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Nature Nièvre : Le guêpier d’Europe

Guêpier d'Europe
Hier je suis allée observer les guêpiers au Bec d’Allier. Quelle beauté.! Avec leurs couleurs chatoyantes, bleu turquoise, vert, jaune et roux éclatant, ils font incontestablement partie de nos plus oiseaux. Un masque noir entoure leurs yeux rouges et prolonge leur bec noir légèrement incurvé. Leur taille est à peu près celle d’un merle, soit 28 centimètres environ. Ils ont des allures d’oiseaux exotiques mais ils sont bien européens. Ils arrivent chez nous fin avril, après un long périple depuis l’Afrique, et repartent mi-septembre : quatre mois et demi donc pour profiter de leur présence.

Les guêpiers nichent dans les falaises qui bordent la Loire et l’Allier en compagnie des hirondelles de rivage. Ils ont  besoin d’une paroi verticale assez friable et bien exposée pour y creuser avec leur bec un tunnel d’environ un à deux mètres qui mène à le chambre de ponte. Comme leur nom l’indique, les guêpiers se nourrissent principalement d’hyménoptères, guêpes, frelons ou bourdons. Ces insectes piqueurs représentent  la moitié de leur régime alimentaire. Les oiseaux complètent leur menu avec des mouches, des coléoptères, des criquets, des sauterelles… Très agile, ils peuvent aussi capturer en vol des insectes très rapides comme les libellules ou les papillons

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Nature Nièvre : le fuligule morillon

Fuligules morillon
Ce joli petit canard tout en rondeur, noir avec le ventre, les flancs et le dessous des ailes blancs, s’invite chez nous en hiver. Appartenant à la famille des canards plongeurs, le fuligule morillon s’alimente à plusieurs mètres de profondeur. Capable d’apnée de 10 à 20 secondes, il se nourrit principalement de mollusques et d’insectes aquatiques.

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Nature Nièvre : la perruche à collier

Avec son plumage tout en nuance de vert et de jaune et son bec rouge, cet oiseau exotique ne passe pas inaperçu. La perruche à collier fait désormais partie du paysage dans de nombreuses villes : Nice, Fréjus, Marseille, Montpellier, Toulouse, Lille, Nancy, Nantes et maintenant les voilà arrivées à Nevers où elle a été observée pour la première fois dans le parc de la préfecture fin 2017. En Ile de France, elles sont estimées aujourd’hui à près de 10 000 individus, rien à côté de Londres où on en compte près de 50 000. Généralement, ce sont leurs cris stridents qui révèlent leur présence. Leur robustesse naturelle leur permet de s’adapter et de se reproduire rapidement.

écouter la chronique (7′02″)