Archives par mot-clé : Nature Nièvre

Nature Nièvre : le troglodyte mignon

Troglodyte mignonVentre cappuccino, dos cannelle agrémenté de fines barres sombre, bec fin et queue dressée, le troglodyte mignon est joli comme tout. Ce tout petit oiseau, 15 grammes et 9 cm environ, possède un chant très puissant. C’est un Don Juan qui construit plein de nids pour attirer plusieurs femelles. Un seul mâle peut ainsi avoir 2 ou 3 familles. Très territorial, il ne supporte aucun intrus sur son territoire mais lorsqu’il fait très froid, il rejoint ses congénères dans un dortoir, histoire de se tenir chaud.

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Nature Nièvre : le pyrrhocore

Facile à voir et facile à reconnaître grâce à leur dessin de masque africain, les pyrrhocores ou gendarmes sont jolis comme tout et bien connus des enfants. On les appelle aussi «cherche-midi» à cause de leur amour immodéré pour le soleil. Au cours de la journée, ils se chauffent sur la partie la plus exposée de leur support et suivent le déplacement de l’astre. Leurs accouplements dos à dos, qui peuvent durer une trentaine d’heures ne passent pas inaperçus. Les gendarmes, comme toutes les punaises, sécrètent des substances répulsives et le font savoir par leurs couleurs : le rouge, associé au noir, forme un signal visuel extrêmement fort qui annonce le danger comme nos panneaux routiers !
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Nature Nièvre : la mésange bleue

Vous la connaissez forcément cette jolie petite acrobate habituée des mangeoires. La mésange bleue est toute petite, une dizaine de centimètres pour une dizaine de grammes mais elle ne s’en laisse pas compter. Agile, rapide et culottée, elle sait chiper des graines même lorsque la place est occupée par un chardonneret, un verdier ou encore un grosbec qui jouent l’incruste. Son chant participe pour beaucoup au paysage sonore de nos jardins. De fait, l’oiseau égrène à l’infini quelques thèmes mais notre oreille humaine, peu subtile, ne saisit pas forcément la diversité de ce répertoire vocal.

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Nature Nièvre : les osmies

Le trou servant à l’écoulement des eaux de vos fenêtres en bois est bouché par un opercule de terre. Rien de grave, c’est l’ouvrage d’une osmie rousse. Cette abeille solitaire à peu près de la taille d’une abeille domestique, soit 10 à 12 millimètres, est facile à reconnaître : son corps, noir à l’avant et roux vif à l’arrière est couvert d’une fourrure semblale aux bourdons. Cela peut être aussi une osmie cornue, très semblable, mais avec des cornes plus marquées. Les mâles sont les premiers à percer la fine cloison d’argile de leur cellule fin février début mars. Les femelles apparaissent une dizaine de jours plus tard. En les attendant, ces messieurs s’agglutinent autour des trous d’envol. Une grande agitation annonce l’émergence des femelles et les affrontements pour gagner le droit d’être le géniteur sont parfois violents. Quelques jours après les accouplements, tous les mâles meurent.
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Nature Nièvre : le crapaud commun


Formidable auxiliaire des jardiniers, le crapaud commun dévore moult limaces et de nombreux insectes. Il chasse la nuit, à l’affût ou en maraude. Il déglutit ses proies avec ses yeux. À la fin de l’hiver, crapauds et crapaudes vont rejoindre la mare de leur naissance pour s’y reproduire. La femelle pond 5000 à 7000 œufs en chapelets de perles transparentes long de 3 à 4 mètres. Le crapaud sécrète du venin mais il n’est pas dangereux pour l’homme. Il est seulement irritant en cas de contact avec les yeux ou la bouche.
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