Balade hivernale

Gel
Ce matin, je suis allée faire une balade dans la campagne. Il faisait bien froid. On sentait que la neige allait bientôt arrivée. Le ciel était bas. Espérant rencontrer quelques animaux, j’avais pris mon appareil photo. Il y avait bien quelques mésanges, un merle, des corvidés mais sans la bonne lumière. En prenant un chemin plein d’ornières, l’image m’est apparue : une simple flaque gelée et c’était magnifique.! ☞ lire la suite

Nature Nièvre : le canard colvert

Canard colvert
Ce beau canard sauvage ne plonge pas pour trouver sa nourriture mais immerge sa tête et l’avant de son corps ne laissant dépasser que son derrière. C’est donc un canard de surface dit aussi barboteur. On le trouve partout même sur les bassins au cœur des villes. La France compterait entre 30 000 et 60 000 couples nicheurs. On l’identifie à sa tête verte, son miroir alaire bleu irisé et son bec jaune. Il ne dort que d’un œil : les scientifiques ont découvert récemment qu’il est capable de contrôler veille et sommeil indépendamment avec chacun des deux hémisphères comme les cétacés. Un sacré phénomène ce colvert que je vous invite à découvrir :
en écoutant ma chronique sur RCF  (5′55″)
en images sur ce blog

Nature Nièvre : les insectes en hiver

Oothèque de mante religieuse
Lorsque les températures baissent, presque tous les insectes disparaissent. Pourtant, au printemps, ils ressurgissent comme par miracle. Mais où se cachaient-ils donc ? Pour nombre d’entre eux, les adultes se sont reproduits et ont pondus pendant l’été ou l’automne avant de périr tous. Ce sont donc uniquement leurs œufs ou leurs larves qui survivent en hiver. D’autres passent la mauvaise saison sous forme de chrysalides. D’autres encore conservent leur état adulte : les coccinelles réduisent leur métabolisme au strict minimum tandis que les abeilles vivent au ralenti dans la ruche.

écouter la chronique (5 minutes)

Lutter contre l’éco-anxiété avec Élise Rousseau

Elise RousseauPour bien commencer l’année, je vous invite à découvrir la nouvelle bande dessinée d’Élise Rousseau. Nous y retrouvons Poune la narratrice, Nono son petit ami et surtout Cocotte, la petite poule écolo. Après de nombreuses remises en questions (Mais pourquoi j’ai acheté tout ça ?), Cocotte et sa maîtresse se sont fait une maison écologique (Ecocooning). Oui mais voilà, malgré leur engagement actif, le monde ne va pas mieux.

Cocotte est prise d’une angoisse existentielle à l’idée qu’elle serait mangée en cas d’effondrement consulte un psy et projette de créer l’association de défense des vers de terre ! L’arrivée d’un grand coq rien que pour elle la remet sur la voie de la joie de vivre. Il y a aussi Léa, la filleule, ado engagée et désespérée par l’état du monde, le député qui teinte d’un peu d’écologie  son programme, le consumériste égoïste qui finit par prendre conscience de la pollution et n’en dort plus et puis, bien sûr, le psy.

Au-delà de cette fantaisie irrésistible, Élise Rousseau dresse un vrai état des lieux pas vraiment réjouissant c’est pourquoi elle donne plein de conseils très sérieux pour ne pas baisser les bras devant l’ampleur des dégâts car c’est essentiel. « Finalement peut-être qu’aujourd’hui la nature ne nous laisse pas le choix : si on veut survivre, on va être contraints de vraiment devenir de meilleurs êtres humains », conclut Poune bien décidée à relever le défi. Et vu tous les arguments déployés, on est prêt à la suivre !

L’éco-anxiété ne passera pas par moi par Élise Rousseau, éditions Delachaux & Niestlé, 96 pages, 15,90 €