Nature Nièvre : l’ascalaphe soufré

Ascalaphe soufré

L’ascalaphe est un curieux insecte entre papillon et libellule. Leur corps est poilu comme celui d’une mouche et leurs ailes sont élargies comme celles d’un papillon mais avec une nervuration de libellule. Ils ont une envergure allant de 4 cm et demi à 5 cm et demi. En gros, on dirait des libellules ayant emprunté leurs ailes à des papillons.

Si les ascalaphes semblent être un croisement entre odonates et lépidoptère, c’est biologiquement impossible. Ils appartiennent à la famille des Névroptères soit mot-à-mot « à ailes nervurées ». Cet ordre d’insectes est méconnu du grand public. On y trouve une bonne dizaine de familles dont les les fourmilions et les chrysopes ou « mouches aux yeux d’or ». Les ascalaphes sont carnivores. Ils consomment de petites proies, principalement des diptères, tels que les mouches, les moucherons et les moustiques. Ces prédateurs actifs se déplacent en escadrilles et capturent les insectes en plein vol.

Donc si vous croisez une bestiole volante qui n’est ni une mouche ni un papillon ni une libellule mais, en même temps tout cela à la fois, vous serez sans doute face à un ascalaphe. En Bourgogne et en Berry, vous rencontrerez probablement un ascalaphe soufré, l’espèce la plus courante dans ces régions. Dans tous les cas, observer un de ces superbes insectes qui passe comme un éclair jaune au vol chaloupé et agile, est toujours un moment de grâce inoubliable.

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La dissolution des soulèvements de la terre

En octobre 2021, paraissait Qui veut la peau des écolos ? le livre que j’ai co-écrit avec Marc Giraud. Depuis, les exemples d’écolobashing se multiplient. La dissolution des soulèvements de la terre, en est un nouvel acte. Tout simplement, écœurant !

Je vous renvoie à Macron déteste la jeunesse, l’excellent édito de Hervé Kempf  paru ce jour sur Reporterre.

« Il faudrait donc se taire et accepter des autoroutes absurdes. Il faudrait se taire et accepter l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie. Il faudrait se taire et accepter la bétonisation généralisée. Se taire et accepter le doublement du trafic aérien. Se taire et admirer les milliardaires Musk, Arnault et Bezos. Se taire et accepter qu’il faille s’adapter à +4 °C de réchauffement sans que soit sérieusement engagée la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Se taire, se taire, se taire. »

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Vivant : émerveillez vous avec le film de Yann Arthus-Bertrand


Ce mardi 23 mai à 21h10, sur France 2, diffusion d’un film à ne pas rater. Yann Arthus-Bertrand a lancé un appel aux vidéastes animaliers. 200 d’entre eux lui ont envoyé des séquences exceptionnelles sur la faune sauvage, des plus petits comme ces rats des moissons menacés de disparition aux plus grands, des visibles que, pourtant, bien souvent nous ne remarquons pas, aux invisibles qui œuvrent au bien être sur la terre. Rémi Dupouy, Laurence Buchmann et Marc Giraud ont coécrit le texte. Résultat : un formidable reportage sur la biodiversité française, une heure et demie d’émerveillement qui nous transporte de la mer à la montagne, en passant par la plaine, la forêt et même la ville.

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Blaireaux : le combat continue


Isabelle Vaissade Maillet, présidente de Nature 18, a lu le texte de la lettre remise au préfet lui demandant de ne pas autoriser la période complémentaire de vénerie sous terre demandée par les chasseurs. Ce rassemblement organisé dans le cadre de la journée mondiale du blaireau initiée par l’Aspas est une étape dans le long combat pour protéger le vivant mené notamment par les associations de protection de la nature. Hélas, si les mentalités évoluent – de plus en plus de gens prennent conscience de la dramatique disparition des espèces et prennent parti pour les mal-aimés, le blaireau mais aussi le renard – dans les faits, rien ne bouge. Ainsi, notre mobilisation doit continuer.

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15 mai : journée internationale du Blaireau à Bourges

Alors que le blaireau est protégé dans de nombreux pays européens, il est chassable en France. Le pire étant le déterrage ou vénerie sous terre. Les veneurs acculent les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, ils creusent afin de pouvoir les saisir avec des pinces. On parle aussi de déterrage. Les animaux, dans un état de stress inimaginable, sont ensuite tués. Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage défendu par ses adeptes au nom de la tradition. Attaquer un animal dans son abri, l’acculer au fond de son terrier, le terrorriser puis le mettre à mort est-il encore acceptable aujourd’hui ?

Pour de faux prétextes, les chasseurs demandent chaque année des périodes complémentaires de vénerie sous terre. Dans le département du Cher comme dans beaucoup d’autres département, cette période complémentaire est systématiquement accordée. Ainsi, le blaireau, une espèce dont les effectifs sont globalement stable, est, de fait, pourchassé et tué sans relâche 9 mois par an !

Mon association, Nature 18, dont je suis administratrice, a décidé d’en appeler à la justice. Un premier recours a été déposé en 2021 auprès du tribunal administratif puis un second en 2022. Ces deux recours sont toujours en attente de jugement. L’arrêté autorisant les périodes complémentaires pour la saison cynégétique 2023-2024 va être pris incessamment. L’enquête publique a eu lieu. Sur les 186 contributeurs, 178 ont exprimé un avis défavorable. Mais bien sûr ces contributions majoritaires ne sont pas prises en compte pas plus que ne l’a été le plaidoyer de Nature 18 en faveur du blaireau lors de la Commission départementale de la Chasse et de la Faune sauvage.

Nous avons donc décidé de faire un rassemblement devant la préfecture du Cher à Bourges le 15 mai de 15 heures à 17 heures pendant lequel une délégation ira déposer une demande au préfet pour qu’il n’autorise pas cette période complémentaire et qu’il mette en place une collaboration avec les associations de protection de la nature pour travailler à une meilleure cohabitation avec cet animal et l’ensemble du vivant dans notre département.

Venez nombreux soutenir le blaireau.