Archives pour la catégorie Divers

La nature ne se venge pas. Elle est.Tout simplement.

A propos de la crise sanitaire actuelle, j’ai entendu ou lu à plusieurs reprises que la nature se vengeait. Bon certes, cela relève peut-être d’une prise de conscience de nos comportements irrespectueux mais cela est néanmoins une vision très anthropomorphique. Dire qu’elle se venge, c’est lui prêté notre petitesse. La nature est bien au-delà de nos sentiments humains. Elle est. Tout simplement. Et elle subit tout autant que nous les dérèglements du monde, dont, par contre, nous sommes responsables. Ces dernières décennies, les maladies émergentes sont de plus en plus nombreuses. Concernant les humains, il y a eu l’épidémie de SRAS de 2002-2003 et la grippe aviaire de 2009. Mais quelles leçons en avons nous retenue ? Aucune.

Les épidémies qui touchent les animaux domestiques devraient nous interpeller davantage mais tant que ce n’est pas chez nous…  Ainsi, au lieu de s’inquiéter, les éleveurs de porcs bretons se frottent les mains : les chinois dont les élevages sont décimés par la peste porcine s’approvisionnent chez eux  ! Et les chasseurs, qui sont sans cesse en train de geindre sur leurs difficultés à réguler les populations de sangliers, en importent des pays de l’Est alors qu’on sait qu’ils peuvent être porteurs du virus de la peste porcine. Tout ça pour s’amuser à les massacrer en enclos – ils osent appeler cela de la chasse ! ☞  lire la suite

Coronavirus : pouce, on ne joue plus !

Un virus nous impose une pause mondiale. Comme dans chat perché, il faut une vraie raison pour crier «.Pouce.!.». Le Covid-19 est-il une vraie raison ? Sans aucun doute, mais les décisions prises à la hâte ressemblent à un aveu de l’impuissance de nos gouvernants ? Et d’incohérence : est-ce que cela a du sens de tout fermer et de maintenir le premier tour des municipales ? Est-ce que cela a du sens d’interdire toute sortie dans les 36 heures, juste suffisamment de temps pour que tous les citadins ayant un refuge à la campagne se précipitent dans des trains pleins ? Un vent de panique semble avoir saisi l’humanité alors que 96.% des personnes atteintes par le Covid-19 guérissent.  Si le Covid-19 est assurément une vraie raison, il y a eu beaucoup d’autres vraies raisons qui auraient du nous inciter à stopper notre course folle bien avant, notamment l’épidémie de SRAS de 2002-2003 ou la grippe aviaire de 2009 dont nous n’avons pas su retenir les leçons.

Alors oui, pouce, mais pour en profiter pour réfléchir plutôt que paniquer, voire d’orchestrer la panique. Que nous dit la crise actuelle ? La mondialisation néolibérale révèle sa fragilité. La Chine, le modèle de la croissance économique, en chute libre, entraîne à sa suite tout le monde occidental. La menace du krach financier fait frémir toutes les places boursières. Mais prendrons nous conscience que la financiarisation du monde et le consumérisme qui va avec est une voie absurde qui mène l’humanité à sa perte ou plutôt allons nous cesser de faire l’autruche et prendre enfin notre destin en main ?

Ce texte est un édito paru sur le site des JNE (Association des Journalistes pour la Nature et l’Écologie) ☞ lire la suite

2020

écureuil…….

4 saisons, une nouvelle visite

4 saisonsCe samedi 2 novembre, nouvelle visite des abonnés des quatre saisons dans mon jardin sur le thème des oiseaux suivi d’un apéro partagé. Ce fut un moment d’échange très sympathique ! Prochain rendez-vous : le 20 juin 2020.

CETA, pas pour moi !

L’analyse du vote est intéressante. Sur les 577 députés que compte l’Assemblée nationale, seulement 24 députés se sont esquivés, c’est dire si le CETA a mobilisé. Au finish, le traité a été adopté à 266 voix pour et 213 contre mais il y avait 74 abstentions. Ainsi si l’on additionne ceux qui ont voté contre et ceux qui se sont abstenus, cela fait 287 députés qui n’ont pas voulu voter pour, soit 51,9 % des votants. Et si on affine encore, 52 députés LRM sur les 304 membres du groupe se sont abstenus soit en gros, un député LRM sur 6. Lorsqu’on appartient à un groupe, il est de bon de ne pas voter contre (9 ont pourtant osé le faire), on peut donc considérer que ces 52 députés étaient contre. Mais le fait est là, par la faute des ces imbéciles, nous voilà engagés encore davantage dans une voie qui ne va dans le bon sens et qui s’accompagne d’un insupportable déni démocratique. Rappelons que deux français sur trois étaient contre ce traité.

Alors que faire ? Pour ce qui me concerne, c’est une évidence. C’est un traité commercial or pour que le commerce marche, il faut des acheteurs. Donc, n’achetez plus dans les circuits de la grande distribution qui nous impose notre manière de vivre et de consommer. Côté alimentation, évitez tous les produits transformés, bourrés d’additifs qui nous empoisonnent. Achetez bio, local et de saison. En cas de doute, choisissez la certification Demeter. La biodynamie, c’est très compliqué. Ceux qui la pratiquent le font vraiment par conviction et non uniquement pour gagner de l’argent. L’idéal est de se fournir directement auprès des producteurs dont on connaît le travail et l’engagement. Même dans les grandes villes, c’est possible notamment via le système des AMAP. Moi, c’est ce que je fais. Je me suis convertie au bio en 1980 et petit à petit tout est devenu bio chez moi, y compris les produits ménagers, les lessives, mes crèmes de soin, etc.  Et pourtant, j’ai un petit budget. Comme j’ai quitté Paris pour m’installer à la campagne avec le but d’être un maximum autonome au niveau alimentaire, je cultive un potager, j’ai planté un verger et j’ai des poules. Je ne vais jamais dans les supermarchés préfèrant fréquenter les marchés où viennent les producteurs bio.

Je ne me pose pas comme un modèle à suivre, je suis juste la preuve qu’on peut faire autrement et je connais plein de gens qui font autrement aussi, chacun à sa manière, dans son contexte. C’est juste une question de priorité dans sa vie. Vaut-il mieux avoir un budget alimentation un peu plus élevé et garder son vieux portable ou manger des choses pas chères mais douteuses et avoir toujours le dernier smartphone.? Voilà une des multiples questions que chacun peut et devrait se poser. Nos gouvernants ont opté et vont encore opté pour les traités de libre-échanges qui sont climaticides, biodiversiticides et liberticides, mais nous ne sommes pas obligés de les suivre dans leur délire rétrograde. En tout cas, c’est mon point de vue de consommatrice responsable, très très sobre, qui a toujours préféré la qualité à la quantité.