Eros dans le jardin de Xavier Mathias

Voilà un livre qui ne manque pas piquant et qui regarde les légumes d’un œil un peu obsédé : Xavier Mathias voit du sexe partout! Non j’exagère, Xavier s’est juste beaucoup amusé et nous amuse tout autant quoique… il s’en passe des choses au potager ! Bon déjà, le langage du jardinier peut prêter à confusion. Lorsqu’on met en terre un plan, celui-ci semble nous dire « arrache moi le chignon » ou « (Dés)habille-moi » ou encore « Plante-moi vite et dépêche-toi de m’inonder ». Aïe, aïe, aïe ! Certes le trait est parfois un peu forcé n’empêche qu’en s’intéressant à la sexualité des plantes, donc à leur reproduction, l’auteur nous livre des informations essentielles. Moi, par exemple, j’ai appris comment faire pour récolter des graines de carottes en les forçant à se reproduire avant la floraison des carottes sauvages car sinon, métissage garanti avec un piètre résultat côté gustatif pour la génération suivante. Et, de plus, les éditions Terre Vivante ont parfaitement joué le jeu : ouvrage hors collection, couverture élégante, tranche orange, marque page vert, assorti à la couleur du fond de couverture où deux carottes s’enlacent… amoureusement ! N’hésitez pas à offrir ce livre, vos amis jardiniers vont adorer !

La vie érotique de mon potager par Xavier Mathias. Préface de Anna Gavalda. Éditions Terre vivante, 160 pages, 25 €

Mobilisez vous pour les «nuisibles »


En devenant éleveur et agriculteur, il y plus de 10 000 ans, l’homme a dû protéger ses bêtes et ses cultures des prédateurs. De son point de vue d’humain, les animaux sauvages sont devenus des concurrents à éliminer. Hélas rien a changé, malgré l’évolution des connaissances scientifiques qui en montre l’aberration, la séparation du vivant entre « utiles » et « nuisibles » perdure que ce soit du point de vue faune ou botanique.

Tous les trois ans, la commission départementale pour la chasse et la faune sauvage (CDCFS) établit la liste des « nuisibles » ou plus exactement des « animaux susceptibles de faire des dégâts » selon les nouveaux termes de la loi qui est ensuite validée par le ministère de l’écologie puis l’arrêté est publié ☞ voir le projet d’arrêté. Entre les deux, une consultation publique qui est en ce moment. Si vous aimez la faune sauvage, si vous êtes inquiet face à l’effondrement de la biodiversité, si, comme moi, vous pensez que cette liste noire est d’un autre âge et indigne, exprimez vous avant le 27 juin. Vous éviterez le massacre inutile de près de 2 millions d’animaux d’ici juin 2022. Vous trouverez comment participer sur le site de l’Aspas ☞ ici avec des exemples pour argumenter votre réponse ou directement sur le site du ministère ☞ ici.

Pour mieux comprendre l’enjeu de cette consultation, je vous invite également à lire ci-dessous mon article intitulé Vous avez dit nuisible ?  paru dans le Traîne-Buisson, le journal de Nature 18, association pour la protection de la nature et de l’environnement du Cher ☞ lire la suite

Franz Marc et August Macke à l’Orangerie

La peur du lièvre par Franz Marc

« La peur du lièvre », tel est le titre de ce tableau peint par  Franz Marc en 1912 (collection particulière) et visible dans la magnifique exposition du musée de l’Orangerie intitulée Franz Marc / August Macke, l’aventure du cavalier bleue. Ces deux peintres amis faisaient partie de la grande aventure de l’expressionnisme allemand et du Cavalier bleu. Tous les deux ont peint la nature de manière très colorée. Franz Marc, en particulier, a représenté les animaux de manière très fluide, très réaliste dans leur essence (mouvement, comportement). J’en ai pris conscience en visitant l’exposition que je vous invite à aller voir de toute urgence, avant le 17 juin. Tous les deux, mobilisés en 1914, furent victime de la guerre, August Macke le 26 septembre 1914 à l’âge de 27 ans, Franz Marc 4 mars 1916. Il avait 36 ans. « Quelle connerie la guerre » comme disait Prévert et quels talents massacrés ! ☞ lire la suite

Coquelicots et lutte pour le climat, marions les !

Coquelicots« Comment pourrait-on supporter d’avoir détruit l’Empire des pesticides si le monde était transformé en fournaise ? » Fabrice Nicolino, président de « Nous voulons des coquelicots » propose aux groupes locaux des Coquelicots d’organiser un mariage festif entre les Coquelicots et la mobilisation contre le dérèglement climatique. Une évidence qu’il vaut mieux formuler, en effet.

Le mouvement des Coquelicots a été lancé le 12 septembre 2018. Entre 700 et 800 rassemblements simultanés ont lieu le premier vendredi de chaque mois devant les mairies de notre pays, soit plusieurs dizaines de milliers de personnes. Chaque mois. Et 720.000 femmes et hommes ont déjà rejoint l’Appel des Coquelicots, qui n’a jamais été une pétition, mais un solennel engagement à l’action. L’objectif est  toujours de cinq millions de soutiens en octobre 2020.

☞ lire la tribune de Fabrice Nicolino sur Reporterre

Accueillir les insectes dans mon jardin

Accueillir les insectes dans mon jardinJe vous présente mon nouveau livre qui vient de paraître aux éditions Jouvence.  Les abeilles vont-elles disparaître ? Où sont passé les papillons ? Des questions que tout le monde se pose aujourd’hui. Les chiffres sont terrifiants : selon une étude allemande publiée en octobre 2017 dans la revue PLoS One, 75% des insectes ont disparus en 30 ans. En France, une étude en cours menée par le CNRS de Chizé (79) constate également un effondrement des populations d’insectes depuis 2000 sans être encore en mesure de donner des chiffres. Selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement, entre 1990 et 2011, les populations de papillons en Europe ont diminué de presque 50 %.  Bref, toutes les études convergent : le déclin des insectes est bien réel et s’est accentué ces cinq dernières années. Dans ce livre où l’on découvre aussi la vie des insectes, je donne quelques clefs pour essayer de les aider, à son niveau, dans son jardin, en leur offrant le gîte et le couvert.
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Écouter mon interview par Olivier Guillaume sur RCF

Accueillir les insectes dans mon jardin – ma contribution à la biodiversité, éditions Jouvence, 125 pages, 8,90 €