Archives pour l'étiquette jardin

Jardiner sur sol vivant

Tomates

Les tomates sont protégées par un paillis de foin. Les laitues profitent de l’ombre des tomates.

La sécheresse déroute les jardiniers. Rien ne se passe comme on le croit. Même en arrosant, les légumes boudent. Les insectes se font rares hormis les altises qui dévorent les capucines, les choux, les navets, etc. Les courgettes ne se développent plus faute d’avoir été pollinisées. Depuis que j’ai compris cela, je m’arme chaque matin d’un coton-tige et pollinise à la main. Il faut bien apprendre vu que, hélas, nos lendemains risquent d’être désenchantés. Le comble de l’incompréhension, ce sont les tomates qui ne mûrissent pas malgré la chaleur. Lors d’une conversation entre jardinières, l’une d’elle a dit que les siennes se dessèchent sur pied. Leurs fleurs ne s’épanouissent plus annihilant tout espoir de récolte ultérieure. Bon les miennes sont belles. Elles font des fleurs même si c’est avec parcimonie à part pour les tomates cerises. Mais elles mûrissent au compte-goutte. Mon paillage d’une bonne épaisseur de foin semble y être pour quelque chose, les autres jardinières paillant on fait le même constat que moi. Depuis cette conversation, j’abrite en plus la base des tomates avec des cageots et, elles font des efforts. Les deux jours de pluie du week-end et une température inférieure à trente et me voilà prête à déguster ma première vraie salade de tomates de la saison! Tout ce préambule pour vous parler du livre de Gilles Domenech, « Jardiner sur sol vivant » qui a pour sous-titre « Quand les vers de terre remplacent la bêche. »  ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Jardin : l’expérience de l’aléatoire

C’est la cinquième année que je fais un potager. Il m’est difficile de tenir compte de l’acquis des saisons précédentes tant celles-ci sont différentes. A l’été pluvieux et le mildiou des tomates de 2014 succède un été désespérément sec. Même arrosés, les légumes souffrent.

Après les altises qui ont détruits les capucines qui commencent seulement à s’en remettre sous leur filet anti-insectes, les aleurodes qui ont envahi les choux, les carottes et les aubergines, voilà les campagnols. Il me semblait commencer à voir diminuer notablement les taupins qui vouaient à l’échec toutes mes tentatives d’avoir des salades, je n’imaginais pas cette calamité d’une bien autre ampleur qui affecte la jardinière en herbe que je suis encore. Adieu, le beau rang de carottes qui était si bien parti, adieu, les fenouils, adieu, les betteraves, adieu aussi les navets qui venaient d’être semés sans compter les artichauts que j’ai fini par mettre dans des pots tant ils avaient envie de vivre. Les racines grignotées, presque en dehors de la terre, tout flétris, il me suffisait de les remettre en terre, et de les arroser pour qu’ils repartent jusqu’à l’attaque suivante! Aujourd’hui, c’est un magnifique pied de potimarron qui vient de rendre l’âme. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Je fais fuir les escargots et les limaces

Qui n’a pas découvert au matin une très prometteuse pousse de potimarron disparue sous les dents d’un gastéropode ne peut comprendre la haine des jardiniers pour les escargots et les limaces. On essaie tout : le piège à bière (néfaste pour les hérissons qui se saoulent), la barrière de cendres, la récolte nocturne des ennemis à la lampe torche… Y’en a même qui craquent et cèdent à la tentation de la chimie. Ceux là font complètement fausse route car, en plus, ils empoisonnent aussi leurs prédateurs naturels, grenouilles, crapauds, merles… Ce petit livre très documenté, à l’écriture vive et pleine d’humour est à conseiller à tous ceux qui frémissent pour leurs petits légumes tout neufs et tout tendres.   ☞ lire la suite