M. Macron, président de la Négation écologique

Hervé Kempf a écrit un édito sur Reporterre autour de la nomination de François de Rugy au ministère de l’écologie et de la transition sociale pour succéder à Nicolas Hulot. Il n’y a pas de compromis possible entre le néolibéralisme et une politique écologique. Et il n’y a rien à attendre du pouvoir qui ne serait pas gagné par la lutte, écrit-il. Je suis entièrement d’accord avec l’analyse d’Hervé Kempf et je vous invite à le lire.
l’édito de Hervé Kempf
☞ A lire également, toujours sur Reporterre, François de Rugy ne nuira pas aux Lobbies par la sociologue Vanessa Jérôme

© Danièle Boone

Planète Nièvre : tous en selle !

Pour que la pratique du vélo décolle, il faudrait un coup de pouce des politiques mais les gouvernements se succèdent et les plans vélos fantômes aussi. On attend celui du gouvernement Macron en septembre mais avec la démission de Nicolas Hulot, ne risque-t-on pas de devoir attendre encore ? Ce serait les moyens alloués à ce plan, quelques 200 millions d’Euros sur trois ans, qui coincerait du côté de Bercy. Pourtant cela ne ferait que 3 € par habitants et par an. Actuellement, ce sont les collectivités locales, agglomérations, villes, régions, qui doivent prendre en charge la création des infrastructures indispensables pour la sécurité des cyclistes mais aussi de leur vélo.

Faut-il attendre pour se mettre en selle ? Non, nous disent nos deux intervenantes, Marie, cycliste depuis 15 ans et Swanee Ravonison qui a ouvert la fée du vélo, une boutique très conviviale à Nevers. En plus, le vélo c’est sain, excellent pour les muscles et le cerveau, bon pour l’économie locale, ça ne pollue pas, ça ne coûte pas cher et c’est facile. Et si le vélo urbain, au quotidien, rebute certains, osons le vélo loisir.  Faire des vacances à vélo, c’est aussi bon pour la planète.

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© Danièle Boone

Arbres

Il y a peu, j’ai été invitée à une lecture de « l’Homme qui plantait des arbres » de Jean Giono. Je me suis empressée d’accepter cette invitation car c’est un texte que j’adore et que je n’avais jamais entendu lu. Dans les jours qui ont suivi, et face à la sécheresse qui font souffrir les arbres, je me suis dit que, quelque part, Giono, avait été visionnaire. Il serait urgent de replanter des milliers et des milliers d’arbres en espérant qu’il n’est pas déjà trop tard car le changement climatique est là. Lorsque je pense aux séquoias géants de Californie qui ont traversé plusieurs siècles et qui sont en train de mourir, je me dis que la menace est bien réelle. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Nicolas Hulot s’en va


Nicolas Hulot avait accepté un exercice difficile. J’ai été touchée, très touchée, en écoutant son annonce à la matinale de France Inter. J’ai fait partie des sceptiques lorsqu’il est entré au gouvernement. Sa sortie me réconcilie avec lui. Quelque part, les chasseurs ont eu sa peau ! Lorsqu’on sait l’état de la biodiversité, comment peut-on accepter qu’ils gagnent en augmentant le nombre d’espèces chassées, en s’opposant au moratoire proposé par l’Europe pour protéger  la tourterelle des bois, espèce vulnérable, de leur avidité ! Toute proportion gardée, je siège à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage du Cher en tant que représentante de Nature 18, et j’ai souvent des hauts le cœur. L’établissement des règles est fait de telle façon qu’on ne peut jamais gagner. Alors, je me sens de tout cœur avec Nicolas Hulot. L’homme rebelle, l’homme intègre ne pouvait plus se regarder dans un miroir. Cette réunion avec les chasseurs a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase mais pas n’importe quelle goutte d’eau. Leur arrogance, leur pouvoir sont inadmissibles. Pour qui se prennent-ils, eux qui prétendent gérer la nature et œuvrer pour la biodiversité ? Quelle prétention ! Comment peuvent-ils être écoutés ? ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Moineaux en danger

Moinette

Toujours au plus proche de nous, avec leurs sautillement, leurs pépiements et piaillements, leurs chamailleries et palabres sans fin et même leurs sans gêne, les moineaux nous apportent leur joie de vivre. Mais les piafs célébrés dans les chansons, symboles de Paris, disparaissent des villes. En milieu rural, c’est très divers. Les scientifiques s’interrogent. Plusieurs pistes pourraient expliquer le phénomène.
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© Danièle Boone