Nature Nièvre : le blaireau

Avec son museau pointu rayé de noir et blanc, le blaireau est facile à reconnaître. Il creuse d’énorme terriers appelé blaireautières utilisés de générations en générations. Nocturne, il se nourrit principalement d’escargots, de vers et d’insectes. L’été, il complète ce régime hyper protéiné avec des fruits. Accusés de faire des dégâts dans les cultures, il est pourchassé 8 mois par an à tir, mais aussi par déterrage, ce qui consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, creuser afin de pouvoir les saisir avec des pinces pour finir par les tuer alors qu’ils sont dans un état de stress inimaginable.

La demande de prolongation de vénerie sous terre ou déterrage des blaireau, pratique extrêmement cruelle, dans la Nièvre fait l’objet d’une consultation publique jusqu’au 27 avril. Vous trouverez comment y participer ainsi qu’un argumentaire sur le site de l’AVES. Le blaireau compte sur vous !

écouter l’émission (6′34″)

Nature Nièvre : le troglodyte mignon

Troglodyte mignonVentre cappuccino, dos cannelle agrémenté de fines barres sombre, bec fin et queue dressée, le troglodyte mignon est joli comme tout. Ce tout petit oiseau, 15 grammes et 9 cm environ, possède un chant très puissant. C’est un Don Juan qui construit plein de nids pour attirer plusieurs femelles. Un seul mâle peut ainsi avoir 2 ou 3 familles. Très territorial, il ne supporte aucun intrus sur son territoire mais lorsqu’il fait très froid, il rejoint ses congénères dans un dortoir, histoire de se tenir chaud.

☞  écouter la chronique (6′20″)

Nature Nièvre : le pyrrhocore

Facile à voir et facile à reconnaître grâce à leur dessin de masque africain, les pyrrhocores ou gendarmes sont jolis comme tout et bien connus des enfants. On les appelle aussi «cherche-midi» à cause de leur amour immodéré pour le soleil. Au cours de la journée, ils se chauffent sur la partie la plus exposée de leur support et suivent le déplacement de l’astre. Leurs accouplements dos à dos, qui peuvent durer une trentaine d’heures ne passent pas inaperçus. Les gendarmes, comme toutes les punaises, sécrètent des substances répulsives et le font savoir par leurs couleurs : le rouge, associé au noir, forme un signal visuel extrêmement fort qui annonce le danger comme nos panneaux routiers !
écouter la chronique ( 6′04″)

Les animaux parlent, sachons les écouter

Étudier le vivant par le son, c’est la bioacoustique, une science relativement récente. Nicolas Mathevon s’y adonne depuis plus de vingt ans et l’enseigne à l’université de Saint-Étienne. A lire son livre paru aux éditions Humensciences où l’on sent son plaisir du récit, de la transmission et surtout de son métier, on se dit qu’on aimerait bien être son élève. Ses recherches l’ont mené sur tous les continents alors on chemine avec lui à travers le monde dans les biotopes les plus divers à la rencontre d’oiseaux, de reptiles, de mammifères… ☞ lire la suite

Nature Nièvre : la mésange bleue

Vous la connaissez forcément cette jolie petite acrobate habituée des mangeoires. La mésange bleue est toute petite, une dizaine de centimètres pour une dizaine de grammes mais elle ne s’en laisse pas compter. Agile, rapide et culottée, elle sait chiper des graines même lorsque la place est occupée par un chardonneret, un verdier ou encore un grosbec qui jouent l’incruste. Son chant participe pour beaucoup au paysage sonore de nos jardins. De fait, l’oiseau égrène à l’infini quelques thèmes mais notre oreille humaine, peu subtile, ne saisit pas forcément la diversité de ce répertoire vocal.

lire la suite
écouter la chronique (5′49″)