Archives pour la catégorie Faune

Un bistrot pour la faune sauvage

Foule d'oiseaux à l'abreuvoirL’eau va probablement être le grand enjeu des années qui viennent. Tout le vivant, nous, les animaux et les plantes en ont besoin pour survivre. On peut vivre relativement longtemps sans manger mais pas sans eau. Offrir de l’eau reste encore un geste d’hospitalité chez bien des peuples notamment les nomades. Avec des étés aussi secs que celui-ci, il est indispensable de proposer de l’eau aux petits animaux qui vivent près de chez nous. De fait, il faut en mettre à disposition toute l’année. Vous ne le regretterez pas car c’est un sacré spot d’observation.  lire la suite

……

Protéger les insectes, c’est protéger notre futur

Tribune-ReporterreL’enjeu planétaire est connu. Protéger les insectes et plus largement la nature, c’est protéger l’Homme et son avenir. Et cela passe par quelques gestes simples : leur donner de l’eau, éliminer tous les biocides, laisser pousser des herbes folles dans son jardin. J’ai écrit une tribune sur le sujet parue aujourd’hui sur Reporterre.

lire la tribune

Mobilisez vous pour les «nuisibles »


En devenant éleveur et agriculteur, il y plus de 10 000 ans, l’homme a dû protéger ses bêtes et ses cultures des prédateurs. De son point de vue d’humain, les animaux sauvages sont devenus des concurrents à éliminer. Hélas rien a changé, malgré l’évolution des connaissances scientifiques qui en montre l’aberration, la séparation du vivant entre « utiles » et « nuisibles » perdure que ce soit du point de vue faune ou botanique.

Tous les trois ans, la commission départementale pour la chasse et la faune sauvage (CDCFS) établit la liste des « nuisibles » ou plus exactement des « animaux susceptibles de faire des dégâts » selon les nouveaux termes de la loi qui est ensuite validée par le ministère de l’écologie puis l’arrêté est publié ☞ voir le projet d’arrêté. Entre les deux, une consultation publique qui est en ce moment. Si vous aimez la faune sauvage, si vous êtes inquiet face à l’effondrement de la biodiversité, si, comme moi, vous pensez que cette liste noire est d’un autre âge et indigne, exprimez vous avant le 27 juin. Vous éviterez le massacre inutile de près de 2 millions d’animaux d’ici juin 2022. Vous trouverez comment participer sur le site de l’Aspas ☞ ici avec des exemples pour argumenter votre réponse ou directement sur le site du ministère ☞ ici.

Pour mieux comprendre l’enjeu de cette consultation, je vous invite également à lire ci-dessous mon article intitulé Vous avez dit nuisible ?  paru dans le Traîne-Buisson, le journal de Nature 18, association pour la protection de la nature et de l’environnement du Cher ☞ lire la suite

Le castor, un bûcheron avisé !

Castor nageant

Observer le castor, c’est rien que du bonheur. Moi je ne me lasse pas de le regarder nager dans les reflets de la lune, se hisser sur les berges, saisir un rameau entre ses deux mains, le ronger, se lisser les moustaches, remonter son ventre à la manière d’un gros nounours et se grattouiller. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le castor n’hiberne pas et reste donc actif tout l’hiver.

Ses ennemis l’accusent d’abattre les arbres. C’est vrai que sur une plantation de peupliers en bord de rivière, il peut faire des dégâts. En fait, c’est un bûcheron avisé. Il varie les zones de coupes selon les saisons et le niveau de la rivière et entretient ainsi toute une mosaïque de milieux ouverts et de milieux fermés, ce qui est excellent pour la biodiversité. Il fait le travail que font les humains lorsqu’ils entreprennent de renaturer une rivière. ☞ lire la suite

Autour des palombes, un visiteur de marque

Un autour des palombes dans le bain des oiseaux ! A son plumage, c’est un juvénile. C’est la première fois que j’en vois un venir se baigner. La sécheresse n’en finissant pas, les oiseaux ont besoin d’eau ainsi les espèces les plus sauvages n’hésitent plus se rapprocher des maisons pour se désaltérer et faire leur toilette. Et en ce moment, c’est le temps des migrations. Des tas de petits passereaux font une halte au bain. Ce matin, c’était un minuscule gobemouche noir, hier un pouillot fitis. Je sais bien que mon jardin est accueillant mais chaque fois, je reste émerveillée de ce que je considère comme les cadeaux de la nature et ma journée s’en trouve transformée !

© Danièle Boone