Archives pour l'étiquette Jean-paul Loisy

Planète Nièvre : panser autrement

Les méthodes alternatives de soins aux animaux : homéopathie, ostéopathie, phytothérapie, tel est le sujet de cette émission. Nous avons rencontré Lucile Brochot, vétérinaire phytothérapeute, membre du GIE Zone Verte, Emmanuel Dumas, vétérinaire ostéopathe à Luzy, Jean-Paul Loisy, éleveur bio à Rouy qui soigne son troupeau à l’homéopathie.

Allopathie et médecines douces ont des approches différentes de la santé. La médecine classique soigne directement une pathologie alors que les thérapies douces traitent l’individu dans sa globalité. Il est possible d’éviter les médicaments chimiques dans la plupart des cas. La connaissance et l’observation des animaux est primordiale afin de déceler un problème qui s’exprime généralement par un changement de comportement. Toutefois, si un animal présente une infection aigüe qui menace son devenir, l’éleveur ne s’interdit pas d’avoir recours à l’allopathie.

De fait, la clef essentielle est la bonne santé des animaux. Tout un ensemble de facteurs y contribuent: alimentation, logement, biodiversité des prairies, lien entre les animaux mais aussi lien entre l’éleveur et ses animaux et sélection de races adaptées à leur écosystème. Et là on est loin de l’élevage industriel qui préconise des fermes de 1000 vaches voire davantage !

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Planète Nièvre : la transition à Rouy (58)

Le 12 avril dernier, le Collectif Transitions 58 a décerné sa récompense annuelle du colibri d’or  au Maire de Rouy (58). Les raisons ? Il y a un marché de produits bios et locaux une fois, des produits bios et locaux au menu des cantines scolaires et plusieurs producteurs bios sur la commune… De fait, cette synergie n’est pas un hasard. Nous avons enquêté et rencontré les acteurs du changement, Christine Delbove, agricultrice, Thierry Gautier, maire de Rouy, Aurélie Jacquot, maraichère
, Jean-paul Loisy, agriculteur  et Gilles Vadrot, boulanger.

Peut-on pour autant parler de commune en transition ? La réponse est clairement oui. La relocalisation, la solidarité, la cohésion sociale, sont les principes fondateurs du mouvement de la transition né à Totness en Angleterre en 2006. En même temps, rien n’est écrit. C’est différent à chaque fois selon le contexte, selon les gens. Chaque pays, chaque ville ou village mène sa transition comme il l’entend mais le plus souvent tout commence à la suite d’une somme d’interrogations ou bien après une crise économique.

Rouy ne déroge pas à cette règle. Tout a commencé avec la crise de la vache folle. Des femmes d’agriculteurs, réunies au sein de l’association « Actrices nivernaises » remettent très rapidement en question le système agro-industriel. Et le concret suit avec la création du marché du Colibri, le passage au bio de Jean-Paul Loisy, mari de Nadine, qui faisait partie de l’association.

Ce qui m’a le plus réjoui lors de ce reportage, c’est d’avoir rencontré des gens lumineux en accord avec eux-mêmes, qui sont là où ils doivent être, et font ce qu’ils ont à faire. C’est comme cela qu’on se libère d’un système aliénant qui nous transforme en machine à consommer. Leur exemple nous montre que nous pouvons nous libérer des marchés internationaux et que nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destin et que cela se passe d’abord au niveau local.

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© Danièle Boone