Archives pour la catégorie Nature

Musaraignes : des lilliputiennes au jardins

MusaraignesToutes les musaraignes ressemblent à des petite souris avec un museau allongé. Là, s’arrête la comparaison. Les musaraignes sont des insectivores et non des rongeurs. Elles rendent donc service aux jardiniers en le débarrassant de bien des indésirables. Leur poids tourne autour de 10 à 12 grammes. Leur nez pointu, particulièrement mobile, est muni de vibrisses bien visibles, toujours en mouvement. Ces organes tactiles leur permettent de savoir en une fraction de seconde à quelle bestiole elles ont affaire, quelle est sa taille et si elle est dangereuse pour elles. Tout arthropode ou larve qui se trouve sur leur chemin est instantanément repéré et croqué.

Les musaraignes ont le privilège de compter parmi elle, la Pachyure étrusque qui pèse entre 1,3 et 2 grammes. Dans sa catégorie poids plume, elle ne connaît qu’une rivale, une petite chauve-souris de Thaïlande qui pèse elle-aussi moins de 2 grammes. Vu que leur morphologie est différente, il est difficile d’établir laquelle des deux mérite le titre de plus petit mammifère du monde. Elles l’ont donc reçu conjointement.

Les musaraignes ont développé des adaptations tout à fait étonnantes. Pour faire face aux frimas, celles des genre Sorex et Neomys voient rétrécir un certain nombre de leurs organes, le foie, les reins et même le cerveau. Pour économiser leur énergie, les Crocidures peuvent entrer en torpeur  et abaisser leur température corporelle à 18 °C pendant quelques heures puis revenir progressivement à 35° C, leur température habituelle. Cela leur permet de résister notamment aux périodes de pénurie alimentaire ainsi qu’aux périodes froides ou aux moment les plus chauds. Et ces dernières font du « caravaning » avec leurs enfants !

Mais pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article paru dans les 4 saisons du jardin bio n° 225, juillet-août 2017, 6,60 €, actuellement en kiosque. Les photos sont de Georges Abadie.

© Danièle Boone

 

 

La nature, un enjeu trop souvent oublié

Un colloque sur le renard organisé par l’ASPAS, le lynx au programme du prochain congrès des JNE (Association des Journalistes et Écrivains pour la nature et l’écologie) dans les Vosges, et voilà comment est né l’idée de cet édito qui pourra paraître décalé à certains, vu l’actualité politique et la nomination de Nicolas Hulot comme ministre de la Transition écologique et solidaire.

Et pourtant nous sommes là, au cœur du vivant, un enjeu essentiel mais globalement ignoré par nos gouvernants. Ces prédateurs qui occupent une place capitale dans la chaîne du vivant agitent depuis toujours nos émotions. Les « féroces », les « méchants », les « mangeurs d’hommes », les « dévorateurs de troupeaux », en vérité, les mal-aimés, les indomptables, les images de la variété de la vie, les plus beaux symboles de la liberté, comme dit Yves Paccalet, nous tendent un miroir sans concession pour qui ose regarder l’image en face.

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© Danièle Boone

Planète Nièvre : les mardelles de Prémery

Pierre Kaluzny, Danièle BooneLe printemps nous a donné envie de vous faire découvrir les Mardelles de Prémery, une des richesses naturelles de la Nièvre, située au cœur du massif forestier de Prémery. Les mardelles sont des mares forestières. On en compte au moins 57, l’inventaire n’étant pas tout à fait achevé. Grâce aux études de pollen conservé dans la tourbe, nous savons que le site existe depuis 15 000 ans. Il a été classées en réserve naturelle régionale notamment parce que c’est un milieu humide forestier très ancien où les mares se sont constituées de manière naturelle, mais aussi parce que sa richesse en pollen unique en France est très importante du point de vue scientifique. Par ailleurs, le plateau forestier de Prémery se situant sur un point culminant, de nombreux ruisseaux aériens et souterrains en partent pour rejoindre la rivière Nièvre et les captages. Ce classement répond donc aussi à un enjeu sanitaire.

Des espèces rares et protégées, sont sur le site : la cigogne noire, un oiseau migrateur qu’on trouve essentiellement dans les forêts et qui se nourrit de grenouilles, poissons, le triton marbré, un amphibien, la leucorrhine à gros thorax, une grosse libellule et l’osmonde royale, une grande fougère. On y rencontre également des mousses acidiphiles comme la sphaigne et des plantes carnivores comme l’utriculaire citrine.

Christophe Barge, Geneviève Omessa, Pierre Kaluzny et moi même (photo) avons la chance d’avoir eu pour guide sur ce site exceptionnel Bénédicte Rollin, conservatrice de la réserve naturelle régionale et agent forestier de l’ONF.

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© Danièle Boone

Le retour des martinets

MartinetLes martinets vont bientôt arriver.  Moi, quand j’entends leur cris, je me dis que l’été est là, tout proche. D’une certaine manière le martinet noir ressemble à l’hirondelle et souvent les personnes non averties les confondent. Pourtant ces oiseaux ne sont même pas cousins. Le martinet a un mode de vie exclusivement aérien. C’est une extraordinaire machine volante. Roi du piqué fulgurant et des ascensions vertigineuses, maître des loopings et des tonneaux, il s’autorise des pointes à 150 voire 200 kilomètres à l’heure. Les observer chasser en fin de journée donne le tournis.
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© Danièle Boone

La reine des bourdons

Bourdon terrestre

Avez-vous remarqué qu’en ce moment tous les bourdons sont gros ? Si vous en croisez un, chapeau bas car vous êtes face à une altesse royale. Si, si… je n’exagère pas. En ce début de mars, pas de menu peuple, ni mâles, ni ouvrières chez le bourdon terrestre. On ne rencontre que les princesses sortant de l’hibernation prêtes à fonder une colonie. ☞ lire la suite

© Danièle Boone