Les martinets sont de retour

Hier soir, j’ouvre la fenêtre de ma cuisine et j’entends des cris familiers. Les premiers martinets sont là. Joie! J’adore ces oiseaux extraordinaires. Leur arrivée coïncide avec le vrai début de l’été. Si, si… c’est un signe infaillible! On les confond souvent avec les hirondelles qui, elles, sont arrivées déjà depuis quelques temps! Malgré une vague ressemblance, ce sont des oiseaux pourtant très différents. Le martinet a un mode de vie presque exclusivement aérien. Roi du piqué fulgurant et des ascensions vertigineuses, maître des loopings et des tonneaux, il s’autorise des pointes à cent cinquante voire deux cents kilomètres à l’heure. Il fait tout là-haut. Pour se nourrir, il ouvre grand son bec et happe les insectes. Il boit en plein vol en rasant la surface d’un étang. Le soir venu, il monte parfois à presque 2000 m d’altitude et se laisse flotter dans le vent, les ailes étendues. C’est comme ça qu’il dort. Il s’envoie même en l’air là haut. Le mâle s’accroche au dos de la femelle et ainsi unis, les deux font, pendant quelques secondes, un super vol pâmé! L’été dernier, j’ai récupéré un martinet dans un conduit de cheminée où il était tombé. C’était la première fois que je tenais cet oiseau incroyablement léger. Face à la liberté, il est resté dans mes mains un moment. Et puis, il s’est envolé.

© Danièle Boone

7 Responses to Les martinets sont de retour

  1. j’ai récupéré,il y a un mois environ, un martinet tombé du nid (pas de plumes…), les fourmis grouillaient autour de lui, j’ai cru qu’il était mort, mais j’ai voulu m’en assurer et il a bougé. Il était tombé d’une maison abandonné de 3 étages. Je l’ai pris, l’ai posé sur deux petits bouteilles d’eau chaude, de la polaire et pendant ce temps là, j’ai préparé une mixture de insectes déshydratés (j’en ai toujours) et patée d’oeuf d’élevage. Il a survécu, il n’ouvre pas les yeux ou très peu, est-ce normal, il doit mesurer 6 cm, il est plein de plume, que je lui nettoie et brosse doucement chaque jour. Il mange cette patée deux trois fois par heure. Il ouvre grand son bec, je n’ai aucune difficultés pour le nourrir. Cependant, s’il survit que vais-je en faire, pour l’instant, il ne risque pas de partir mais une fois qu’il aura grandi, il aura besoin d’espace, de faire ses ailes, de voler, je suis dans l’impasse. Y a t il près de chez moi une association qui s’en occuperait bien? Un conseil svp.
    merci d’avance.
    cordialement
    muriel deplanque

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    Je ne suis pas experte en martinet blessé.
    Contactez un centre de sauvegarde de la faune sauvage.

    Bonne chance.

  2. Je partage la même passion pour cet oiseau merveilleux. Je passe des heures à le photographier. Dernièrement j’ai pu saisir un accouplement en vol. Les images correspondent bien à la description que vous en faites.
    Elles sont visibles sur cette page : https://www.beneluxnaturephoto.net/forumf/index.php/topic,13652.275.html

    Amicalement.

    Jean-François

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    Incroyable vos photos et bravo! J’invite tous mes visiteurs à aller les voir.

  3. J’en héberge un actuellement, et il commence a être en grande forme malgré son aile blessée.
    Je le vaporise d’eau de temps en temps, il refuse de manger mais j’ai lu effectivement, qu’ils peuvent rester un certain temps sans manger.
    J’ai bien envie d’attendre que son aile cicatrise seule mais elle est de plus en plus agitée
    peut être des petits l’attendent quelque part bref c’est ça ou l’école vet avec le risque d’euthanasie pour ailes hors service.
    Décision difficile.
    Merci pour votre avis
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    Si sa blessure à l’aile l’empêche de voler, le mieux est de l’amener chez un vétérinaire.
    Sinon, il faut le relâcher au plus vite de façon à ce qu’il puisse se nourrir.
    Si vous le gardez blessé, il mourra probablement de faim après une lente agonie car ce sont des oiseaux très résistants.

  4. J’ai recueilli plusieurs fois des martinets en difficulté, et effectivement, ceux qui étaient en « bonne forme » s’envolaient lorsque je les lançais avec délicatesse dans les airs !… pour d’autres, je les ai nourris deux ou trois jours, puis, je les ai fait s’envoler de la même façon, pour d’autres encore, qui étaient soit trop jeunes (tombés du nid ), soit blessés , j’ai préféré les conduire dans un centre spécialisé pour les oiseaux sauvages …
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    Merci pour votre témoignage. Effectivement, conduire un animal blessé dans un centre de soin est souvent la meilleure solution. Il fait savoir aussi que les vétérinaires ont obligation de soigner gratuitement un animal sauvage blessé. Ils pourront aussi vous indiquer le centre de soin pour la faune sauvage le pus proche.

  5. ce doit être magique d’aider un oiseau à s’envoler !

  6. J’ai recueilli avant-hier, un martinet noir. Il n’a pas de blessures apparentes mais il était par terre avec le bec collé dans des plumes. Je lui donne des insectes : fourmis, mouchettes, de l’œuf dur et du beefsteack haché.
    Apparemment, il ne peut crier. Je le nourris toutes les heures et il a l’air de s’habituer à moi. Je l’emmène dehors mais lorsqu’il essaie de s’envoler; il arrive par terre. Je crains de le lancer en l’air car j’ai l’impression qu’il ne peut voler.
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    Ne le nourrissez pas trop. Un martinet peut tenir plusieurs heures voir plusieurs jours sans se nourrir. N’oubliez pas de lui donner à boire avec une pipette par exemple. C’est le plus important.
    Le mieux s’il peut s’envoler est de lui rendre la liberté. Mais un martinet ne peut décoller à partir du sol. Il faut se placer en hauteur, à l’étage d’une maison par exemple.

  7. Les martinets ont des ailes trop grandes pour pouvoir décoller depuis le sol .. c’est pour cela qu’ils sont toujours en l’air et qu’ils nichent et se posent dans des endroits ou ils peuvent partir en se jetant dans le vide..
    J’en ai eu aussi un dans mes mains étant enfant (il était tombé dans une cour et ne pouvait pas repartir) et c’est là que j’ai appris qu’il fallait le jeter en l’air pour lui rendre sa liberté. J’ai eu très peur de le blesser mais il est effectivement reparti très vite dès que ses ailes ont pu se déployer…
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    Merci Geneviève pour ton témoignage. Oui, tu as tout à fait raison de préciser pour l’envol. Moi, je l’ai libéré depuis le premier étage de la maison où j’étais!

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