Archives pour l'étiquette Jean-Marc Heim

Le syndrome du mouton

Lundi dernier, je lisais un édito de Yann Arthus-Bertrand dans Direct Soir, un gratuit distribué dans la capitale. Voilà ce qu’il écrivait: « Notre monde va mal. (…) Ce flot de mauvaises nouvelles a quelque chose de sidérant et d’inquiétant: il ne suscite aucune réaction. Nous continuons à vivre en ne changeant rien. » Et oui, c’est bien cela qui est fascinant. Nous savons mais on va droit devant, dans le mur, voire… dans le précipice, vous savez, comme ces moutons qui suivent aveuglément le mouton de tête dans un suicide collectif. Je me suis dit, tiens, voilà un sujet! ☞ suite

© Danièle Boone

Flagrant Delhi

© D.R.

Voilà un spectacle comme on les aime, plein d’humour, acide, dérangeant, intelligent… C’était ce 18 septembre à la Maison des Arts de Créteil. Les 75 minutes passent à toute vitesse, nous entraînant d’un délire à l’autre tout en nous tendant un miroir sans concession de notre société… Pour ce spectacle sans musique et sans décor, les cinq danseurs-acteurs, tous excellents, se surpassent dans les moments d’improvisation. Le public est sans cesse interpellé, ramené à la réalité du spectacle en train de se jouer pour mieux être replongé dans une fiction – friction menée tambour battant. C’est du grand art entre danse et théâtre de rue, une forme inventée par Jean-Marc Heim  à découvrir absolument.

Ne ratez pas la prochaine représentation de Flagrant Delhi, le  20 mars 2009 au Théâtre du Kremlin-Bicêtre dans le cadre de la Biennale du Val-de-Marne.

Le site de Jean-Marc Heim

© Danièle Boone

A la rencontre de Ella Maillart

Ella Maillard, interview 1984

Ella Maillart, oui bien sûr, je connaissais un peu. Et puis,  je suis arrivée à Chandolin, le petit village du Valais dont elle était tombée amoureuse en 1946 et, où elle s’est installée en 1948. Et là, je suis totalement tombée sous le charme. Une merveille à 2000 mètres d’altitude. Des toits de Lauze et tout au fond, le Cervin. Une ancienne chapelle est dédiée à la voyageuse. Un espace sans gardien, ouvert à tous, libre, avec des souvenirs, photos et objets, et puis, au premier étage, des photos prises par Ella et… une vidéo, une interview d’elle en 1984. Une heure mais qui a duré cinq minutes ! Elle avait 81 ans alors mais cette énergie, cette intelligence pétillante, cette façon d’aller à l’essentiel tout en modestie, cet humour… Je suis sortie de là, rêveuse, et en même temps rechargée. Sacrée bonne femme !
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© Danièle Boone