Archives pour l'étiquette martinet noir

Le retour des martinets

MartinetLes martinets vont bientôt arriver.  Moi, quand j’entends leur cris, je me dis que l’été est là, tout proche. D’une certaine manière le martinet noir ressemble à l’hirondelle et souvent les personnes non averties les confondent. Pourtant ces oiseaux ne sont même pas cousins. Le martinet a un mode de vie exclusivement aérien. C’est une extraordinaire machine volante. Roi du piqué fulgurant et des ascensions vertigineuses, maître des loopings et des tonneaux, il s’autorise des pointes à 150 voire 200 kilomètres à l’heure. Les observer chasser en fin de journée donne le tournis.
lire la suite

© Danièle Boone

Noirmoutier – vols d’oiseaux

Martinet des maisons

Lors de mon séjour à Noirmoutier, du 14 au 17 mai, j’ai eu l’extraordinaire chance de voir le martinet des maisons qu’on appelle aussi le martinet à croupion blanc. C’est un oiseau qui vit habituellement en Andalousie, en Afrique, au Proche et Moyen Orient et en Inde. C’est la troisième fois qu’on l’observait en France. Il se distingue des autres martinets par sa taille plus petite et sa queue carrée. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Les martinets sont de retour

Hier soir, j’ouvre la fenêtre de ma cuisine et j’entends des cris familiers. Les premiers martinets sont là. Joie! J’adore ces oiseaux extraordinaires. Leur arrivée coïncide avec le vrai début de l’été. Si, si… c’est un signe infaillible! On les confond souvent avec les hirondelles qui, elles, sont arrivées déjà depuis quelques temps! Malgré une vague ressemblance, ce sont des oiseaux pourtant très différents. Le martinet a un mode de vie presque exclusivement aérien. Roi du piqué fulgurant et des ascensions vertigineuses, maître des loopings et des tonneaux, il s’autorise des pointes à cent cinquante voire deux cents kilomètres à l’heure. Il fait tout là-haut. Pour se nourrir, il ouvre grand son bec et happe les insectes. Il boit en plein vol en rasant la surface d’un étang. Le soir venu, il monte parfois à presque 2000 m d’altitude et se laisse flotter dans le vent, les ailes étendues. C’est comme ça qu’il dort. Il s’envoie même en l’air là haut. Le mâle s’accroche au dos de la femelle et ainsi unis, les deux font, pendant quelques secondes, un super vol pâmé! L’été dernier, j’ai récupéré un martinet dans un conduit de cheminée où il était tombé. C’était la première fois que je tenais cet oiseau incroyablement léger. Face à la liberté, il est resté dans mes mains un moment. Et puis, il s’est envolé.

© Danièle Boone