier de Jérusalem au noisetier d’Écosse, du fromager d’Amazonie au pin blanc du Japon, en passant par le sapin baumier d’Ontario et le poirier de Chine à l’angle de la 86e rue et de Broadway. Car tous ces arbres dont il nous parle sont bel et bien des individus qu’il a rencontré et suivi sur plusieurs semaines, plusieurs saisons, voire plusieurs années.

Dans la forêt, les décisions sont prises sur la base de flux d’informations impliquant des milliers d’espèces. « Affirmer que la forêt « pense » n’est pas un anthropomorphisme, écrit David G. Haskell. Seulement ces pensées ne se forment pas dans un cerveau comme le nôtre, mais dans un réseau vivant de relations. » Ici, il nous parle de la mémoire des mésanges, là de celle des plantes inscrite dans leur architecture biochimique. Il aborde également les problèmes du réchauffement climatique, de la déforestation, de l’eau, de la pollution, de l’urbanisation et même des géographies de la peur. Tous ces problèmes sont hélas devenus invisibles aux yeux de beaucoup. Ainsi, tout en nous invitant à observer un arbre, il nous ouvre aux problématiques du monde contemporain dans ses relations à la nature. Un livre magistral.

Éditions Flammarion, 480 pages, 24,90 € – editions.flammarion.com

© Danièle Boone

Escargots

EscargotJe vous propose de rencontrer les yeux dans les yeux, le plus bizarre et le plus extraordinaire de nos voisins. J’ai nommé l’escargot. Cet étrange animal à la lenteur légendaire, souvent mal aimé des jardiniers, perçoit le monde à travers quatre tentacules. Ses yeux sont au bout de ses cornes. Son corps est tout mou. C’est un mollusque mais la nature l’a doté d’une solide maison, sa coquille, qui peut représenter plus de 35% de son poids. Cette coquille de carbonate de calcium épaissit et grandit en continu en même temps que le propriétaire. Ses proportions obéissent au fameux nombre d’or ! ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Jardiner et consommer autrement

Germigny-sur-LoireCe dimanche  29 avril, je vous invite à venir à Germigny-sur-Loire dans la Nièvre où Geneviève Omessa, ma complice de Planète Nièvre, organise une journée pour « jardiner et consommer autrement ». Il y aura un marché bio mais aussi des conférences, de la musique, un atelier nature créatif et… une table ronde sur les énergies alternatives animée par moi-même.

Le matin, je guiderai une sortie Faune et Flore avec Rémy Provost, un complice naturaliste plutôt botaniste. Rémy est également musicien. L’après-midi, à 14h15, il donnera le « Concert des Petites Bêtes », une de ses compositions avec le groupe Estuaire.

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© Danièle Boone

Planète Nièvre : la permaculture, la voie vers la transition

La permaculture est une philosophie de vie qui vise à créer un monde durable. Dans permaculture, il y a le mot permanence donc un monde qui soit un peu autonome et qui s’inspire du fonctionnement de la nature. La permaculture a de nombreuses applications au jardin mais elle s’applique aussi à tous les domaines de la vie. Elle peut concerner notre façon de produire de la nourriture aussi bien que notre façon d’habiter, de nous déplacer, de nous chauffer, de nous soigner, d’enseigner, etc. Nous avons décider de consacrer notre émission à ce thème. Pour cela, nous avons rencontrer plusieurs nivernais déjà en route :
• Carine Mayo, auteur de deux livres sur la permaculture (éditions Terre Vivante). Elle mène un jardin en s’inspirant de la permaculture non loin de Corbigny
• Rosine Trilli, aide soignante, à la retraite. Elle vit à Suilly-la-Tour avec son mari selon les principes de la permaculture : grand jardin, serre, autonomie en eau, maison en paille et ossature bois en auto-construction.
• Xavier Kandel, de la société Aquatiris, spécialisée en assainissement par phytoépuration à Saint Vérain
• Anne Piélot, enseignante. Elle a restauré de manière écologique une vieille maison à Saint Vérain : poêle de masse autoconstruit, cuve de récupération d’eau de pluie qui alimente les toilettes et le lave-linge et phytoépuration
• Laurie Saulnier, chargée de Prévention Déchets à la Communauté de Communes Loire, Nièvres et Bertranges pour la recyclerie de La Charité-sur-Loire
• James Nibloe, professeur d’anglais à Nevers, initiateur de 3 fêtes de l’abondance à La Marche et du repair café de La Charité sur Loire
• Marion Bertin, animatrice pour l’office centrale de la coopération à l’école qui a autoconstruit sa maison en paille à Montigny-les-Amognes en faisant appel à des chantiers participatifs

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© Danièle Boone

Voyagez-nous : la France en autostop

Anouk (originaire de Tours, 21 ans, diplômée d’un IUT Carrières sociales, option Gestion urbaine et solidarités à Bordeaux) et Pierre-Élie (originaire de Barbezieux en Charente, diplômé de Sciences Po Bordeaux, master Développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire), ont décidé de consacrer neuf mois à la visite de la France, en stop et sans argent, dans le but de découvrir le pays et ses habitants. Ils se sont mis en route le 2 octobre 2017 à Cieux près de Limoges. Depuis, ils ont parcouru plus de 12 000 kilomètres dans 70 départements. Ils ont encore trois mois devant eux.

« La plupart de temps, ce sont nos conducteurs qui nous hébergent, mais lorsque ce n’est pas le cas, nous demandons aux passants sur les trottoirs, et il ne faut jamais plus de trois demandes pour trouver un toit ! »  Enfin, avec l’association L’enfant@l’hôpital, ils relaient leur voyage chaque semaine avec 4 classes d’enfants en situation d’exclusion scolaire.

L’aventure n’est pas finie mais d’ores et déjà, le message se dessine : être dans la confiance. Leur expérience contredit l’image d’une France fermée, raciste, égoïste, individualiste. « On nous demande les galères (2 ou 3) et les mauvaises rencontres (0), mais nous, ce qu’on voit, ce sont des Françaises et des Français prêts à ouvrir leur porte à deux inconnus, à nous intégrer dans leur quotidien et à partager leur histoire. » A leur retour, ils restituerons leur voyage au cœur de l’humain dans des conférences. A suivre donc.

☞ leur blog

© Danièle Boone