Henri Rousseau, l’ambition de la peinture

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La Cascade, 1910 – The Art Institute of Chicago

J’ai toujours beaucoup aimé Le Douanier Rousseau. Ah excusez maintenant on dit Henri Rousseau ! En délestant Rousseau de son qualificatif de « douanier », l’exposition présentée au musée de l’Orangerie à Paris le sort de sa légende de peintre naïf. C’est le poète Alfred Jarry qui l’avait surnommé ainsi à cause de son emploi de fonctionnaire dans les services de l’octroi à Paris. Ce sobriquet pouvait laisser entendre que Henri Rousseau était un amateur, un peintre du dimanche ! L’art de la composition et des couleurs, la modernité et l’inventivité de cet artiste autodidacte tout sauf naïf est au cœur de cette exposition. C’est l’occasion aussi de découvrir des toiles jamais montrées en France.
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Sous la pluie

Gustave Courbet, Marine (La Trombe), 1866.

La représentation, la sensibilité et l’imaginaire de la pluie émergent à la fin du 18e siècle lorsque les peintres sortent de leur atelier. Difficile à représenter tant elle est fine, transparente et fugace, la pluie est un défi pour l’artiste. Comment peindre ce qui est passager et qui, pourtant, transforme radicalement le paysage ? L’exposition proposée par le Musée d’arts de Nantes invite à une déambulation vagabonde à travers trois grands parties : « Peindre sous la pluie », « Vivre sous la pluie » et « Rêver avec la pluie ». Elle privilégie une approche sensible, mêlant citations littéraires, fragments sonores et extraits de films. C’est magnifique !

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Le regard « jizz » de Baptiste Morizot sur l’art pariétal

Le dernier livre de Baptiste Morizot paru chez Actes Sud  est limpide : il apporte un regard nouveau sur l’interprétation des peintures et gravures réalisés par les hommes préhistoriques.

L’auteur s’est interrogé sur ce que veut dire voir au Paléolithique. Féru de pistage, le philosophe parvient à construire une nouvelle hypothèse lié à son expérience sur le terrain. A priori, aucun des paléontologues qui ont théorisés sur les peintures pariétales animales n’ont cette connaissance.

D’une certaine manière, Morizot s’est mis dans la peau d’un chasseur cueilleur pour lequel il était important de pouvoir reconnaître les grands animaux à la fois pour réussir leur chasse et se nourrir mais aussi pour s’en protéger. Et c’est là qu’intervient le « jizz »!

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