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Planète Nièvre : Captages Grenelle : l’eau potable coule-t-elle de source ?

Ouvrir son robinet et faire couler de l’eau, ça coule de source. Et pourtant derrière ce geste quotidien qui semble évident, il y a de multiples enjeux. Qui s’interroge dans nos pays de nantis ?  D’où vient l’eau que nous buvons ? Quel a été son cheminement ? Comment sa potabilité est-elle obtenue ? Comment protéger cette ressource indispensable à la vie ?

Dans les dernières années du 20ème siécle, on a réalisé que la qualité des eaux, rivières et nappes souterraines se dégradait en raison des pollutions domestiques, industrielles et agricoles. C’est pourquoi en 2000, une directive européenne a imposé aux États membres de protéger leurs ressources en eau pour limiter les traitements de potabilisation et surtout œuvrer à la restauration de leur qualité au point de prélèvement grâce à des périmètres de protection  mis en place autour des puits de captage. La loi Grenelle 1 a imposé la mise en oeuvre de plans d’action pour protéger les captages les plus pollués en France dit captage grenelle. Sur les quelques 320 captages que compte la Nièvre, 8 sont classés grenelle.

Nous avons rencontrés des acteurs du terrain qui prennent très à cœur de fournir à tous une eau potable qui reste accessible au niveau du prix.
• Thierry Guyot, président du SIAPA, Syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable et en assainissement, de Prémery
• Blandine Delaporte, vice présidente du Conseil départemental en charge de l’environnement, du développement durable et du dialogue citoyen
• François Thomas, chef du service eau du Conseil départemental de la Nièvre
• Lison Delsalle, animatrice agro environnement en charge des captages Grenelle autour de Clamecy
• Carolyne Goin, ingénieur du génie sanitaire, responsable de l’unité territoriale santé environnement 58.

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Phytoépuration

Les stations d’épuration par les plantes sont une solution alternative pour le traitement des eaux usées. Les stations d’épuration classiques, où s’accumulent des boues concentrant les polluants, ne sont pas en effet les seuls systèmes à pouvoir être installés pour traiter les eaux usées. Des communes, mais aussi des particuliers,choisissent de nettoyer leurs eaux grâce à des filtres plantés qui reproduisent les systèmes d’épuration naturels existant dans les zones humides. Bien qu’exigeante à mettre en œuvre, cette phytoépuration est souvent plus performante. Et favorise parfois une réduction des quantités d’eau consommées.

☞ lire l’article de Nolwenn Weiler paru sur Bastamag

L’homme et l’eau

L'homme et l'eauSelon l’organisation des Nations Unies, 10% de la population mondiale vit dans une zone où le manque d’eau est chronique. D’ici 2050, cette proportion atteindra 45 %. L’eau est donc au centre de défis essentiels pour l’avenir de l’humanité (agriculture, sécurité alimentaire, énergie, santé). Si la gestion de cette ressource ne change pas radicalement, le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40% dès 2030, avec comme corollaire la montée en flèche du stress hydrique et la menace de tensions et de conflits pour s’approprier gisements naturels et aquifères.

Si le XXIème siècle amorce une prise de conscience quant à l’importance de l’eau pour l’homme et la planète et sa reconnaissance en tant que bien commun de l’humanité et droit humain, Évelyne Ramelet et Pauline Dalençon, les auteurs regrettent que la convention issue de la COP21 ne fait aucune mention, à aucun moment de l’eau ou du cycle de l’eau. Bien que le constat ne pousse pas à l’optimisme, ils veulent croire que les décisions prises sur le plan international couplées aux initiatives citoyennes permettront sans doute une meilleure relation d’égalité entre les peuples face à cette denrée indispensable et trop largement sous-estimées.

L’homme et l’eau, de la surconsommation à l’équilibre par Évelyne Ramelet et Pauline Dalençon, éditions Alternatives, collection Manifestô, 160 pages, 17 €