Mon jardin nature

Un chardonneret élégant posé sur une tige de fleur de pissenlit

Le temps passe à toute vitesse. Dès que j’ai un moment, je suis dans mon jardin ce qui explique mes longs blancs sur ce blog. Mais j’ai envie de partager cette expérience et peut-être vous donner des idées. Pour moi, personnellement, faire un jardin, n’est pas seulement un loisir mais un acte authentiquement militant. J’ai imaginé un espace  généreux et  accueillant pour la faune. Et en laissant simplement quelques herbes folles, je suis merveilleusement récompensée. Ainsi j’ai observé ce chardonneret déguster une fleur de pissenlit. Le petit acrobate a pris vraiment tout son temps et, pour moi, ce fut un pure moment de bonheur.

☞  La nature rend modeste. J’ai offert aux mésanges deux jolis nichoirs. Ils ont bien été visités mais pas adoptés! Le hérisson a par contre apprécié l’abri préparé. Il a méthodiquement rentré plein de feuilles mortes pour se faire un nid douillet. Mais avec le retour du printemps, il est reparti vivre sa vie. Alors, j’essaie simplement de faire de mon jardin un lieu d’accueil où les animaux sentent qu’ils sont les bienvenus.

Ce geai est aussi un habitué de mon jardin

A l’automne, j’ai planté une haie champêtre composée d’érable, viorne obier, néflier, plantain, sureau, cornouiller… Tous les scions ont pris et je vois mes petits arbres s’épanouir tranquillement. Dans quelques années, les oiseaux y trouveront le gîte et le couvert. A ce propos, j’ai participé au guide pratique du jardinage au naturel publié par Que choisir. J’ai écrit le chapitre consacré à la faune du jardin. L’ensemble du bouquin, plein de conseils simples et faciles à mettre en place, est intéressant. Je vous le recommande d’autant plus sereinement, que je n’ai aucune royaltie sur les exemplaires vendus – c’est souvent le cas lorsqu’il s’agit d’un collectif d’auteurs.

J'ai découvert cette phalène non encore identifiée sur les groseillers

Bien sûr, chez moi, tout biocide est interdit. Même si ce n’est qu’une bulle au milieu des pesticides, un peu d’air et de nourriture pure, cela donne une respiration notamment aux insectes. Au potager, je teste la grelinette pour travailler la terre. Cette année, j’ai pu la nourrir avec mon premier compost. Je suis persuadée que cette terre argilo-calcaire, dure et ingrate, va s’améliorer. Je teste ma patience: il faut au moins trois ans pour construire un jardin et des années encore avant qu’il n’atteigne sa maturité. Mais j’aime cette lenteur qui me relie à la terre nourricière dont trop d’entre nous n’a plus conscience.

Et puis j’expérimente ce que j’ai lu dans les livres ou trouvé sur internet. Et, ça marche ! Mon jeune pêcher, Madame Guillot, réputé résistant à la cloque a succombé. Je l’ai soigné avec une décoction d’ail. Cela lui a  fait grand bien. Mais, ce qui est sans conteste le plus magique, une chose dont je ne me lasserai jamais, c’est  miracle de la vie: on met une graine dans la terre, une plantule apparaît qui va devenir une plante qui nous nourrit. Alors pour ma première vraie année de potager, je me suis même lancer à faire mes plants moi-même, d’aubergines, de poivrons et de tomates, des vieilles variétés dont j’ai trouvé les graines chez Kokopelli. Les plants sont superbes et je vais les repiquer en pleine terre dans les jours qui viennent.  J’ai hâte de découvrir leur goût et savoir qu’elle va être ma préférée.

16/03/2012 © Danièle Boone – Toute utilisation même partielle du texte et des photos est soumise à autorisation

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