Épidémie : le dixième scénario de Yves Paccalet

PaccaletEn 2006, Yves Paccalet a publié L’humanité disparaîtra, bon débarras ! aux éditions Arthaud. Il avait imaginé treize scénarios, tous plausibles, reposant sur les connaissances scientifiques. Le dixième était consacré aux virus et aux nouvelles maladies épidémiques.

Le texte est saisissant et singulièrement prémonitoire. Il est republié par les JNE (Association des Journalistes et écrivains pour la Nature et l’Écologie) à laquelle appartient Yves Paccalet tout comme moi.

L’humanité disparaîtra, bon débarras ! par Yves Paccalet, J’ai lu, 192 pages, 6,40 €

lire le dixième scénario sur le site des JNE

Coronavirus : pouce, on ne joue plus !

Un virus nous impose une pause mondiale. Comme dans chat perché, il faut une vraie raison pour crier «.Pouce.!.». Le Covid-19 est-il une vraie raison ? Sans aucun doute, mais les décisions prises à la hâte ressemblent à un aveu de l’impuissance de nos gouvernants ? Et d’incohérence : est-ce que cela a du sens de tout fermer et de maintenir le premier tour des municipales ? Est-ce que cela a du sens d’interdire toute sortie dans les 36 heures, juste suffisamment de temps pour que tous les citadins ayant un refuge à la campagne se précipitent dans des trains pleins ? Un vent de panique semble avoir saisi l’humanité alors que 96.% des personnes atteintes par le Covid-19 guérissent.  Si le Covid-19 est assurément une vraie raison, il y a eu beaucoup d’autres vraies raisons qui auraient du nous inciter à stopper notre course folle bien avant, notamment l’épidémie de SRAS de 2002-2003 ou la grippe aviaire de 2009 dont nous n’avons pas su retenir les leçons.

Alors oui, pouce, mais pour en profiter pour réfléchir plutôt que paniquer, voire d’orchestrer la panique. Que nous dit la crise actuelle ? La mondialisation néolibérale révèle sa fragilité. La Chine, le modèle de la croissance économique, en chute libre, entraîne à sa suite tout le monde occidental. La menace du krach financier fait frémir toutes les places boursières. Mais prendrons nous conscience que la financiarisation du monde et le consumérisme qui va avec est une voie absurde qui mène l’humanité à sa perte ou plutôt allons nous cesser de faire l’autruche et prendre enfin notre destin en main ?

Ce texte est un édito paru sur le site des JNE (Association des Journalistes pour la Nature et l’Écologie) ☞ lire la suite

Un maître chanteur, le merle noir !

Merle noir
Chaque année, le chant du merle annonce le retour de la saison des amours pour les oiseaux. Ils donnent de la voix pour séduire leur belle et marquer leur territoire. Le merle noir est un maître dans l’art de chanter. Il peut inclure jusqu’à 30 phrases différentes chez un seul individu. Et c’est sans compter toutes sortes de cris. Il est également capable d’imiter le chant d’autres oiseaux mais aussi les sons qu’il entend dans son entourage : sifflets, sonnettes ou alarmes. En ville, son répertoire est tellement influencé par les bruits urbains que ses vocalises peuvent être totalement différentes`de ses congénères de la campagne. ☞ lire la suite

Le potager d’Olivier

Le potager d'OlivierOlivier est un jardinier qui aime partager sa passion. Sa chaîne Youtube compte pas moins de 80 000 abonnés. Il communique également via Facebook et Instagram. Il vient de publier ce livre chez Terre Vivant qui est d’ores et déjà un succès pour les éditions qui fêtent leur 40 ans en ce moment. C’est un livre comme je les aime, accessible, généreux qui décomplexe les débutants car Olivier Puech parle sans complexe de ses coups de cœur, de ses réussites mais aussi de ses échecs ou plutôt de ses difficultés et comment il les surmonte. C’est un livre de partage aussi et les jardiniers accomplis y trouveront également de quoi satisfaire leur curiosité car Olivier Puech est un sacré curieux qui adore expérimenter.

« S’occuper de son potager, c’est s’occuper de soi, c’est s’occuper de ses proches » écrit-il dans son introduction. Mais ça va plus loin, comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage : « Nourrir sa famille, nourrir son esprit. » Faire un potager, c’est s’accomplir, retrouver cette estime de soi si malmenée dans notre société individualiste et consumériste, c’est la joie simple de mettre une graine en terre, de s’émouvoir devant la plantule qui apparaît et enfin, le bonheur du goût et de la qualité nutritionnelle du légume ou du fruit qui est la récompense qu’on partage avec ceux qu’on aime, sa famille, ses amis, ses voisins. Il n’hésite d’ailleurs pas à donner moult conseils de préparations culinaires. En résumé, faire un potager, c’est assurément donner du sens à sa vie.  Bref,  je vous recommande chaudement ce livre.!

Éditions Terre Vivante, 238 pages, 25 €

Planète Nièvre : La méthanisation, usine à gaz ou bonne pratique ?

Transition énergétique oblige, la méthanisation a le vent en poupe. Comment cela fonctionne ? Imaginez une grosse marmite. A l’intérieur de la matière organique, lisier, fumier, résidus de l’industrie agroalimentaire, déchets d’abattoir, cultures intermédiaires, paille… et des bactéries qui travaillent à la transformation de toute cette matière. A la sortie : du biogaz et du digestat. Le biogaz est soit épuré et injecté dans les réseaux de gaz naturel, soit il est converti en électricité par un moteur relié à un générateur et l’eau de refroidissement du moteur alimente un réseau de chauffage. C’est ce qu’on appelle de la cogénération. Le digestat, lui, est répandu dans les champs en tant qu’engrais.

Le principe du méthaniseur à la ferme remonte aux années 1950. Le paysan valorisait son fumier et gagnait en autonomie énergétique. Mais la méthanisation étant aujourd’hui fortement subventionnée, donc favorisée par les politiques, les industriels s’en mêlent. Or, un méthaniseur, il faut le nourrir 24 heures sur 24. Plus il est gros, plus la quantité d’intrants augmente. D’où proviennent les déchets organiques, que contiennent-ils ? C’est d’autant plus important qu’au final le digestat est répandu sur les sols agricoles. Le développement des cultures intermédiaires destinées à nourrir le digesteur pourrait bien prendre la place des cultures nourricières. Enfin, quel devient l’intérêt de la méthanisation, si des dizaines de camions parcourent des centaines de kilomètres pour l’approvisionner. Le bilan carbone du gaz « vert » pourrait bien être inversé.

Avec la participation de Philippe Abrahamse, directeur de la Ferme de l’Abbaye de la Pierre qui vire à Saint-Léger Vauban (89), Fabrice Berger, vice-président de Nevers agglomération en charge notamment de l’efficacité énergétique et du plan Climat Énergie Territorial
, Frédéric Maillault éleveur à Devay et, des élus, Philippe Perrette de DualMétha, cofondateur de Helioprod et porteur du projet d’un gros méthaniseur à Prémery, Gérard Voisine, Vice-Président à la communauté de communes Les Bertranges, en charge de l’économie

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