Archives pour la catégorie Voir, lire, écouter

Chroniques de films (fictions et documentaires) de livres, d’émissions radio

Nature Nièvre – ça se passe à côté de chez nous

Je repars pour une nouvelle aventure à RCF Nièvre, une chronique sur la faune sauvage. Au fil de ces mini-émissions de 5 minutes, je souhaite partager mes émotions, le grand bonheur d’une rencontre toujours ressentie comme un cadeau de la nature. J’ai envie aussi de faire découvrir la vie et les comportement souvent étonnants des toutes petites aux grandes bêtes qui nous entourent.

La nature est un livre d’histoires extraordinaires : les escargots ont des dents plein la langue, les faucons crécerelles font le saint esprit et certains papillons aspergent leur bien-aimée d’écailles aphrodisiaques… Toutes les espèces sont intéressantes, même celles que l’imaginaire collectif juge repoussantes, les araignées ou les serpents par exemple. Apprendre à voir toute la faune sauvage, c’est apprendre à l’aimer et à la protéger. C’est aussi retrouver le lien vital avec la nature, l’essence même de notre être.

En écho à nos rêves profonds, l’animal éveille nos émotions. Une rencontre avec une biche et son faon s’inscrit dans la mémoire à jamais. Alors on devient disponible pour recevoir les cadeaux de la nature, contempler la vie sauvage et élargir la nôtre. On s’éprend de la subtile beauté d’un tout petit oiseau, de l’œil de velours d’un écureuil ou de l’ombre d’un rapace. L’aventure commence à notre porte. Il suffit d’ouvrir l’œil et les oreilles.

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Et si la santé guidait le monde ?

« L’espérance de vie vaut mieux que la croissance », tel est le sous-titre de « Et si la santé guidait le monde », le livre  de l’économiste Éloi Laurent qui vient de paraître aux éditions LLL. Ce n’est pas une crise sanitaire qui met à mal l’économie. C’est le système économique qui a complètement dévasté les écosystèmes et la biodiversité et qui conduit au fait de remettre en cause la santé y compris dans sa dimension psychologie, de santé mentale, le bonheur. « Quelle est la source première du bonheur à travers le monde ? demande alors Éloi Laurent. Ce sont les liens sociaux. Et c’est ça qui est attaqué dans cette année 2020. » ☞ lire la suite

Éloi Laurent était l’invité de La terre au carré de Mathieu Vidard ce mercredi 11 novembre ☞ écouter l’émission

Que crève le capitalisme, ce sera lui ou nous

C’est un Hervé Kempf en grande verve, digne d’un Victor Hugo, qui signe ce nouvel ouvrage. Son introduction, virulente, n’est pas sans rappeler la célèbre tirade de Ruy Blas ! Hervé, c’est le fondateur et le rédacteur en chef de Reporterre, ce quotidien en ligne sur lequel je vous renvoie régulièrement. Nourri de trente ans de journalisme scientifique, d’enquêtes sur le terrain et de cette formidable expérience de « Reporterre », il dresse un tableau imparable de ce capitalisme qui nous a mené là où nous en sommes. Les quinze années qui séparent la publication de Comment les riches détruisent la planète n’ont fait que confirmer ses thèses d’alors. Pire, la classe dirigeante s’est arc-boutée en s’engageant dans la foulée de l’ébranlement financier de 2008-2009 sur un nouveau chemin de radicalisation du capitalisme, niant la nécessité du changement. Le capitalisme ne peut survivre qu’en détruisant. « Arrêter ce qui détruit, cultiver ce qui grandit, voilà notre programme !» écrit Hervé Kempf. Pour obliger au changement, il prône l’action directe sous toutes ces formes, manifestations, blocages, procès, pétitions, intrusions sans jamais fléchir pour faire ce qu’il appelle une « guérilla pacifique ». Chaque acte de résistante, chaque affirmation de liberté, chaque effort émancipateur conduira au point de bascule de ce système capitalisme qui est de plus en plus en déséquilibre. Nous n’avons pas le choix, car comme le précise le titre : « ce sera lui ou nous ». Je vous invite donc à lire de toute urgence ce court livre très documenté : il remet les idées en place et rebooste notre énergie. Personnellement, je l’ai lu d’une traite.

Que crève le capitalisme, ce sera lui ou nous par Hervé Kempf, éditions du Seuil, 120 pages, 14,50 €

 

Planète Nièvre : Les abeilles, ambassadrices du vivant

Les abeilles ont depuis longtemps la sympathie d’un large public. De fait, ces sentinelles de l’environnement nous révèlent l’état de santé de la planète. Sachons les écouter et prendre les mesures nécessaires sans attendre des décisions politiques toujours retardées. Pour la dernière de Planète Nièvre, nous avons choisi de nous intéresser aux abeilles en tant qu’êtres vivants et non pas seulement aux productrices de miel. Avec Vincent Albouy, entomologiste, et Céline Locqueville, créatrice du jardin des petites ruches qui propose aussi des stages d’apiculture écologique sans récolte de miel, nous découvrons que l’abeille mellifère est une abeille qui peut vivre à l’état sauvage et qui, de fait, n’a pas besoin de nous. Elle sait très bien se débrouiller seule !

Nous évoquons aussi le monde immense des abeilles sauvages. Il existe près de 1000 espèces en France. L’abeille mellifère, notre abeille domestique, est l’une d’elle. Pollinisatrice efficace, elle doit être protégée tout comme ses cousines qui vivent à 96% en solitaire. Commençons par revoir notre consommation des produits de la ruche (miel, pollen, propolis). Ce sont de précieux nutriments pour booster notre système immunitaire l’hiver. Nous ne devrions les consommer que dans ce cadre afin de mettre fin à l’apiculture industrielle qui comme l’élevage industriel exploite les abeilles pour faire de l’argent et n’a que faire du bien être animal.

Céline Locqueville propose d’accueillir les abeilles mellifères dans son jardin en leur offrant des fleurs toute l’année et une ruche sans récolte de miel. Celui-ci est indispensable à leur bonne santé. Céline vit depuis 10 ans avec une ruche sur sa terrasse à trois mètres de la porte d’entrée de sa maison. Les abeilles ont choisi de s’y installer et la cohabitation se passe très bien. Nous sommes allés au jardin des petites ruches, et nous pouvons en témoigner.

Pour aller plus loin :
Abeilles mellifères à l’état sauvage, une histoire naturelle par Vincent Albouy, éditions Terran, 2019
Ruches refuges, accueillir les abeilles mellifères dans son jardin sans les exploiter par Céline Locqueville, éditions Ulmer, 2020

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Pour que nature vive, le podcast du Muséum

ature vive - MNHN
Les scientifiques du Muséum National d’Histoire Naturelle prennent la parole pour alerter sur le déclin de la biodiversité dans une série de podcasts intitulé «.Pour que nature vive.». Le titre fait référence au livre de Jean Dorst,  Avant que nature meurt ou plus exactement à la postface écrite par Robert Barbault, professeur au Muséum, intitulée justement Pour que nature vive.  L’ouvrage de Jean Dorst publié en 1965 est le premier en français à défendre la Nature contre l’emprise démesurée de l’homme. Tout comme Rachel Carson, l’autrice du printemps silencieux, il a su détecter les signaux prémonitoires de la crise de l’érosion de la biodiversité qui nous submerge aujourd’hui. L’objectif de cette série est d’expliquer le vivant et le monde qui nous entoure afin de mieux le préserver de manière très simple et accessible à tous. Chaque épisode dure une trentaine de minutes, ce qui est suffisamment long pour approfondir le sujet sans épuiser l’attention de l’auditeur. ☞ lire la suite