Je savais que cela existait mais, d’un coup, c’est devenu concret. La chatte de ma nièce qui habite en Alsace, dans la zone frontalière avec la Suisse, a disparue. C’était une minette adoptée il y a un an, douce et gentille, qui ne s’éloignait jamais beaucoup de la maison. Ses maîtres l’ont cherché partout espérant retrouvé au moins son corps. Mais rien. Renseignements pris, au même moment, un tas d’autres chats ont disparus dans le village et aux environs. “Elle a du être embarquée dans une rafle pour les labos suisses”, a conclu ma nièce fataliste. ☞ “Cela nous a beaucoup perturbé” a-t-elle ajouté. Au chagrin de la disparition, s’ajoute celui d’imaginer ce que l’animal risque de subir! A cela, il faut ajouter l’incompréhension d’une petite fille de deux ans qui n’a plus son chat!
Au delà d’un petit drame personnel, une question s’impose: quand va-t-on cesser d’utiliser les animaux comme des outils de recherches, des éprouvettes vivantes? Ce n’est pas du sentimentalisme ou de la compassion mal placée: on sait aujourd’hui que la plupart des tests sur les animaux réalisés par les laboratoires pharmaceutiques et cosmétiques pourraient être remplacés par des méthodes alternatives in vitro, c’est à dire des tests sur des cultures de cellules souches. Certains sont déjà en place et parfaitement viables. Ils reviendraient même probablement moins cher mais les habitudes sont là… et surtout les réseaux d’approvisionnement en animaux. Là, il y a de l’argent en jeu et l’amoral qui va avec. Certes, les labos peuvent toujours dire qu’ils ne sont pas les voleurs de chats mais, en les achetant, ils encouragent ces pratiques scandaleuses!!!
Actuellement, douze millions d’animaux, primates, chiens, chats, rongeurs et animaux de basse-cour sont sacrifiés sur l’autel de la science. Le 7 avril dernier, le Parlement et le Conseil Européen ont conclut un accord scellant les principes d’une future loi qui, si elle est adoptée, permettrait de réduire le nombre des animaux utilisés à des fins scientifiques. Mais la lenteur juridique est telle, que beaucoup de petites filles risquent de pleurer encore pendant longtemps, la révoltante disparition de leur petit compagnon à quatre pattes!
02/05/2010 © Danièle Boone - Toute utilisation même partielle du texte est soumise à autorisation


Journaliste, écrivain, photographe. Spécialiste nature et voyage
1 reponse ↓
1 alouette // 7, 2010 at 16:21
mais c’est horrible ! c’est une chose de le savoir, une autre de le vivre concrètement
quelle horreur… merci de nous le rappeler, il est si facile d’oublier !
comment agir ? acheter des cosmétiques non testés sur des animaux (cas des cosmétiques bio par exemple)
bonne journée printanière
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