Épervier : la terreur des petits oiseaux

Les mangeoires sont pleines et pourtant mésanges, pinsons, verdiers, moineaux ont déserté le jardin. Regardez bien, vous découvrirez sans doute, comme moi dans le mien, la présence d’un rapace, de la grosseur d’un pigeon, gris foncé sur le dessus, avec des barres brun orangé en dessous. C’est un épervier mâle venu faire son marché autour de la mangeoire. Les anglais l’appelle Sparow-hawk, ce qui signifie, le faucon des moineaux, c’est tout dire. Cet oiseau prédateur se nourrit en effet, essentiellement de petits passereaux. ☞  lire la suite

Planète Nièvre : Fêtes et festin

Noël, célébré maintenant par tous, croyants comme athés, est devenue la grande kermesse de la société de consommation. On se doit de festoyer de mets chers et gras, à s’en rendre malade d’autant plus sûrement si on consomme de la nourriture industrielle. Heureusement, aujourd’hui, nous sommes de plus en plus nombreux à désirer vivre les fêtes de fin d’année autrement et à opter pour des fêtes responsables. On ne se prive pas, au contraire, on se fait du bien ! On ne renonce pas forcément au menu traditionnel qui nous évoque plein de souvenirs, mais on le revisite en un peu plus sain, plus léger et plus digeste. Et puis, quand on réfléchit bien à ce qu’on achète, on est moins tenter de jeter et de gaspiller.
Avec la participation d’Anthony Simon de la ferme des Desrues à Dornes.

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Kiki Smith : la nature inspiratrice

Kiki Smith - Monnaie de Paris

J’ai découvert récemment Kiki Smith, artiste américaine qui a trouvé l’apaisement dans la contemplation de la nature. Des femmes de bronze, sorte d’Alice au pays des merveilles, endormies au milieu des moutons, accueillent le visiteur. Cette première rétrospective française, à la Monnaie de Paris, réunit près d’une centaine d’œuvres. Le parcours non chronologique nous immerge dans l’étrange univers de Kiki Smith.
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Planète Nièvre : vous avez dit nuisibles ?

Depuis la loi «biodiversité» du 8 août 2016, le terme «nuisible» est remplacé par «susceptibles de causer des dégâts». Le terme de «nuisible» devenu politiquement, sociologiquement, culturellement inacceptable, a disparu de tous les textes législatifs et réglementaires mais, malgré ce compromis sémantique, rien n’a changé. L’homme s’octroie toujours le statut de grand ordonnateur de la nature. Inscrire une espèce sur la liste quel que soit le terme apporte une légitimité au droit de la gérer et bien souvent de la détruire sous prétexte de la réguler. Pour chacune des espèces classées, les modalités de sa destruction sont précisées : chasse à tir, piégeage, déterrage, etc. et ceci toute l’année. Cette notion d’animal «nuisible» oppose les chasseurs qui défendent l’idée selon laquelle certains animaux indésirables nuisent à la société et doivent par conséquent être détruits et les protecteurs de la nature pour qui l’idée même d’une séparation entre animaux «utiles» et «nuisibles» est une aberration écologique.

Comme vous le savez, c’est un sujet qui me tient très à cœur. Pour cette émission, nous avons rencontré Sylvie Cardona, vice-présidente et co-fondatrice de AVES France, association de protection des espèces menacées, et François Moutou, vétérinaire épidémiologiste, auteur de nombreux ouvrages.

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Pour en savoir plus : www.aves.asso.fr & www.aspas-nature.org

Le livre des animaux magiques

Il y a des livres qui émerveillent. Celui-ci en est un. Même si il est destiné aux enfants, je suis complètement sous le charme. Passionnée par les traditions des peuples premiers, Chiara Dattola, l’illustratrice a entraîné sa complice Fleur Daugey, auteur et éthologue, dans cette aventure où croyances et science se répondent. Les enfants à partir de 7 ans (et jusqu’à 77 ans et plus) découvriront que chez les Mayas du Mexique, le colibri est le messager des pensées tandis que le caméléon est le créateur du monde pour les Bobos et les Bwaba, peuples d’Afrique de l’Ouest ou encore que le vautour est l’oiseau du paradis pour les Mongols d’Asie centrale. Ce tour du monde des traditions à travers les animaux magiques est servi par un format généreux, 30 x 30 cm, qui met en valeur les très jolies illustrations de Chiara Dattola.

Éditions du Ricochet, 18,50 € – www.ricochet-jeunes.org