Notre-Dame-Des-Landes : honte à l’État

Je sais bien que mes mots désolés ne feront pas fléchir le capital mais, face à cette démonstration de violence, une grande colère m’a saisie, et aussi un grand mépris pour ceux qui ont commandité cela. Avec cette opération qui bafoue la parole donnée (des discussions devaient s’ouvrir pour légaliser des lieux de vies et des projets d’expérimentation agricoles),  le gouvernement déclare la guerre et il en utilise les moyens ! Un tel déploiement de forces ferait rire si ce n’était pas si injuste, si destructeur et si douloureux. Emmanuel Macron est relativement jeune mais tellement vieux dans sa tête à défendre à tout prix un modèle en fin de vie. Et que dire de Gérard Collomb, ce triste sire ! Quoiqu’ils fassent, ils n’anéantiront jamais ceux qu’un souffle porte pour inventer le monde de demain, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs. Leurs graines sont semées et elles fructifieront envers et contre tout.

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© Danièle Boone

On a 20 ans pour changer le monde

Le film de Hélène Médigue qui sera en salle ce mercredi 11 avril s’ouvre sur un paysage classique de l’agriculture industrielle. « Dans des endroits comme ça, tu te poses des questions, constate Xavier Mathias, maraîcher bio. Comment on a glisser ? Comment un projet de société nous échappe ? Comment on laisse faire les choses ? Qu’est-ce qui s’est produit ? » Dans cette phase de constatation, interviennent plusieurs personnalités, les Bourguignons qui parlent de sols fertilisés mais qui ne sont plus fertiles, Philippe Desbrosses qui ose le terme de décapitalisation, Francis hallé qui déplore la catastrophe et qui souhaite que si certains agriculteurs ne veulent pas changer qu’au moins ils laissent les autres changer. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

 

Ça chauffe pour la planète – 60 dessins de presse

PlaneteOn ne sait pas si on doit rire ou pleurer ! Rire bien sûr au talent des dessinateurs qui traitent du réchauffement climatique. Humour souvent caustique comme ce dessin du regretté Tignous « On va manquer d’eau » – « Faut la garder pour la vigne ! » ou celui de Mix et Remis « On est en retard sur le programme » – « Tu veux dire : en avance sur la fin du monde ?! » Et là, je ne donne que les textes !

 Dans la préface, Yann Arthus-Bertrand emprunte le ton provocateur des écolos-anarchistes des années 1970 pour faire l’histoire des lanceurs d’alerte. Il cite 1972, année de la parution de la Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde » soutenu par le Professeur Choron ainsi que d’un numéro spécial du Nouvel Obs tiré à 200 000 exemplaires, « La dernière chance de la Terre ». Mais le constat est là ! Depuis 46 ans, personne n’a jamais voulu les entendre. « Si Reiser, le Professeur Choron, Gébé, Tignous, Wolinski, Cabu, Honoré ou Charb étaient encore là, ils nous engueuleraient » conclue Yann Arthus-Bertrand. Et ils auraient raison.

On doit ce livre qui rassemble 60 dessins de presse internationaux à « Cartooning for Peace », un réseau de 162 dessinateurs du monde entier engagés à promouvoir la liberté d’expression, les droits de l’homme et le respect mutuel entre des population de différentes cultures ou croyance par le langage universel  du dessin de presse. Créé en 2006 par Plantu, il a pour président d’honneur Kofi Annan, prix Nobel de la paix et ancien secrétaire général des Nations Unies.

Éditions Gallimard, Collection Cartooning for peace, 120 pages, 10 €

© Danièle Boone

Emmanuel Macron impose le secret des affaires

Au pas de course, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à protéger le « secret des affaires ». La loi a étendu ce « secret » au-delà du strict cadre commercial, menaçant journalistes et lanceurs d’alerte. En utilisant une « procédure accélérée », le gouvernement fait passer en force cette proposition de loi très controversée qui menace la liberté d’informer.

☞ plus d’infos : lire l’article de Maxime Lerolle paru sur Reporterre

© Danièle Boone

Alain Pontopiddan et les arbres libres

Alain Pontopiddan est un inconditionnel des arbres. Dans ce livre paru aux éditions MABD (Mouvement de l’agriculture biodynamique), il commence par parler de leur beauté tout en affirmant qu’il s’agit d’un livre technique, dont le sujet est la taille des arbres. Bien sûr, il ne prône que celle qui respecte leur beauté naturelle, l’antithèse de la taille de domination de l’arbre par l’homme qui parfois semble prendre beaucoup de plaisir à élaguer, contraindre. Alain est un des pères de la taille douce. Il a constaté au fil des ans qu’un arbre avait finalement très peu besoin de taille. Il sait se conduire lui-même. Un arbre mis en beauté va produire plus de fruits, plus beaux, s’émerveille-t-il. ☞ lire la suite

© Danièle Boone