Archives pour l'étiquette Pierre Rabhi

L’agroécologie de Pierre Rabhi

L'Agroécologie, une éthique de vieDans ce petit livre d’entretien, Pierre Rabhi rappelle inlassablement ses convictions étayées par sa pratique : oui, l’agroécologie peut nourrir le monde. « En redonnant au paysan la responsabilité d’observer le vivant et de chercher des pratiques harmonieuses avec les dynamiques naturelles, l’agroécologie lui restitue son rôle de chercheur et d’inventeur. »

Jacques Caplat, agronome et ethnologue, issu d’une famille de paysan, est lui-même très engagé pour le maintien d’une agriculture paysanne. L’échange entre ces deux hommes de convictions est clair, limpide mais aussi hyper lucide.

Pierre Rabhi a réussi à convaincre beaucoup de monde y compris des politiques et autres décideurs cependant, il n’est pas dupe « des volontés de récupération ou du double langage de certains, et il faut y prendre garde pour ne pas les laisser détourner un beau courant d’eau vive vers une mare obstruée ». Mais il sait aussi qu’en reconnaissant l’agroécologie, « ils justifient et valorisent le travail admirable de milliers de paysans et ils leur offrent l’énergie mentale nécessaire pour persévérer et amplifier leur œuvre ».

L’agroécologie, une éthique de vie
, Actes sud, 8 €

© Danièle Boone

Au nom de la terre avec Pierre Rabhi

Voilà un film incontournable pour tous ceux qui aiment la nature ou qui ont l’âme écologiste. Du Sahara algérien où il est né à l’Ardèche, son pays d’adoption, Pierre Rabhi a suivi sa voie. Imperturbablement. A 75 ans, il est célèbre pour ses paroles libres et surtout son action, une « résistance tranquille » contre une « société de la frénésie qui a donné à l’argent les pleins pouvoirs ». En effet, il ne « croit pas à la lutte dans les éclats de la colère ».

Parce qu’il y a « des lois intangibles » et que « vouloir transgresser les lois de la nature, c’est se condamner à mort », Pierre Rabhi prône l’agroécologie, « cette pratique qui, comme l’explique Edgar Morin, dépasse le simple traitement bio de la terre, des animaux et des végétaux pour s’inscrire dans la création ou la recréation du système où nous vivons en respectant son organisation éco-systémique complexe, manifestation spontanée de la biodiversité. »

De plus en plus de gens ont envie de faire bouger le monde mais souvent, ils se sentent impuissants et baissent les bras. Pourtant, chacun d’entre nous, peut comme Pierre Rabhi, résister sans éclat de voix contre « un modèle défaillant, celui du productivisme agricole » qui produit de la mort. Les scandales alimentaires qui se succèdent sont la partie immergée de l’iceberg. Pour cela, il suffit de choisir de consommer local. Si chacun d’entre nous, s’y contraignait, l’humanité ferait un bond de géant en avant. Et puis, bien sûr, tous ceux qui ont la chance d’avoir un jardin, une terrasse ou un balcon, peuvent transformer leur petit coin de nature en un mini paradis pour la biodiversité en bannissant tous les produits chimiques, des biocides, tueurs de vie. Une fois sur le chemin, on se rend très vite compte que tous les « indispensables » vantés par la publicité ne servent à rien. La liberté est là, le bonheur aussi.

Au nom de la terre, documentaire réalisé par Marie-Dominique Dhelsing, est au cinéma ce mercredi 27 mars.
☞ Kaysen, hors série spécial Pierre Rabhi, 132 pages sans publicité.

A lire sur ce blog
Ma rencontre avec Pierre Rabhi
Pierre Rabhi, parole de terre

© Danièle Boone

Visite aux Amanins

Marielle et Simon, deux jeunes woofer lillois, m’ont accueilli à mon arrivée aux Amanins en fin de journée. Tandis que nous dégustions un délicieux repas arrosé de picon bière, ils m’ont raconté leurs quelques mois d’expérience. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Rencontre avec Pierre Rabhi

Une rencontre avec Pierre Rabhi ? Je n’aurai raté cette occasion pour rien au monde. Aussi lorsque les JNE, l’association des journalistes et écrivains pour la nature et l’écologie dont je fais partie, a proposé de lui rendre visite, je n’ai pas hésité. C’est que j’admire profondément ce petit homme modeste mais si grand en humanité. Depuis que j’ai lu « Parole de terre », livre à travers lequel je l’ai découvert dans les années 1990, il est un peu beaucoup mon maître à penser ou plutôt, disons, que ses paroles m’ont aidé à m’ouvrir à un autre monde.  ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Vers une prise de conscience citoyenne ?

L’écologie est la grande absente du débat politique, c’est enfoncer une porte ouverte que de le dire encore. Mais est-ce à dire que nos concitoyens n’en ont vraiment rien à cirer ? N’est-ce pas plutôt cette politique politicienne loin des réalités quotidiennes qui éloigne une grande partie des Français du débat actuel ? Il faut dire que l’ensemble des candidats donne une démonstration de médiocrité assez désopilante. Leurs propositions sont inconsistantes et leurs promesses dérisoires. Ainsi, le futur président ne sera pas élu pour lui même mais contre le perdant. En d’autres termes, il sera le président du moins pire. L’écart entre le pouvoir et le peuple risque de se creuser, mais c’est tant mieux si cela devient le ferment d’une prise de conscience citoyenne.

Lire la suite sur le site des JNE (Association des Journalistes et écrivains pour la Nature et l’Ecologie) où ce texte vient de paraître sous forme d’édito.

© Danièle Boone