Festi’grues : rencontres au bord de l’Allier

Le lieu est magique : le château rond de Meauce en bordure d’Allier situé côté Nièvre à une dizaine de kilomètres de la confluence de la rivière avec la Loire. Il était en ruine mais Cédric Mignon et son épouse, en sont tombés amoureux et ont décidé non seulement de le sauver mais de le faire vivre. Sensibles à la nature, ils accueillent, entre autres, ce festival pour fêter le retour des grues ! Et bonne nouvelle, elles sont là !

Au programme : des expositions de peintures, sculptures et photographies, de l’artisanat (vannerie, bijoux), des signatures de livres d’écrivains nature (j’y serai !), des conférences, des sorties et… la visite du château.

Alors n’hésitez pas à venir si vous êtes dans les parages. C’est ce samedi 26 octobre de 14 à 18 h – le soleil devrait être au rendez-vous – et ce dimanche 27 octobre de 10h à 18 h. ☞ plus d’infos

Planète Nièvre : des écolocrèches à Nevers

Prendre en considération l’environnement dans lequel elles vivent, limiter leur impact négatif notamment par la gestion des déchets et favoriser un milieu favorable à la bonne santé des enfants et du personnel par une alimentation saine et en n’utilisant pas de produits chimiques, tels sont les principaux objectifs des crèches écologiques. Et la ville de Nevers souhaite favoriser ce processus.

Nous avons rencontré les responsables de trois crèches : Frimousse, Calinours et Souricette. Nous avons constaté le même souci pour la santé en mettant à l’abri les enfants des produits polluants, notamment des perturbateurs endocriniens.Toutes ces crèches qui seront sans doute labellisées dès 2020 veulent aller plus loin. Ainsi, à Souricette, ce sont les agents d’entretien de la crèche qui ont bénéficié d’un livret de recettes de produits de nettoyage faits maison. A Calinours, c’est un livret à l’intention des parents avec des recettes de produits ménagers, crèmes pour le soin de la peau des bébés, mais aussi jeux sans chimie, qui est en préparation.

Ce qui se passe à Nevers pourrait faire tâche d’huile dans tout le département. La municipalité de Rouy, elle, avait pris de l’avance. Nous avions parlé de son projet d’ouvrir une éco-crèche dans notre émission de juin 2017. Elle a ouvert en avril 2019.

écouter l’émission

Dans l’Indre, il pleut mais la sécheresse demeure

Reporterre - IndreMi-septembre, le niveau de la rivière Indre a baissé de 60 centimètres en 48 heures — un phénomène rarissime dû à l’extrême sécheresse. 2.500 km de rivières sont quasiment à sec. Et même si la pluie est de retour, la situation reste grave : « C’est toute la biologie de la rivière qui est en train de s’effondrer. » Je suis allée à Châteauroux, à la rencontre de Christian Toussaint, responsable eau et milieux aquatiques à l’association Indre Nature. J’ai également interviewé Florence Habets, hydroclimatologue, directrice de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et professeure attachée à l’École Normale Supérieure (ENS).  Mon article est paru aujourd’hui dans Reporterre.  Je vous invite à le lire ☞ ici

SDHI : le crime est presque parfait

Une nouvelle enquête de Fabrice Nicolino qui sans relâche dénonce l’empoisonnement collectif à grande échelle orchestré par les industriels vient de paraître aux éditions Les liens qui libèrent. L’histoire est la même à chaque fois : des mensonges éhontés, des conflits d’intérêts et une âpreté au gain sans scrupule. Leur alerte auprès des autorités sanitaires étant restée sans réponse, neuf scientifiques dont Pierre Rustin, directeur de recherches à l’Inserm ont signé en avril 2018, un article dans Libération pour alerter publiquement les autorités sanitaires des risques potentiels présentés par une nouvelle famille de pesticides appelés SDHI et demander la suspension de ces derniers. Ces pesticides que personne ne connaissait jusque là sont épandus partout en France. Utilisés sur de très grandes surfaces agricoles comme fongicides, ils agissent en bloquant une enzyme nécessaire à la respiration cellulaire, présente non seulement chez les champignons et les moisissures ciblés mais aussi chez les humains. Ils peuvent entraîner la mort des cellules en causant de graves encéphalopathies ou au contraire une prolifération incontrôlée des cellules provoquant des cancers non seulement chez ceux qui les épandent, mais possiblement aussi chez les consommateurs qui les retrouvent dans leur assiette. ☞ lire la suite

L’odyssée du renard

La réhabilitation du renard se fait tout doucement mais sûrement. Ce livre va incontestablement y participer. Les photos de Laurent Geslin sont sublimes. On imagine les heures et les heures d’affût pour obtenir ce résultat sans jamais déranger le goupil. On voit l’animal se promener, muloter, aimer, dormir et même chaparder une part du festin d’un lynx.

La préface de Marc Giraud rappelle qu’il y a une quarantaine d’année, l’association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) dont il est le porte-parole, a choisi le renard comme emblème. L’ASPAS a largement contribué à faire évoluer l’image du Goupil auprès du grand public. Il faut dire que dans le même temps, les biologistes et les éthologues ont étudié l’animal et que, désormais, on le connaît beaucoup mieux. «.L’image qui en émerge est celle d’un animal étonnant, souple, capable de s’adapter à de nombreuses situations, réactif et fascinant à regarder. »

Le texte de François Moutou raconte une histoire tout en nous informant sur les mœurs et coutumes du rouquin. Les deux auteurs ont en effet décidé de raconter l’odyssée d’un renardeau né à la campagne dans une fratrie de cinq frères et sœurs qui va s’installer en ville une fois devenu adulte. Comme le signale François Moutou, c’est une fable tirée d’une histoire vraie. L’objectif des auteurs, de fait, est de faire découvrir le renard tel qu’il est et non pas celui des fabulistes ou autres chasseurs qui rêvent encore de le décimer. Les amoureux du canidé sauvage vont être comblés.

Éditions Salamandre, 142 pages, 29 € – www.salamandre.net