Archives par mot-clé : mammifères

Le temps profond des rivières de Suzanne Husky


Suzanne Husky veut faire de son art un outil militant. Ce n’est pas un hasard si après un diplôme aux Beaux-Arts de Bordeaux, elle a étudié l’agroécologie. Lorsqu’elle a compris que la beauté des paysages qui l’entouraient était en grande partie l’œuvre des castors réalisée sur des millions d’années, l’animal a trouvé une place toute particulière au cœur de son travail. Histoire des alliances alterpolitiques avec le peuple castor, est une immense frise historique visible dans son exposition au Drawing Lab. Peinte à l’aquarelle sur un rouleau de papier, elle s’étire sur près de huit mètres de long. Le plus grand rongeur d’Europe est le héros de cette nouvelle «.tapisserie de Bayeux.» conçue en collaboration avec Baptiste Morizot. Elle y raconte l’époque lointaine où le « peuple castor » était considéré comme un allié pour l’humanité et pourquoi, il serait bon qu’il retrouve cette place aujourd’hui.
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Vivre avec les loups

Sur le terrain, en toute saison, Jean-Michel Bertrand a appris à connaître les loups, s’émerveillant toujours à chaque rencontre. Il y aura des loups un peu partout en France. Il va donc nous falloir apprendre à « vivre avec les loups ». Face à ce constat, Jean-Michel Bertrand s’interroge : pourquoi la cohabitation est si difficile ?

Il a rencontré des chasseurs, des éleveurs et des bergers et n’occulte aucune des réalités de terrain.  Il montre aussi des scènes exceptionnelles de vie sauvage, des paysages magnifiques. Il nous donne même au passage la recette du génépi !

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Blaireaux : le combat continue


Isabelle Vaissade Maillet, présidente de Nature 18, a lu le texte de la lettre remise au préfet lui demandant de ne pas autoriser la période complémentaire de vénerie sous terre demandée par les chasseurs. Ce rassemblement organisé dans le cadre de la journée mondiale du blaireau initiée par l’Aspas est une étape dans le long combat pour protéger le vivant mené notamment par les associations de protection de la nature. Hélas, si les mentalités évoluent – de plus en plus de gens prennent conscience de la dramatique disparition des espèces et prennent parti pour les mal-aimés, le blaireau mais aussi le renard – dans les faits, rien ne bouge. Ainsi, notre mobilisation doit continuer.

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15 mai : journée internationale du Blaireau à Bourges

Alors que le blaireau est protégé dans de nombreux pays européens, il est chassable en France. Le pire étant le déterrage ou vénerie sous terre. Les veneurs acculent les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, ils creusent afin de pouvoir les saisir avec des pinces. On parle aussi de déterrage. Les animaux, dans un état de stress inimaginable, sont ensuite tués. Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage défendu par ses adeptes au nom de la tradition. Attaquer un animal dans son abri, l’acculer au fond de son terrier, le terrorriser puis le mettre à mort est-il encore acceptable aujourd’hui ?

Pour de faux prétextes, les chasseurs demandent chaque année des périodes complémentaires de vénerie sous terre. Dans le département du Cher comme dans beaucoup d’autres département, cette période complémentaire est systématiquement accordée. Ainsi, le blaireau, une espèce dont les effectifs sont globalement stable, est, de fait, pourchassé et tué sans relâche 9 mois par an !

Mon association, Nature 18, dont je suis administratrice, a décidé d’en appeler à la justice. Un premier recours a été déposé en 2021 auprès du tribunal administratif puis un second en 2022. Ces deux recours sont toujours en attente de jugement. L’arrêté autorisant les périodes complémentaires pour la saison cynégétique 2023-2024 va être pris incessamment. L’enquête publique a eu lieu. Sur les 186 contributeurs, 178 ont exprimé un avis défavorable. Mais bien sûr ces contributions majoritaires ne sont pas prises en compte pas plus que ne l’a été le plaidoyer de Nature 18 en faveur du blaireau lors de la Commission départementale de la Chasse et de la Faune sauvage.

Nous avons donc décidé de faire un rassemblement devant la préfecture du Cher à Bourges le 15 mai de 15 heures à 17 heures pendant lequel une délégation ira déposer une demande au préfet pour qu’il n’autorise pas cette période complémentaire et qu’il mette en place une collaboration avec les associations de protection de la nature pour travailler à une meilleure cohabitation avec cet animal et l’ensemble du vivant dans notre département.

Venez nombreux soutenir le blaireau.

Nature Nièvre : le chat forestier


Si vous faites une balade en fin d’après midi, tendez bien l’oreille. Il se pourrait que vous entendiez des miaulements rauques et des feulements plus doux. C’est la saison des amours chez les chats forestiers. Et si vous avez beaucoup de chance, peut-être pourrez vous même les observer. Tout occupés à se séduire, ils oublient quelque peu leur discrétion légendaire.

Pelage gris clair très peu rayé avec souvent une petite tache blanche sous la gorge, ligne dorsale noire bien visible qui court le long du dos, queue très touffue, cerclée d’anneaux sombres, se termine par un manchon noir, le chat forestier est bien reconnaissable. Mais évidemment, si la vision est trop furtive, on peut facilement le confondre avec un chat haret, c’est à dire un chat domestique redevenu sauvage.

Quelle est la différence vous demandez vous entre un chat sauvage et un chat redevenu sauvage ? C’est génétique. Notre matou domestique est issu du chat ganté d’Afrique qui a sans doute été domestiqué pour la première fois en Egypte alors que le chat forestier est un vrai européen, originaire de nos contrées. Il s’agit donc de deux sous-espèces bien distinctes.

écouter la chronique (6′58″)