Balade ornitho dans les Alpilles

Ce printemps pluvieux a bien profité à la nature méditerranéenne. Les Alpilles sont complètement vertes et pleines de fleurs. Après deux jours d’averses rapprochées, les fauvettes, mélanocéphale, passerinette et la petite pitchou, espèce menacée, s’en donnent à cœur joie. A peine avons nous commencé la balade que se détache dans le ciel bien bleu, un circaète Jean-le-Blanc. Ce beau rapace qui peut faire jusqu’à 1,80 m d’envergure est facilement reconnaissable à ses surplaces très caractéristiques. Super cadeau de la nature que nous goûtons à sa juste valeur, mais nous, nous espérons croiser l’aigle de Bonnelli.© Danièle Boone

L’espèce est très fragile. La répartition de la population française est limitée à la région méditerranéenne. Elle a vu ses effectifs chuter durant la deuxième moitié du XXe siècle, passant de 80 couples dans les années 1960 à moins de trente couples au cours de la période 1985-2007. Dans les Alpilles, ils ne sont que trois ou quatre couples. La chance est vraiment avec nous car, très rapidement nous découvrons un couple perché sur le rebord de la falaise. Magnifique. A force de scruter la paroi rocheuse, nous finissons par trouver plusieurs aires qui ressemblent à de gros tas de branchages impressionnants généralement installés à l’abri des intempéries sous une corniche. Les aigles qui passent de longues heures discrètement perchés nous offrent bientôt un festival de vols et nous nous régalons de ce spectacle fabuleux.

Le retour du soleil après la pluie est un moment idéal pour observer les oiseaux. Après les heures grises et humides, la vie explose. Ce ne sont que chants et vols joyeux dans tous les sens. Un traquet oreillard stapazin mâle, noir et blanc, se joue de nous. Il disparaît derrière un rocher et réapparaît sans arrêt, intrigué par l’espèce également à deux pattes mais immobilisée, jumelles en main ou l’œil collé à la lunette. Un tarier pâtre adulte avec sa belle gorge rouge s’immobilise sur une branche. Un monticole des roches arborant sa robe nuptiale aux couleurs vivent s’arrête juste le temps de pouvoir bien le voir. L’alouette lulu, elle, se fait entendre mais reste invisible. Un autre monticole, bleu, celui-là, lance ses trilles à découvert. Quelle belle journée!

Merci à Fabrice Teurquety, guide naturaliste et ornitho, passionné et passionnant. Je vous le recommande. Il organise de nombreuses sorties dans les Bouches du Rhônes et dans le Vaucluse, toutes plus intéressantes les unes que les autres.
Pour en savoir plus: les ailes sauvages

© Danièle Boone – Toute utilisation même partielle du texte ou des photos est soumise à autorisation

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2 Responses to Balade ornitho dans les Alpilles

  1. Merci Danièle !
    Un très beau site et félicitation pour le trophée !
    Et suis ravi de l’éloge que tu m’as fait…..et c’est surtout pour notre belle région de Provence si riche.
    Au plaisir de vous voir ici parmi nous au printemps prochain.
    Amitiés naturalistes
    Fabrice Teurquety

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