Archives de catégorie : Divers

Nature Nièvre : le lièvre d’Europe

Le lièvre d’Europe ou lièvre brun n’est pas un grand lapin. En dehors d’une notable différence de taille et de poids, le lièvre se distingue du lapin de garenne par ses mœurs et sa morphologie. Dans la famille lièvre, le mâle s’appelle bouquin, la femelle, hase et le petit, levraut. Pendant la saison des amours, les mâles se boxent. On dit qu’ils bouquinent. La hase peut être fécondée avant d’avoir mis bas. Elle porte alors deux générations à la fois pendant quelques jours. Cette superfétation concernerait 43% des femelles.

écouter la chronique (6′31″)

Quand le président Macron parle de la chasse

Plusieurs millions de chasseurs en France, diable !!! « Il y a cinq millions de chasseurs, qu’est ce que je dis cinq millions, il y en a même plus dans la pratique, plusieurs millions de chasseurs dans notre pays ». Est-ce à dire que dans la pratique, il y aurait de nombreux chasseurs qui chasseraient sans permis avec la bénédiction de l’État ?  Pour la saison 2019-2020, la France comptait 1 023 000 chasseurs ayant validé leur permis. Comme le nombre de chasseurs décroît régulièrement, il est peu probable que leur nombre se soit multiplié par 5 en une saison !

Lors de cet interview en direct d’Emmanuel Macron accordée au média Brut le 4 décembre, d’autres propos témoignent de sa méconnaissance du sujet. A deux jours du décès de Morgan Keane, le jeune homme de 25 ans tué le 2 décembre devant sa maison par un chasseur lors d’une battue aux sangliers, ce soutien sans faille aux chasseurs est particulièrement choquant. Mais, comme chacun sait, la chasse est un loisir pas du tout dangereux  et les chasseurs sont les grands sauveurs de la biodiversité et de la ruralité. Merci monsieur le Président, on note.

☞ À lire : le compte-rendu de l’Aspas sur les propos d’Emmanuel Macron sur la chasse et les chasseurs lors de son intervention  sur Brut (à partir de 1h53 environ).
☞ À lire aussi l’analyse de Reporterre : Emmanuel Macron se présente sans rire comme un champion de l’écologie

La nature ne se venge pas. Elle est. Tout simplement.

A propos de la crise sanitaire actuelle, j’ai entendu ou lu à plusieurs reprises que la nature se vengeait. Bon certes, cela relève peut-être d’une prise de conscience de nos comportements irrespectueux mais cela est néanmoins une vision très anthropomorphique. Dire qu’elle se venge, c’est lui prêté notre petitesse. La nature est bien au-delà de nos sentiments humains. Elle est. Tout simplement. Et elle subit tout autant que nous les dérèglements du monde, dont, par contre, nous sommes responsables. Ces dernières décennies, les maladies émergentes sont de plus en plus nombreuses. Concernant les humains, il y a eu l’épidémie de SRAS de 2002-2003 et la grippe aviaire de 2009. Mais quelles leçons en avons nous retenue ? Aucune.

Les épidémies qui touchent les animaux domestiques devraient nous interpeller davantage mais tant que ce n’est pas chez nous…  Ainsi, au lieu de s’inquiéter, les éleveurs de porcs bretons se frottent les mains : les chinois dont les élevages sont décimés par la peste porcine s’approvisionnent chez eux  ! Et les chasseurs, qui sont sans cesse en train de geindre sur leurs difficultés à réguler les populations de sangliers, en importent des pays de l’Est alors qu’on sait qu’ils peuvent être porteurs du virus de la peste porcine. Tout ça pour s’amuser à les massacrer en enclos – ils osent appeler cela de la chasse ! ☞  lire la suite

Coronavirus : pouce, on ne joue plus !

Un virus nous impose une pause mondiale. Comme dans chat perché, il faut une vraie raison pour crier «.Pouce.!.». Le Covid-19 est-il une vraie raison ? Sans aucun doute, mais les décisions prises à la hâte ressemblent à un aveu de l’impuissance de nos gouvernants ? Et d’incohérence : est-ce que cela a du sens de tout fermer et de maintenir le premier tour des municipales ? Est-ce que cela a du sens d’interdire toute sortie dans les 36 heures, juste suffisamment de temps pour que tous les citadins ayant un refuge à la campagne se précipitent dans des trains pleins ? Un vent de panique semble avoir saisi l’humanité alors que 96.% des personnes atteintes par le Covid-19 guérissent.  Si le Covid-19 est assurément une vraie raison, il y a eu beaucoup d’autres vraies raisons qui auraient du nous inciter à stopper notre course folle bien avant, notamment l’épidémie de SRAS de 2002-2003 ou la grippe aviaire de 2009 dont nous n’avons pas su retenir les leçons.

Alors oui, pouce, mais pour en profiter pour réfléchir plutôt que paniquer, voire d’orchestrer la panique. Que nous dit la crise actuelle ? La mondialisation néolibérale révèle sa fragilité. La Chine, le modèle de la croissance économique, en chute libre, entraîne à sa suite tout le monde occidental. La menace du krach financier fait frémir toutes les places boursières. Mais prendrons nous conscience que la financiarisation du monde et le consumérisme qui va avec est une voie absurde qui mène l’humanité à sa perte ou plutôt allons nous cesser de faire l’autruche et prendre enfin notre destin en main ?

J’ai écris ce texte pour un édito paru sur le site des JNE (Association des Journalistes pour la Nature et l’Écologie) ☞ lire la suite