Planète Nièvre : vous avez dit nuisibles ?

Depuis la loi «biodiversité» du 8 août 2016, le terme «nuisible» est remplacé par «susceptibles de causer des dégâts». Le terme de «nuisible» devenu politiquement, sociologiquement, culturellement inacceptable, a disparu de tous les textes législatifs et réglementaires mais, malgré ce compromis sémantique, rien n’a changé. L’homme s’octroie toujours le statut de grand ordonnateur de la nature. Inscrire une espèce sur la liste quel que soit le terme apporte une légitimité au droit de la gérer et bien souvent de la détruire sous prétexte de la réguler. Pour chacune des espèces classées, les modalités de sa destruction sont précisées : chasse à tir, piégeage, déterrage, etc. et ceci toute l’année. Cette notion d’animal «nuisible» oppose les chasseurs qui défendent l’idée selon laquelle certains animaux indésirables nuisent à la société et doivent par conséquent être détruits et les protecteurs de la nature pour qui l’idée même d’une séparation entre animaux «utiles» et «nuisibles» est une aberration écologique.

Comme vous le savez, c’est un sujet qui me tient très à cœur. Pour cette émission, nous avons rencontré Sylvie Cardona, vice-présidente et co-fondatrice de AVES France, association de protection des espèces menacées, et François Moutou, vétérinaire épidémiologiste, auteur de nombreux ouvrages.

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Pour en savoir plus : www.aves.asso.fr & www.aspas-nature.org

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