Nicole Aussedat s’en est allée

Elle n’était pas connue du grand public et pourtant c’était une grande dame, toujours en lutte, généreuse, attentive à l’autre, valorisant l’autre. Elle nous a quitté ce 5 mars emportée par une crise cardiaque à 63 ans comme son père, comme son frère, une fatalité familiale, une certaine forme d’injustice, enfin c’est comme ça que moi, pauvre petit être vivant, le ressent.

Après avoir été l’une des animatrices de la campagne présidentielle de Brice Lalonde en 1981, Nicole avait longtemps travaillé pour les Amis de la Terre. Elle défendait tout particulièrement le monde marin. Cette passion est née lors d’un tour du monde en bateau qui l’avait conduite sur l’île de Saint Barthélémy où elle avait créé une réserve naturelle marine. Ces dernières années, elle était chargée de mission au sein de la fondation américaine Pew Charitable Trusts qui avait ses bureaux à la Maison des Océans à Paris. C’était la seule lobbyiste, pour la bonne cause, que je connaissais. Une de ses dernières victoire : l’interdiction de la pêche électrique votée par le parlement européen en janvier 2018. A cette occasion, elle m’avait envoyé un mail rayonnant de joie. Nicole, tous les océans et leurs habitants te pleurent et moi aussi.

© Danièle Boone

Crapauds et compagnie

CrapauducEn ce moment, c’est la saisons des amours pour les amphibiens. Crapauds et grenouilles rejoignent la mare de leur naissance pour s’y reproduire. Oui mais voilà lors de cette courte migration, ils leur arrivent fréquemment de devoir traverser une route et là, c’est l’hécatombe. Pour les aider, les naturalistes installent des crapauducs. Ce sont des aménagements temporaires qui permettent aux amphibiens de ne pas se faire écraser ☞ lire la suite

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Planète Nièvre : Captages Grenelle : l’eau potable coule-t-elle de source ?

Ouvrir son robinet et faire couler de l’eau, ça coule de source. Et pourtant derrière ce geste quotidien qui semble évident, il y a de multiples enjeux. Qui s’interroge dans nos pays de nantis ?  D’où vient l’eau que nous buvons ? Quel a été son cheminement ? Comment sa potabilité est-elle obtenue ? Comment protéger cette ressource indispensable à la vie ?

Dans les dernières années du 20ème siécle, on a réalisé que la qualité des eaux, rivières et nappes souterraines se dégradait en raison des pollutions domestiques, industrielles et agricoles. C’est pourquoi en 2000, une directive européenne a imposé aux États membres de protéger leurs ressources en eau pour limiter les traitements de potabilisation et surtout œuvrer à la restauration de leur qualité au point de prélèvement grâce à des périmètres de protection  mis en place autour des puits de captage. La loi Grenelle 1 a imposé la mise en oeuvre de plans d’action pour protéger les captages les plus pollués en France dit captage grenelle. Sur les quelques 320 captages que compte la Nièvre, 8 sont classés grenelle.

Nous avons rencontrés des acteurs du terrain qui prennent très à cœur de fournir à tous une eau potable qui reste accessible au niveau du prix.
• Thierry Guyot, président du SIAPA, Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable et en assainissement, de Prémery
• Blandine Delaporte, vice présidente du Conseil départemental en charge de l’environnement, du développement durable et du dialogue citoyen
• François Thomas, chef du service eau du Conseil départemental de la Nièvre
• Lison Delsalle, animatrice agro environnement en charge des captages Grenelle autour de Clamecy
• Carolyne Goin, ingénieur du génie sanitaire, responsable de l’unité territoriale santé environnement 58.

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Une « piscine » géante pour les déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire

Le gouvernement a décidé de privilégier l’électricité nucléaire plutôt que d’investir dans les énergies renouvelables. La raison : l’énergie nucléaire est une énergie décarbonnée. Certes bonne pour le climat et le bilan carbone de la France mais quid des tonnes de déchets radioactifs hyper dangereux ? Comme on ne sait pas quoi en faire, on les stocke. Et voilà qu’on apprend que EDF et l’ASN réfléchissent dans la plus grande opacité à un nouveau bassin de stockage, une « piscine » de combustibles usés, brûlants et hautement radioactifs à Belleville-sur-Loire. Celles de la Hague débordent ! L’entreposage en piscine de matières radioactives est risqué. Les assemblages doivent être refroidis en permanence sous plusieurs mètres d’eau, sous peine de s’échauffer et de rejeter d’énormes quantités de matières radioactives dans l’atmosphère.

☞  lire l’article d’Émilie Massemin paru sur Reporterre
☞ Sur ce blog Planète Nièvre spécial Belleville-sur-Loire

© Danièle Boone

Neige

Noisettier

La neige m’a toujours semblé magique. Lorsque les premiers flocons se sont mis à tomber, j’ai arrêté de travailler et je les ai regardé voltiger. Et puis la nuit est arrivée et le lendemain matin, 15 centimètres recouvraient mon jardin comme lors de mon premier hiver ici, il y a 7 ans. Et cela neigeait toujours. Je n’ai pas résisté à faire des photos qu’aujourd’hui je partage avec vous. ☞ voir la suite

© Danièle Boone