Tous au Larzac

Dix ans de lutte et, au bout, une victoire ! Cela fait déjà plus de trente ans. Et pourtant,  cela reste d’une incroyable actualité.

Ce samedi 4 novembre, les acteurs historiques du Larzac, Christiane et Pierre Burguière, Marizette Tarlier, Léon Maillé, MichèleVincent et Anne-Marie Lefort, seront présents lors de la projection du film au Luisant, un endroit formidable dont il faudra que je vous parle vraiment un jour, à Germigny l’Exempt, un petit village du département du Cher aux confins du Berry, de la Bourgogne et de l’Auvergne.

J’aurai l’extrême honneur de co-animé le débat avec Gilles Cornette. Alors si vous êtes dans les environs, n’hésitez pas à vous joindre à nous.

☞ Le luisant, samedi 4 novembre 2017 à 20h30www.leluisant.fr – réservation conseillée –  leluisant18@orange.fr.
☞ Lire la chronique du film paru sur ce blog au moment de sa sortie en janvier 2012.

 © Danièle Boone

Planète Nièvre : La Baratte, l’agriculture urbaine à Nevers

Pour notre nouvelle émission Planète Nièvre, Christophe Barge, Geneviève Omessa et moi-même avons choisi de vous parler d’agriculture urbaine et/ou périurbaine à partir de l’exemple du Val de la Baratte. Ces jardins potagers et maraîchers sont situés sur la plaine alluviale des bords de la Loire, en zone péri-urbaine et humide, sur les communes de Nevers et de Saint-Éloi. Des lignées de jardiniers s’y succédent depuis des siècles.

Mais l’urbanisation anarchique des années 1970 avec, entre autres, la construction des immeubles du quartier des Courlis, le projet d’une pénétrante routière dans les  années1980 puis d’une route des pompiers dans les années 2000, ont bien failli venir à bout de cette tradition légumière qui remonte au haut Moyen Âge. Grâce au combat des riverains et des associations Saint-Fiacre Loire-Baratte, Loire Vivante, Nevers aménagement, la trentaine d’hectares du val de la Baratte a été classée zone inondable en 2001 puis, plus récemment inscrite comme zone agricole au plan d’urbanisme local (PLU) par l’ancienne municipalité le protégeant ainsi de toute tentative d’urbanisation et assurant du même coup la pérennité de l’activité de maraîchage.

La nouvelle municipalité souhaite que le val retrouve pleinement sa vocation maraîchère historique stimulant par là-même une économie locale qui passe par les circuits courts. Elle a soutenu notamment la création de l’espace test en mettant à disposition des testeurs, trois hectares de terre. Un CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise, permet à des jeunes de tester à la fois l’activité et l’existence d’une clientèle sans avoir à payer de charges ni à chercher des terres. Parmi les autres partenaires de l’espace test, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la couveuse d’entreprise Potentiel et Semeurs du possible.

Les intervenants :
Jean-Marie Lambert et Raphaël Revenu, les deux testeurs
Guillaume Debeer, maraîcher bio, ancien testeur
Christophe Solheillac, maraîcher raisonné, tuteur des testeurs
Anne Wozniak, adjointe au maire
Christelle Martin de la Chambre d’agriculture
Brigitte Compain-Murez, présidente de l’association Saint-Fiacre Loire Baratte

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© Danièle Boone

Loups, requins, ibis, blaireaux : un massacre sans base scientifique

Certains animaux sauvages subissent des phases d’abattage massif de la part des autorités. Le plus souvent sans discernement sinon pour complaire à des intérêts particuliers, explique Farid Benhammou, géographe, auteur d’une tribune publiée par Reporterre. Ces gestions par la tuerie s’appuient sur une négligence voire un mépris de la recherche et des connaissances scientifiques. Selon lui, « réflexion et matière grise pourraient permettre d’éviter une violence inutile ».

☞ à lire absolument sur Reporterre

© Danièle Boone

Planète Nièvre : protection de la nature : gérer ou ne pas gérer

La nature ne se porte pas bien. Sa protection est nécessaire mais faut-il intervenir ou au contraire laisser faire, c’est la question que posons, Christophe Barge et moi-même, dans notre émission de rentrée sur RCF. Le terme « gérer » recouvre de nombreuses  actions : la restauration des habitats, les réintroductions d’espèces, les réhabilitations de sites naturels, les études, les suivis continus, mais aussi les interventions de type fauche, pâturage, brûlis, taille et aussi la non intervention.

Nous nous sommes rendus sur les coteaux calcaires de Mortier sur la commune de Druy Parigny. Le site de près de 8 ha, domine la Loire et est réputé, notamment, pour ses orchidées. Il a été acheté par la LPO Nièvre (Ligue de protection des oiseaux) en 2004. Mortier fait partie de l’ensemble de terrains en propriété et/ou gérés par l’association, couvrant une superficie globale de plus de 80 ha. Cette visite s’est déroulée en compagnie des naturalistes et administrateurs de la LPO Nièvre, Claude Chapalain et Alain Favrot, ce dernier étant également Vice président de Nature 18.

Un exemple d’intervention somme toute modérée mais on peut aussi protéger sans rien faire, c’est le choix de l’ASPAS (Association de protection des animaux sauvages) avec ses réserves de vie sauvage. Entièrement dédiées à la nature sauvage, ce sont des havres exempts de toute exploitation humaine. J’ai interviewé Marc Giraud, porte parole de l’association.

A la fin de l’émission, nous n’avons pas de réponse claire car ce n’est pas si simple. Il nous semble toutefois, qu’il est urgent de laisser la nature s’exprimer  aussi bien dans les espaces protégés que dans notre jardin.

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© Danièle Boone

Les microbes vus par Marc-André Selosse

Jamais seul« Ce livre est écrit pour renouveler et neutraliser une vision archaïque des microbes » précise l’auteur dans son introduction. Longtemps associés aux infections et autres maladies, cette image négative leur colle encore à la peau. Pourtant aujourd’hui, on sait qu’ils aident les organismes à accomplir des fonctions vitales et variées (nutrition, développement, immunité…), qu’ils influent sur le comportement animal et, à une plus grande échelle, contribuent à façonner les populations, les écosystèmes, les sociétés et leur dynamique d’où le sous-titre de l’ouvrage : les microbes construisent les plantes, les animaux  et les civilisations. ☞ lire la suite

© Danièle Boone