Archives pour l'étiquette Rcf Nièvre

Sauvons les oiseaux sur RCF

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Olivier Guillaume m’a reçue à RCF Nièvre en tant qu’invitée de la rédaction pour parler de mon livre « Sauvons les oiseaux – 10 actions pour (ré)agir« .

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Planète Nièvre : glyphosate, pourquoi tant de résistance ?

Le 15 septembre dernier, 42 députés sur 80 votants ont refusé d’inscrire dans la loi Alimentation/Agriculture, l’interdiction dans les trois ans du glyphosate, herbicide gravement toxique alors qu’une majorité  de français ont désormais pris conscience de la dangerosité des pesticides et souhaitent son interdiction. Pourquoi tant de résistance ? C’est ce que nous avons cherché à comprendre. 

Pour cela nous avons exploré les arguments des pro-glyphosates qui souhaitent remplacer une molécule par une autre, argumentant également la mise en concurrence déloyale avec les autres céréaliers européens qui eux pourront utilisé l’herbicide pendant encore cinq ans ainsi que les différentes techniques pour s’en passer, labours profonds, rotations plus larges des cultures et aussi semis dans paillis. Nous nous sommes également interrogé sur le rôle ambigu des coopératives qui, à la fois, conseillent les agriculteurs adhérents, leurs vendent semences et produits phytosanitaires et leur achètent leur production, d’autant qu’elles se retrouvent aujourd’hui au sein des grands groupes de l’agroalimentaire qui eux mêmes investissent dans les pesticides. Enfin, nous avons constaté le rôle non négligeable de la mondialisation : pour être concurrentielles, les céréales à l’exportation doivent être produites au plus bas coût, ce que permet le glyphosate. Entre la santé des humains, la biodiversité et l’argent, une fois encore le choix a été fait au profit de l’argent !

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© Danièle Boone

Planète Nièvre : La Baratte, l’agriculture urbaine à Nevers

Pour notre nouvelle émission Planète Nièvre, Christophe Barge, Geneviève Omessa et moi-même avons choisi de vous parler d’agriculture urbaine et/ou périurbaine à partir de l’exemple du Val de la Baratte. Ces jardins potagers et maraîchers sont situés sur la plaine alluviale des bords de la Loire, en zone péri-urbaine et humide, sur les communes de Nevers et de Saint-Éloi. Des lignées de jardiniers s’y succédent depuis des siècles.

Mais l’urbanisation anarchique des années 1970 avec, entre autres, la construction des immeubles du quartier des Courlis, le projet d’une pénétrante routière dans les  années1980 puis d’une route des pompiers dans les années 2000, ont bien failli venir à bout de cette tradition légumière qui remonte au haut Moyen Âge. Grâce au combat des riverains et des associations Saint-Fiacre Loire-Baratte, Loire Vivante, Nevers aménagement, la trentaine d’hectares du val de la Baratte a été classée zone inondable en 2001 puis, plus récemment inscrite comme zone agricole au plan d’urbanisme local (PLU) par l’ancienne municipalité le protégeant ainsi de toute tentative d’urbanisation et assurant du même coup la pérennité de l’activité de maraîchage.

La nouvelle municipalité souhaite que le val retrouve pleinement sa vocation maraîchère historique stimulant par là-même une économie locale qui passe par les circuits courts. Elle a soutenu notamment la création de l’espace test en mettant à disposition des testeurs, trois hectares de terre. Un CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise, permet à des jeunes de tester à la fois l’activité et l’existence d’une clientèle sans avoir à payer de charges ni à chercher des terres. Parmi les autres partenaires de l’espace test, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la couveuse d’entreprise Potentiel et Semeurs du possible.

Les intervenants :
Jean-Marie Lambert et Raphaël Revenu, les deux testeurs
Guillaume Debeer, maraîcher bio, ancien testeur
Christophe Solheillac, maraîcher raisonné, tuteur des testeurs
Anne Wozniak, adjointe au maire
Christelle Martin de la Chambre d’agriculture
Brigitte Compain-Murez, présidente de l’association Saint-Fiacre Loire Baratte

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© Danièle Boone

Planète Nièvre : les mardelles de Prémery

Pierre Kaluzny, Danièle BooneLe printemps nous a donné envie de vous faire découvrir les Mardelles de Prémery, une des richesses naturelles de la Nièvre, située au cœur du massif forestier de Prémery. Les mardelles sont des mares forestières. On en compte au moins 57, l’inventaire n’étant pas tout à fait achevé. Grâce aux études de pollen conservé dans la tourbe, nous savons que le site existe depuis 15 000 ans. Il a été classées en réserve naturelle régionale notamment parce que c’est un milieu humide forestier très ancien où les mares se sont constituées de manière naturelle, mais aussi parce que sa richesse en pollen unique en France est très importante du point de vue scientifique. Par ailleurs, le plateau forestier de Prémery se situant sur un point culminant, de nombreux ruisseaux aériens et souterrains en partent pour rejoindre la rivière Nièvre et les captages. Ce classement répond donc aussi à un enjeu sanitaire.

Des espèces rares et protégées, sont sur le site : la cigogne noire, un oiseau migrateur qu’on trouve essentiellement dans les forêts et qui se nourrit de grenouilles, poissons, le triton marbré, un amphibien, la leucorrhine à gros thorax, une grosse libellule et l’osmonde royale, une grande fougère. On y rencontre également des mousses acidiphiles comme la sphaigne et des plantes carnivores comme l’utriculaire citrine.

Christophe Barge, Geneviève Omessa, Pierre Kaluzny et moi même (photo) avons la chance d’avoir eu pour guide sur ce site exceptionnel Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale et agent forestier de l’ONF.

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© Danièle Boone

Planète Nièvre : les crues de la Loire

Les dernières crues mémorables de Loire  à Nevers remontent à 1907 et à 1856 et 1866 pour les crues centennales (probabilité d’une chance sur 100 de se produire chaque année). Depuis, avec l’urbanisation des zones inondables, l’augmentation des enjeux (biens), l’affaiblissement avec le temps des levées le risque inondation s’est accru considérablement. L’agglo de Nevers a été classé par la Directive Européenne Inondation en territoire à risque important fin 2012.

Sur la base des propositions de l’étude EGRIAN (étude générale sur le risque inondation de l’agglomération de Nevers),  une stratégie locale de gestion du risque inondation a été élaborée et arrêtée par le préfet de la Nièvre fin 2016.

L’équipe de Planète Nièvre dont je fais partie vous présente cette stratégie qui comporte 6 objectifs :
• Préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion de crue
• Planifier l’organisation et l’aménagement du territoire tenant compte du risque
• Réduire les dommages aux personnes et aux biens implantés en zone inondable
• Intégrer les ouvrages de protection centre les inondations dans une approche globale
• Améliorer la connaissance et la conscience du risque inondation
• Se préparer à la crise et favoriser le retour à la normale

Il s’agit de mettre en place une relation au fleuve renouvelée par une économie moins vulnérable aux inondations et une participation des riverains à l’avenir du fleuve.

Pour cette émission, nous avons rencontré Mme Bonicel, vice présidente de l’agglomération de Nevers en charge du cycle de l’eau et de Éric Bastaroli, ingénieur à l’agglo en charge de cette stratégie.

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© Danièle Boone