Mon jardin sauvage

Mon jardin sauvage par Aino Adriaens - photos Benoît ReneveyVivre et accueillir la nature au quotidien, tel le sous-titre de ce livre magique. Non je ne me trompe pas de qualificatif, Aino Adriaens a l’art de nous conduire d’émerveillement en émerveillement. Son texte est magnifique, tantôt totalement poétique, tantôt complètement dans le concret ou encore pédagogique. Elle nous parle donc des quatre saisons de son jardin dédié à la vie. Voilà treize ans qu’elle donne toute sa place à la nature sans pour autant se laisser déborder. Son secret: beaucoup d’écoute, de la tolérance et surtout une indépendance d’esprit. Elle a tourné le dos à l’idée reçue du beau jardin sans herbes folles et aux plate-bandes bien dessinées à coup d’herbicides et autres pesticides. ☞ Résultat: plein d’oiseaux, de papillons, de butineurs et autres petites bêtes  se sont installés dans ce paradis… pour les enfants aussi… Ah, les heures bien remplies à observer les animaux de la mare ou à confectionner des sirops de fleurs! Aino Adriaens n’est pas avare de son savoir. Elle donne aussi des astuces pour fabriquer un hôtel à insecte ou une haie originale en saule. Il ne faut pas oublier aussi la qualité des photos de Benoît Renevey, un biologiste devenu photographe animalier qui vient régulièrement profiter de la richesse du jardin sauvage de Aino.

Bruant zizi © Danièle Boone

De fait, ce livre arrive à point nommé pour encourager la néophyte que je suis. Je commence tout juste à bâtir « mon jardin sauvage » – un projet chronophage – même plus le temps d’écrire sur mon blog! Dans un grand élan, j’ai fait arraché les quelques 200 mètres de haies de thuyas et de lauriers cerises, alors je me retrouve avec un espace dévasté entièrement à restructurer. Heureusement, je bénéficie aussi de la présence d’une haie naturelle et d’un vieux mur de pierre qui attirent quelques hôtes. Les oiseaux, entre autres, commencent à comprendre, qu’ici, ils sont les bienvenus. Pour les plus familiers d’entre eux,  tourterelles et mésanges, la distance de fuite diminue visiblement. L’aventure est passionnante et j’ai hâte d’en voir les résultats. Mais en côtoyant la nature, j’ai appris la patience et je sais que ses plus beaux cadeaux sont toujours inattendus. Récemment par exemple, j’ai vu un bruant zizi bien en vue sur une branche du tilleul. Il a même eu la courtoisie d’attendre que j’aille chercher mon appareil photo! Et depuis peu, un chouca reste tranquillement à quelques mètres de moi lorsque je suis dans ma prairie alors que tous ses congénères s’envolent dès qu’ils aperçoivent une silhouette verticale.

Mon jardin sauvage est édité chez Mondo Editions. Il n’est malheureusement distribué qu’en Suisse.

17/04/2011 © Danièle Boone

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