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Benda Bilili

Papa Ricky, l’âme de Benda BililiSi vous n’avez pas encore vu ce film, courez-y. Les musiciens de Benda Bilili ont tout pour se flinguer, handicap, pauvreté… Et pourtant, dès qu’ils prennent leur instrument, parfois aussi sommaire qu’une boîte de conserve et un fil tendu, les voilà qui vivent, joyeux, insolents face à leur destin. Deux documentaristes français les remarquent dans les rues de Kinshasa. Faut pas les embrouiller! décide Papa Ricky, l’âme du groupe. Après bien des aventures, le rêve finit par se réaliser: l’enregistrement d’un disque et une tournée en Europe. Le scénario est trop beau pour ne pas être vrai. ☞ lire la suite.

© Danièle Boone

Le Kočani Orkestar: une échappée belle!

Ce soir, je suis allée au Théâtre de la Ville entendre le Kočani Orkestar, cet orchestre macédonien découvert par Kusterica pour son film, Le Temps des Gitans, il y a déjà vingt ans. Rien que tous ces mâles souffleurs – 8 sur les 11 musiciens jouent clarinette, saxo, tuba, trompette – c’était déjà exotique. J’avais du mal à rester assise sur cette musique pétillante faite pour danser. Mais bon, nous étions dans une salle de spectacle, gentiment installer dans nos fauteuils. C’était compter sans la liberté tsigane. A la fin, après un petit conciliabule, les voilà de retour pour un bis hors norme. La fanfare a d’abord remonté la salle puis l’a redescendu par l’autre escalier avant de sortir nous entraînant tous à sa suite. Et pendant une bonne vingtaine de minutes, le concert s’est poursuivi dans le foyer habituellement réservé aux dédicaces et là, bien sûr, les spectateurs se sont mis à danser, enfin pas tout de suite – la rigidité sociale est bien ancrée en nous – mais assez vite quand même. Ceux qui ne dansaient pas bougeaient simplement en rythme, mais ce qui était magique, c’était tous les regards qui brillaient, les sourires qui s’échangeaient… Depuis le temps que je suis abonnée au Théâtre de la ville, j’ai vu se passer plein de choses, plein de partages, mais jamais l’occupation de tout le théâtre! J’y ai senti la générosité, l’altruisme, la joie de vivre tout simplement qui, ici, nous manquent tant. C’était un beau cadeau, une échappée belle ailleurs, un rafraîchissement de l’esprit, un vrai voyage quoi! Ah oui, au fait, Kočani, c’est le nom d’une bourgade, à 150 km de Skopje, près de la frontière bulgare… Je ne connais pas la Macédoine mais, ce Kočani Orkestar, en super ambassadeur, me donne bien envie d’aller voir ce qui se passe là-bas…

© Danièle Boone

Musique du monde au Théâtre de la Ville

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De vous à moi, j’adore ce programme. Une heure trente de musique et l’assurance du voyage. Le 29 septembre je suis allée écouter Shahran Nazeri et Dariush Talai, deux extraordinaires musiciens iraniens et, dès le lendemain, Chaurasia, le grand flûtiste indien, et accessoirement le papa de Norah Jones… Allez, cela doit bien faire une dizaine de fois que j’assiste à un de ses concerts avec le même bonheur. Le 1er décembre, j’ai découvert Rahul Sharma un joueur de santour indien dans un fabuleux duo avec le percutionnistes Pandit Bhawani Shankar. Une énergie extraordinaire, un grand moment, et surtout la tradition régénérée par la jeune génération. C’est de la musique d’aujourd’hui là-bas. Rahul Sharma compose aussi pour Bollywood! Au programme de ces voyages musicaux, le Mali, la Syrie, la Crête… Mais c’est aussi un rendez-vous pour les communautés étrangères… Je me souviens du concert d’un musicien égyptien, tout le haut du théâtre dansait… Alors d’un coup, évidemment, on est ailleurs.

Pour en savoir plus : www.theatredelaville-paris.com

© Danièle Boone