Oiseaux des jardins.

Merle © Danièle Boone

Une merlette gonfle les plumes pour se protéger du froid. Les merles semblent très communs. C’est vrai. Ils font partie des oiseaux les plus faciles à observer. Leur population est néanmoins en diminution. Idem pour beaucoup d’autres oiseaux de nos jardins: les fauvettes à tête noire, les moineaux domestiques,  les pouillots véloces, les troglodytes mignons, les verdiers, les pinsons des arbres, les grives musiciennes, les tourterelles turques, les pies bavardes,  les pigeons ramiers…

Rouge-gorge © Danièle Boone

Le rouge-gorge, le petit ami des jardiniers, présente un déclin significatif. Il ne figure d’ailleurs pas dans le Top Ten des oiseaux les plus fréquents des refuges LPO selon le recensement effectué le 23 mai 2010 par 2 204 participants bénévoles. Les résultats de cette enquête patrimoniale  sur les oiseaux communs des jardins sont publiés dans le dernier numéro de L’oiseau-Mag, le magazine de la LPO (n° 101 – Hiver 2010). Cette opération participative de comptage sera reconduite en 2011. La date n’est pas encore fixée.

Tourterelle turque © Danièle Boone

La tourterelle turque surveille son alter ego qui s’est laissé tenté par les graines tombées de la mangeoire. Elle est à la fois très familière et très méfiante. Dès qu’une ombre passe derrière la fenêtre, elle s’envole.

Deux chardonnerets bagarreurs © Danièle Boone

Cet hiver, avec le froid, des chardonnerets ont fréquenté ma mangeoire. Ils sont plutôt du genre teigneux. Pendant quelque jour, l’un d’eux, avait pris possession des lieux et chassait même ses congénères. Rusées, les mésanges charbonnières et bleues atterrissaient en équipe de trois à quatre individus. Le chardonneret, ne sachant plus sur quel bord attaquer, a été délogé enfin… quelques secondes seulement. Les mésanges avaient gagné: elles sont reparties leur graine en bec. Un beau spectacle!

Un verdier agresse un chardonneret © Danièle Boone

Le verdier occupe facilement le terrain mais, bien qu’il se veuille impressionnant, ce chardonneret garde son calme.

Mésange bleue et chardonneret © Danièle Boone

Les mésanges bleues, ont tous les culots. Face à ces minuscules oiseaux, les fringilles, (chardonnerets, verdiers ou pinsons) n’ont pas leur mot à dire. Hardies, les petits mésanges n’hésitent pas à l’affronter même seules et parviennent sans trop de peine à prendre part au festin.

 

Mésange charbonnière © Danièle Boone

Bonne nouvelle, les effectifs de mésanges aussi bien charbonnières que bleues sont stables. Ce mâle de mésange charbonnière  tient entre ses pattes, une graine trop grosse pour être avalée tout rond. Comme ça, il peut la déguster tranquillement.

Mésange nonnette © Danièle Boone

La mésange nonnette elle aussi se porte bien quoique ses effectifs soient en légère baisse.

Moineau domestique © Danièle Boone

Les moineaux domestiques  surveillent les miettes. Cette espèce, si commune autrefois, est en forte diminution, surtout dans la moitié sud de la France. En revanche, dans la moitié Nord, il semble regagner du terrain depuis 2008. En Bretagne et en Loire Atlantique, il est devenu carrément rare.

Pinson des arbres © Danièle Boone

Le nombre des jolis pinsons des arbres est lui aussi en diminution. Il est évident que les méthodes de cultures industrielles et l’emploi de pesticides ont un effet catastrophique sur la biodiversité et sur les équilibres naturels entre prédateurs et proies. Plus il y a de parasites, plus on emploie de produits chimique mais cette spirale est sans fin. Cela fait le bonheur des fabricants qui inventent des produits toujours plus forts, soit disant toujours plus ciblés mais toujours aussi destructeurs ou plutôt créateurs de nouveaux déséquilibres et donc de nouvelles attaques de ravageurs! L’autisme des industriels et des dirigeants est désespérant. Il serait urgent de favoriser avec un grand F, le retour à des pratiques plus respectueuses du vivant. Mais les décisions gouvernementales comme la baisse du crédit d’impôt pour l’agriculture biologique ou l’arrêt (même provisoire) du rachat de l’électricité solaire, vont dans le sens inverse. Révoltant!

Un pic épeiche visite la mangeoire © Danièle Boone

Et parmi les hôtes inattendus, un magnifique pic épeiche. Je ne savais pas que ces beaux oiseaux prisaient aussi les boules de graisse dont raffolent les mésanges. Et comme c’est la saison d’amour, ils sont maintenant deux à fréquenter mon jardin!

Grosbec casse-noyaux et verdier © Danièle Boone

Et encore un visiteur rare : le grosbec casse-noyaux est en effet un grand timide ! Il s’approche assez rarement des maisons.


11/01/2010 © Danièle Boone – Toute utilisation même partielle du texte et des photos est soumise à autorisation


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