Archives pour l'étiquette TAFTA

CETA : le non wallon, une excellente nouvelle

C’est un moment important pour la démocratie : malgré les pressions et les coups bas, le Parlement wallon a rejeté l’ultimatum européen et refusé d’accepter l’accord entre l’Union européenne et le Canada en l’état. La Belgique n’est donc pas en mesure de signer le CETA, dont l’avenir est incertain. C’est une victoire importante pour la société civile qui se mobilise contre cet accord depuis des années. Faire échouer le CETA, c’est aussi œuvrer contre le TAFTA, autre accord en préparation, avec les États-Unis cette fois.

Dans le même temps, une pétition de soutien à Paul Magnette, le ministre-président de la Wallonie qui a osé dire non à cet accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, a été lancée. L’encourager à tenir bon n’est pas vain face aux pressions de l’Europe menées par Mr Juncker, Mr Tusk ou par le Canada via Mr Trudeau et Mme Freeland.

☞ lire l’article de Maxime Combes sur Bastamag
accéder à la pétition
☞ (re)lire sur ce blog : Dire non au TAFTA -TTIP, un engagement citoyen

© Danièle Boone

Tafta, un traité opaque

Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis se discute dans une grande opacité. A force d’insistance, il a été obtenu que les députés puissent consulter les comptes-rendus de négociation. Dans une salle sécurisée, en présence d’un surveillant et avec interdiction de recopier des passages. Tiffany Blandin de Reporterre a suivi la procédure avec le député Noël Mamère. Vous découvrirez comme moi, que, finalement, il existe deux versions des compte-rendu, une pour les salles de lecture, l’autre pour les négociateurs. Bonjour la transparence!
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© Danièle Boone

Comment TAFTA pourrait laminer l’agriculture européenne

Quelles seraient les conséquences sur le secteur agricole de la signature de l’accord de libre-échange Tafta, actuellement en cours de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? Au-delà des impacts sanitaires – OGM, rinçage chimique des volailles ou utilisation des hormones de croissance dans l’élevage porcin –, le TAFTA provoquerait une augmentation des importations et une chute de revenu conséquente pour les agriculteurs européens. Au point de bouleverser complétement le visage de l’agriculture européenne. Explication par Olivier Peitjean et Sophie Chapelle  à lire sur www.bastamag.net.

À propos du TAFTA, lire aussi sur le blog de Maxime Combes : TAFTA : cinq premiers enseignement des documents révélés par Greenpeace Pays-Bas le 2 mai 2016.

© Danièle Boone

Dire non au TAFTA -TTIP, un engagement citoyen

A la demande de la mairie de Jouet-sur-L’Aubois, une petite municipalité dans mon coin, je suis allée parlé bénévolement du TAFTA/TTIP à un public pas très nombreux mais très attentif. Un courrier du collectif stop-TAFTA du Cher suggérant à tous les maires du département de placer symboliquement leur commune hors-TAFTA, les avaient alerté. Belle démarche. Il faut dire que cette commune s’est déjà engagée dans des actions qui font sens comme  « objectif zéro pesticide ». Après un court exposé, le débat s’est engagé. Timide au départ, il est devenu passionné et … passionnant. A l’idée initiale d’impuissance a succédé la nécessité d’un engagement citoyen. L’image du petit colibri si chère à Pierre Rabhi a encore fait son miracle. Même si plusieurs dans la salle ont parlé de pot de terre contre pot de fer et de démarche utopique, la prise de conscience était là et l’envie d’agir aussi. En partant, chacun s’est promis de commencer dès demain en informant autour de soi sur ce TAFTA/TTIP qui  risque d’impacter très sérieusement nos vies quotidiennes. Alors, je me suis dit qu’en publiant le texte de ma présentation, je ferai aussi ma part de colibri. ☞ lire la suite

 © Danièle Boone

TTIP/TAFTA : négociation déloyale

L’union européenne a autorisé hier l’importation et la commercialisation de dix-sept OGM destinés à l’alimentation humaine ou animale et de deux œillets transgéniques. L’autorisation a pris effet immédiatement et vaut pour dix ans. Elle survient au lendemain du neuvième cycle de négociations du Traité Transatlantique, TTIP ou TAFTA, qui a eu lieu à Washington du 20 au 24 avril! Un hasard? Permettez-moi d’en douter. Ces autorisations étaient en suspens car les États membres n’étaient pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. En effet, jusqu’à maintenant, la Commission autorisait les OGM après avis de l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) mais elle se retrouvait systématiquement bloquée par les 19 états anti OGM dont la France. Un tour de passe-passe juridique fait que désormais les états membres pourront interdire leur utilisation sur leur territoire! Cela pourrait, au premier abord, sembler un avantage. Auparavant, les pays opposés devaient prendre des clauses de sauvegarde ou des mesures d’urgence pour des motifs environnementaux et sanitaires. De fait, ce soi-disant droit tout neuf des États pourrait bien être un leurre. Ces OGM étant autorisés en Europe, il sera quasiment impossible de contrôler leur entrée dans un pays. Ce n’est pas la peine d’être un phénix pour comprendre, par exemple, que la viande des animaux élevés avec des aliments transgéniques dans des pays moins regardant se retrouvera forcément dans tous les supermarchés européens! ☞ lire la suite

© Danièle Boone