Archives de catégorie : Nature

Nature Nièvre – Le mulot sylvestre


Le mulot sylvestre est un petit rongeur très commun. Il sort au crépuscule et est actif toute la nuit. Il n’est pas facile à observer. Dommage car avec ses grandes oreilles et ses yeux, deux immenses billes noires très brillantes, il est très mignon. On repère sa présence dans les jardins grâce aux nombreux débris de noisettes ou de noix, qu’il abandonne entre les racines d’un vieil arbre ou bien sous une pierre. Il s’agit en fait de sa salle à manger mais comme il ne débarrasse jamais la table, les déchets s’accumulent et finissent par être repérables.

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Nature Nièvre – les grandes aigrettes

Grande aigrette
Ces grands oiseaux blancs peuplent nos prairies ou le bord de nos étangs et de nos lacs en hiver. Quelquefois, elles sont en compagnie de leur cousin, les hérons cendrés. Leur bec jaune à pointe noire et leur couleur immaculée en font des oiseaux impossible à confondre. Pourtant, les grandes aigrettes ont failli disparaître pour une histoire de mode !  Du 18ème siècle jusqu’aux années 1950, les dames portaient des chapeaux emplumés. Les grandes plumes ornementales, caractéristiques de la parure de noce de notre oiseau étaient particulièrement prisées. Paris comptait alors près de 800 maisons de plumassiers employant quelques 7000 personnes. Et on sait que durant la seule année 1910, au marché de Londres, 1470 kg de plumes d’aigrettes ont été vendues. Cela représente près de 300.000 oiseaux adultes assassinés sur une seule année.
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Frelon gourmand

Frelon européen © Danièle Boone
Les reines-claudes de Bavay sont une variété tardives des fameuses prunes de la reine Claude, femme de François 1er ! Ce frelon a trouvé là matière à se nourrir et, dans le même temps, se désaltérer. J’aime beaucoup les frelons européens (Vespa crabo), ces grosses guêpes mal aimées alors qu’ils nous rendent plein de services.
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Planète Nièvre : Les abeilles, ambassadrices du vivant

Les abeilles ont depuis longtemps la sympathie d’un large public. De fait, ces sentinelles de l’environnement nous révèlent l’état de santé de la planète. Sachons les écouter et prendre les mesures nécessaires sans attendre des décisions politiques toujours retardées. Pour la dernière de Planète Nièvre, nous avons choisi de nous intéresser aux abeilles en tant qu’êtres vivants et non pas seulement aux productrices de miel. Avec Vincent Albouy, entomologiste, et Céline Locqueville, créatrice du jardin des petites ruches qui propose aussi des stages d’apiculture écologique sans récolte de miel, nous découvrons que l’abeille mellifère est une abeille qui peut vivre à l’état sauvage et qui, de fait, n’a pas besoin de nous. Elle sait très bien se débrouiller seule !

Nous évoquons aussi le monde immense des abeilles sauvages. Il existe près de 1000 espèces en France. L’abeille mellifère, notre abeille domestique, est l’une d’elle. Pollinisatrice efficace, elle doit être protégée tout comme ses cousines qui vivent à 96% en solitaire. Commençons par revoir notre consommation des produits de la ruche (miel, pollen, propolis). Ce sont de précieux nutriments pour booster notre système immunitaire l’hiver. Nous ne devrions les consommer que dans ce cadre afin de mettre fin à l’apiculture industrielle qui comme l’élevage industriel exploite les abeilles pour faire de l’argent et n’a que faire du bien être animal.

Céline Locqueville propose d’accueillir les abeilles mellifères dans son jardin en leur offrant des fleurs toute l’année et une ruche sans récolte de miel. Celui-ci est indispensable à leur bonne santé. Céline vit depuis 10 ans avec une ruche sur sa terrasse à trois mètres de la porte d’entrée de sa maison. Les abeilles ont choisi de s’y installer et la cohabitation se passe très bien. Nous sommes allés au jardin des petites ruches, et nous pouvons en témoigner.

Pour aller plus loin :
Abeilles mellifères à l’état sauvage, une histoire naturelle par Vincent Albouy, éditions Terran, 2019
Ruches refuges, accueillir les abeilles mellifères dans son jardin sans les exploiter par Céline Locqueville, éditions Ulmer, 2020

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Libellule déprimée

Libellule déprimée femelle
Mon ami Maurice Chatelain, photographe naturaliste bien connu, membre comme moi de l’association des Journalistes pour la Nature et l’Écologie (JNE) m’a envoyé cette superbe photo d’une libellule déprimée femelle (Libellula depressa). Le mâle, lui, est bleu. Son nom n’a rien à voir avec son état d’âme. Il provient de la forme de son abdomen court, plat et très large. Un très joli cadeau que je partage avec vous. Merci Maurice !

Si vous voulez découvrir plus de photos de Maurice Chatelain, je vous renvoie sur son blog ☞ www.harmonie-sauvage.com
À (re)voir aussi l’article ☞ libellules et demoiselles paru en 2012 sur ce blog  s