Coquelicots et lutte pour le climat, marions les !

Coquelicots« Comment pourrait-on supporter d’avoir détruit l’Empire des pesticides si le monde était transformé en fournaise ? » Fabrice Nicolino, président de « Nous voulons des coquelicots » propose aux groupes locaux des Coquelicots d’organiser un mariage festif entre les Coquelicots et la mobilisation contre le dérèglement climatique. Une évidence qu’il vaut mieux formuler, en effet.

Le mouvement des Coquelicots a été lancé le 12 septembre 2018. Entre 700 et 800 rassemblements simultanés ont lieu le premier vendredi de chaque mois devant les mairies de notre pays, soit plusieurs dizaines de milliers de personnes. Chaque mois. Et 720.000 femmes et hommes ont déjà rejoint l’Appel des Coquelicots, qui n’a jamais été une pétition, mais un solennel engagement à l’action. L’objectif est  toujours de cinq millions de soutiens en octobre 2020.

☞ lire la tribune de Fabrice Nicolino sur Reporterre

Accueillir les insectes dans mon jardin

Accueillir les insectes dans mon jardinJe vous présente mon nouveau livre qui vient de paraître aux éditions Jouvence.  Les abeilles vont-elles disparaître ? Où sont passé les papillons ? Des questions que tout le monde se pose aujourd’hui. Les chiffres sont terrifiants : selon une étude allemande publiée en octobre 2017 dans la revue PLoS One, 75% des insectes ont disparus en 30 ans. En France, une étude en cours menée par le CNRS de Chizé (79) constate également un effondrement des populations d’insectes depuis 2000 sans être encore en mesure de donner des chiffres. Selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement, entre 1990 et 2011, les populations de papillons en Europe ont diminué de presque 50 %.  Bref, toutes les études convergent : le déclin des insectes est bien réel et s’est accentué ces cinq dernières années. Dans ce livre où l’on découvre aussi la vie des insectes, je donne quelques clefs pour essayer de les aider, à son niveau, dans son jardin, en leur offrant le gîte et le couvert.
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Écouter mon interview par Olivier Guillaume sur RCF

Accueillir les insectes dans mon jardin – ma contribution à la biodiversité, éditions Jouvence, 125 pages, 8,90 €

Planète Nièvre – Paysans de nature

Marion Baranton et Jérôme Boulanger
Paysans de nature » est un réseau de paysans né en Vendée, à l’initiative de la Ligue de protection des oiseaux (LPO-Vendée). Il regroupe des éleveurs, des paludiers, des arboriculteurs, des vignerons, des paysans-boulanger, des maraîchers… qui ont choisi de préserver et de favoriser la biodiversité sauvage donc, de faire de leur exploitation une réserve naturelle. Pour cette émission nous avons rencontré Frédéric Signoret, vice-président de la LPO Pays de la Loire et paysan et fondateur du réseau « Paysans de nature ». Il était venu au Carrouège, écolieu au carrefour de Vauclaix (58), pour présenter le réseau. Nous avons rencontré également, sur leur ferme, Marion Baranton et Jérôme Boulanger, éleveurs à La Rochemillay dans le Morvan.

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Jardiner et consommer autrement

Ce dimanche  12 mai, je vous invite à venir à Germigny-sur-Loire dans la Nièvre où Geneviève Omessa, ma complice de Planète Nièvre, organise une journée pour « jardiner et consommer autrement ». Il y aura un marché bio, un troc plantes, des stands associatifs mais aussi des conférences, de la musique, un atelier nature créatif et… une table ronde sur le jardin naturel animée par moi-même.

Le matin, ne ratez pas la sortie Faune et Flore avec la LPO 58. A noter également,  de 14 h à 15h30, le concert des Healberries (William Rollin, Aurélien Naffrichou et Ludovic Legras).

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La vigne et ses plantes compagnes

vigneLa vigne est devenue un végétal mené à la baguette, attaché, taillé, épampré, effeuillé, mis au carré par souci de productivité, vivant encore souvent sur sol nu, dans une monoculture impeccable. Pourtant la vigne est une liane, un végétal social, naturellement exubérant, doté de vrilles pour s’agripper solidement sur ses voisins, et capable de mouvement dans son espace. Des illustrations des XII et XIIIème siècles montrent la vigne grimpée dans des arbres. Les auteurs, tous les deux ingénieurs agronomes, nous racontent l’histoire de la vigne domestiquée dans le Caucase puis progressivement disséminée hors des forêts. De grands brassages ont finalement constitué l’incroyable patrimoine variétal viticole. Nul autre végétal n’est aussi divers dans ses productions : 5000 cépages subdivisés en multiples clones, lesquels, soumis aux effets des sols, des climats, des savoir-faire et de la créativité des vignerons et œnologues, ont abouti à une diversité inquantifiable de vins produits sur plus de sept millions d’hectares à travers le monde.

De tout temps, la vigne a eu ses plantes compagnes, celles qui vivent directement près d’elle comme le pêcher ou les poireaux mais aussi celles comme le chêne pour les fûts ou l’accacia pour les piquets. La première partie du livre est consacrée à ce compagnonnage historique; la seconde au compagnonnage écologique qu’il est urgent de mettre en pratique. D’ores et déjà, l’herbe a fait son retour dans de nombreuses parcelles. Des légumineuses, des plantes dépolluantes comme l’arabette de Jaller, le silène humble, la vesce jaune intermédiaire et la cardaminopsis de Haller sont également préconisées. On attend les arbres. L’agroforesterie viticole arrive à petits pas. La troisième partie rassemble 25 portraits de plantes compagnes de la vigne. Un livre tout à fait passionnant.

La vigne est ses plantes compagnes par Léa et Yves Darricau, Rouergue, 29,50 € – www.lerouergue.com