SDHI : le crime est presque parfait

Une nouvelle enquête de Fabrice Nicolino qui sans relâche dénonce l’empoisonnement collectif à grande échelle orchestré par les industriels vient de paraître aux éditions Les liens qui libèrent. L’histoire est la même à chaque fois : des mensonges éhontés, des conflits d’intérêts et une âpreté au gain sans scrupule. Leur alerte auprès des autorités sanitaires étant restée sans réponse, neuf scientifiques dont Pierre Rustin, directeur de recherches à l’Inserm ont signé en avril 2018, un article dans Libération pour alerter publiquement les autorités sanitaires des risques potentiels présentés par une nouvelle famille de pesticides appelés SDHI et demander la suspension de ces derniers. Ces pesticides que personne ne connaissait jusque là sont épandus partout en France. Utilisés sur de très grandes surfaces agricoles comme fongicides, ils agissent en bloquant une enzyme nécessaire à la respiration cellulaire, présente non seulement chez les champignons et les moisissures ciblés mais aussi chez les humains. Ils peuvent entraîner la mort des cellules en causant de graves encéphalopathies ou au contraire une prolifération incontrôlée des cellules provoquant des cancers non seulement chez ceux qui les épandent, mais possiblement aussi chez les consommateurs qui les retrouvent dans leur assiette. ☞ lire la suite

Plantations et gourmandises

Mornay-BerryCette sympathique manifestation a lieu comme chaque année le premier week-end d’octobre au château de la Grand’Cour à Mornay-Berry.

J’y ferai une conférence sur La biodiversité au jardin le samedi à 11 h et le dimanche à 14.h à l’issue desquelles je signerai mes livres sur le stand de Christine et Nicolas, libraires et fleuristes à Nérondes.

A noter Nicolas animera un atelier de composition florale le samedi de 13h30 à 16 h et le dimanche à 10.h. Il y aura également des démonstrations de taille douce par Geoffroy Iché le samedi à 14 h et le dimanche à 11 h.

Autant de bonnes raisons de venir à ces rencontres qui regroupent à la fois des pépiniéristes et des artisans de bouche.

L’odyssée du renard

La réhabilitation du renard se fait tout doucement mais sûrement. Ce livre va incontestablement y participer. Les photos de Laurent Geslin sont sublimes. On imagine les heures et les heures d’affût pour obtenir ce résultat sans jamais déranger le goupil. On voit l’animal se promener, muloter, aimer, dormir et même chaparder une part du festin d’un lynx.

La préface de Marc Giraud rappelle qu’il y a une quarantaine d’année, l’association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) dont il est le porte-parole, a choisi le renard comme emblème. L’ASPAS a largement contribué à faire évoluer l’image du Goupil auprès du grand public. Il faut dire que dans le même temps, les biologistes et les éthologues ont étudié l’animal et que, désormais, on le connaît beaucoup mieux. «.L’image qui en émerge est celle d’un animal étonnant, souple, capable de s’adapter à de nombreuses situations, réactif et fascinant à regarder. »

Le texte de François Moutou raconte une histoire tout en nous informant sur les mœurs et coutumes du rouquin. Les deux auteurs ont en effet décidé de raconter l’odyssée d’un renardeau né à la campagne dans une fratrie de cinq frères et sœurs qui va s’installer en ville une fois devenu adulte. Comme le signale François Moutou, c’est une fable tirée d’une histoire vraie. L’objectif des auteurs, de fait, est de faire découvrir le renard tel qu’il est et non pas celui des fabulistes ou autres chasseurs qui rêvent encore de le décimer. Les amoureux du canidé sauvage vont être comblés.

Éditions Salamandre, 142 pages, 29 € – www.salamandre.net

Planète Nièvre : Mauboux, espace protégé menacé

Un jeune agriculteur a fait une demande de retournement de 55 hectares de prairies permanentes sensibles classées Natura 2000 accordée par la préfète de la Nièvre. Le Val d’Allier est reconnu comme étant une zone humide d’importance internationale par la richesse de ses milieux et son importance pour les oiseaux et à Mauboux, la présence de la tortue Cistude d’Europe, une espèce menacée, est avérée. Sept associations réunies au sein d’un collectif autour de l’association Allier-Sauvage ont déposé un recours gracieux resté sans réponse. Un recours a donc été déposé auprès du Tribunal administratif d’Autun qui a abouti à la suspension de l’arrêté.

« Il existe un doute sérieux sur le respect des prescriptions imposées pour ce site Natura 2000 », peut-on lire dans le jugement. Nous avons donc décidé de mener l’enquête en rencontrant les différents protagonistes et en donnant la parole à Luc Jeannot, l’exploitant et à François Crutain, président du Collectif nivernais pour une agriculture durable et ancien maraîcher en biodynamie.

Luc Jeannot, ingénieur agronome de 27 ans, souhaite mener son exploitation en agriculture régénérative biologique. C’est une technique de sol vivant toujours recouvert. Il envisage d’avoir des bovins perpétuant ainsi le modèle élevage polyculture traditionnellement pratiqué dans le Val d’Allier mais plutôt que la race charolaise, il préfère des races anciennes type Aubrac.

Le projet est agronomiquement très intéressant mais le vrai débat, de fait, est ailleurs. Aujourd’hui, on peut légitimement se demander quelle valeur a un processus de protection de la nature si il est remis en question par des dérogations trop largement et facilement attribuées qui le rendent totalement inefficace. La biodiversité bat de l’aile. Il ne faut pas détruire ce qui reste. La défense de la biodiversité est un devoir élémentaire et ce devoir nous oblige tous. Des espaces sensibles ont été classés sur des critères bien précis. Plus que jamais, ils doivent rester protégés. C’est pourquoi, l’application stricte de la charte Natura 2000 qui interdit le retournement des prairies permanente, à notre avis, doit être appliquée à Mauboux.

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Un bistrot pour la faune sauvage

Foule d'oiseaux à l'abreuvoirL’eau va probablement être le grand enjeu des années qui viennent. Tout le vivant, nous, les animaux et les plantes en ont besoin pour survivre. On peut vivre relativement longtemps sans manger mais pas sans eau. Offrir de l’eau reste encore un geste d’hospitalité chez bien des peuples notamment les nomades. Avec des étés aussi secs que celui-ci, il est indispensable de proposer de l’eau aux petits animaux qui vivent près de chez nous. De fait, il faut en mettre à disposition toute l’année. Vous ne le regretterez pas car c’est un sacré spot d’observation.  lire la suite

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