Fukushima, c’est derrière. Le pétrole guyanais, c’est l’avenir !

Cet après-midi, tout en concoctant une tarte aux pommes, j’écoutais CO2 mon amour, l’émission de Denis Cheissoux. Parmi ses invités, Corinne Lepage. Elle revient tout juste du Japon et plus précisément de Fukushima. Elle était là pour témoigner de ce qu’elle avait vu et entendu. La France a classé cette catastrophe majeure avec empressement. Tiens pardi, faut pas faire de l’ombre à nos gouvernants, super VRP du nucléaire français! Alors, donc, on n’en parle plus. Pourtant « c’est une catastrophe en cours » souligne Corinne Lepage. Beaucoup de points noirs subsistent ainsi que beaucoup d’interrogations sur l’état des lieux. En fait, on ne sait toujours pas précisément l’ampleur des dégâts. Mais ce dont on est sûr, c’est qu’un accident majeur peut encore survenir.

☞ Corinne Lepage a rencontré des mères qui s’inquiètent pour leurs enfants. Les écoles ont été réouvertes. On décontamine les cours de récréation sur 50 centimètres mais la terre reste là, enfouie sous des bâches plastiques parce qu’on ne sait pas où les mettre. Elle n’incrimine par l’état japonais débordé par la situation comme le serait d’ailleurs n’importe quel autre état. Non, elle constate simplement le désarroi de la population. Les Japonais, au départ, sont restés silencieux. Et puis, ils ont réalisé que la catastrophe n’était pas circonscrite à Fukushima mais qu’elle avait de nombreuses conséquences dans leur vie quotidienne. Le thé, les légumes, la viande, les poissons, bref, tous les produits de base sont contaminés. Alors, aujourd’hui, ils expriment un non massif (plus de 70%) au nucléaire.

Un grand nombre de centrales ont été arrêtées. Du coup, la production d’énergie s’est effondrée. Le peuple japonais a réagi d’une manière incroyable. Sa consommation d’énergie a diminué de près de 28 %. Mais tout le monde s’y est mis, y compris les industries. Corinne Lepage avoue avoir été médusée par cette prouesse. Cela prouve en tout cas que c’est possible et que cela pourrait être applicable ailleurs dans le monde. C’est peut-être tout simplement une question de solidarité collective. Le grand problème qui fait débat actuellement au Japon, c’est de savoir si on redémarre certaines centrales ou si on se débrouille autrement. En effet, les centrales qui tournent actuellement devront être arrêtées au printemps 2012 pour maintenance. Le débat est fort. Le gouvernement  s’est engagé à ne plus construire de nouvelles centrales et à investir au maximum dans les énergies renouvelables. Et c’est déjà en route.

La France, elle, persiste sur son principal cheval de bataille industriel et économique. Cela ressemble à une histoire drôle, celle d’un commerçant qui propose à tout le monde un produit dont plus personne ne veut. Ah, ah… sauf que c’est à pleurer! On n’investit plus un centimes dans les énergies renouvelables mais on se félicite d’avoir trouver du pétrole au large de la Guyane. Youkaïdi, youkaïda!!! On a vraiment des œillères… On cherche, on halète, on suffoque, on se félicite et on croit qu’on va arriver à… rien changer! Alors on envisage de faire des trous, encore des trous, toujours des petits trous enfin plutôt des grands trous pour extraire le sang de la terre. A ce propos, un livre vient de paraître aux éditions LLL, « Les Liens qui Libèrent ». Il est signé par Marine Jobert et François Veillerette. Il s’intitule « Le vrai scandale des gaz de schiste ». Je ne l’ai pas encore lu, mais François Veillerette qui a cosigné avec Fabrice Nicolino « Pesticides, un scandale français » fait partie de ces lanceurs d’alerte qui ont toute mon admiration. Pas étonnant donc qu’il soit l’un des auteurs du premier livre à paraître sur le sujet. Là aussi, le silence et la désinformation sont la règle, raison de plus pour lire ce livre sur lequel je reviendrai forcément.


One Response to Fukushima, c’est derrière. Le pétrole guyanais, c’est l’avenir !

  1. Merci à Lilo de m’avoir fait découvrir ce blog, je sens que je vais venir et revenir.
    A bientôt Anne

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