2019

2019
C’était il y a quelques jours. La brume persistait encore à 11 heures. Le soleil était tout rond et tout blanc. Se prenait-il pour la lune ? Allez savoir ! Cela ressemble un peu à notre monde, incertain. Alors pour cette année 2019, je souhaite que les utopies se multiplient et qu’à force, elles finissent par changer le monde. J’entends par utopies toutes ces espérances de vivre autrement, mieux, plus solidairement, plus sobrement qui se concrétisent dans des expériences qui montrent que c’est possible. Et il y en a de plus en plus mais tout cela est encore trop éparpillé, trop méconnu. Alors je nous souhaite pour 2019 d’entrer dans ce grand courant d’énergie pour tourner enfin la page du monde ancien, égoïste et destructeur. Comment ? Dans la simplicité du vivre ensemble, dans la bienveillance envers la nature, dans le refus de l’injustice, dans la gratitude de tous ces petits riens qui nous sont donnés quotidiennement : une belle lumière, le chant d’un oiseau, un sourire éclatant ou des rires d’enfants.

4  saisons : zéro pesticide, enfin ! 

4Saisons Zero PhytoCe premier janvier 2019, l’usage de tous les produits phytosanitaires sera interdit au jardin, cela valait bien la peine d’en faire le dossier de ce numéro. Il faut dire que ce combat est inhérent au magazine comme le rappelle Marie Arnould, la rédactrice en chef, dans son édito. C’est le 23 avril 1979 que l’équipe fondatrice s’est rencontré pour la première fois avec l’objectif de créer une maison d’édition consacrée au bio. Dans le numéro 42 (janvier-février 1987), étaient publiés les résultats d’une étude menée par Terre Vivante avec le concours de 51 mères volontaires, une des premières du genre. Elle démontrait la rémanence des pesticides : leur lait était toujours pollué par les insecticides organochlorés, quatorze ans après l’interdiction de la majorité d’entre eux. ☞ lire la suite

Coucher de soleil

Ce coucher de soleil dans mon jardin, il y a quelques instants. Les lumières d’hiver sont à nulle autre pareilles. Et j’ai la grâce de m’en émerveiller. Alors, cette image, juste pour le plaisir.

Nuits des Cévennes

En ce 24 décembre où selon la tradition, une étoile a guidé les rois mages vers l’enfant divin, je me suis plongée dans ces « Nuits des Cévennes » où il n’est pas question de l’étoile de Bethléem mais des cieux exceptionnels du parc national consacré cet été Réserve internationale de ciel étoilé d’Europe. Et j’en suis encore toute émerveillée. Le défi de montrer la nuit est parfaitement relevé. Chaque séquence d’images est séparée par une double page présentant une constellation : la chevelure de Bérénice visible qu’au printemps, celle d’Hercule pour l’été, de Cassiopée pour l’automne et d’Orion pour l’hiver. Les légendes reportées en fin d’ouvrage renseignent sur le lieu, l’heure de la prise de vue et fournissent moult précisions qui permettent d’affiner la lecture de l’image mais on peut aussi se contenter de tourner les pages et se perdre dans l’infini si somptueusement capté par les différents photographes.

Côté texte, cinq cahiers demi-format sont intégrés. Écriture blanche sur fond bleu foncé. Samuel Challéat, chercheur en géographie de l’environnement, parle de la perception de la nuit qui peut aller de l’enchantement à la peur absolue du noir selon les individus. Arnaud Rykner, écrivain, propose « ce que taisent les étoiles », un texte plein de fantaisie et de poésie. Jean-Paul Salasse, co-président des Écologistes de l’Euzière, raconte ses expériences naturalistes en quête du cerf, du grand duc et s’émerveille d’un duo entre le petit duc et le crapeau accoucheur… Guillaume Cannat, amateur d’étoile, nous entraîne au Mont Aigoual pour observer le ciel hivernal. Enfin Alain Renaux, ethnobotaniste, salue la beauté des « belles de nuit », ces fleurs qui, comme les onagres, s’ouvrent le soir pour offrir leur beauté parfumée aux papillons et autres insectes nocturnes. 

Éditions du Rouergue/Parc national des Cévennes, 160 pages, 35 €
www.lerouergue.com

Planète Nièvre : Jouets et friandises

C’est de saison, pour cette dernière émission de l’année, nous nous sommes intéressés aux jouets et aux friandises que nous offrons à nos enfants. Faire plaisir est bien naturel mais comment éviter les pièges de cette fête de la consommation qu’est devenu Noël. Les industriels savent y faire pour nous tromper. Ces dernières années, on a découvert que jouets et bonbons pouvaient être très toxiques pour nos enfants.

Sous prétexte d’économie circulaire, certains jouets sont fabriqués avec des matérieux recyclés qui peuvent contenir des produits toxiques dangereux comme le brome. Des analyses ont montré que l’on pouvait y trouver aussi PVC, phtalates, formaldéhyde, métaux lourds, colorants azoïques. Du côté des friandises industrielles, la plupart contiennent des nanoparticules comme le dioxyde de titane (E171) ou le dyoxide de silicium (E551) or ces particules minuscules de un dix millième de millimètre passent les barrières de notre corps et peuvent arriver au noyau des cellules. Et là, elles peuvent détériorer l’ADN, c’est à dire notre signature génétique.

Que pouvons-nous faire ? Etre vigilant, lire les étiquettes et choisir d’aller acheter ses jouets chez des petits commerçants soucieux de proposer des produits sains et écologiques. Il en existe dans presque toutes les villes. Dans la Nièvre, à Nevers, Jean de la Lune et la Boutique enchantée, à La Charité sur Loire, la Quincaillerie et à Corbigny, La tête à Toto. Le bouche à oreille est la meilleure source pour les connaître. Nous avons rencontré, Nadine Poidvin, propriétaire du magasin de jouets Jean de la Lune, très soucieuse de proposer des jouets, joli, éducatifs, de bonne qualité et écologiques. Quant aux bonbons, sont-ils si bons ? Il existe des alternatives maison et en plus, on peut associer les enfants pour les fabriquer. Ils adorent !

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