Archives pour la catégorie Nature

Neige

Noisettier

La neige m’a toujours semblé magique. Lorsque les premiers flocons se sont mis à tomber, j’ai arrêté de travailler et je les ai regardé voltiger. Et puis la nuit est arrivée et le lendemain matin, 15 centimètres recouvraient mon jardin comme lors de mon premier hiver ici, il y a 7 ans. Et cela neigeait toujours. Je n’ai pas résisté à faire des photos qu’aujourd’hui je partage avec vous. ☞ voir la suite

© Danièle Boone

Foulques macroules

Foulque macroulle
Si, en ce moment, vous vous promenez auprès des étangs, vous reconnaîtrez facilement les groupes de foulques macroules parmi les canards. Ces oiseaux noirs arborent un bec crayeux prolongé d’une plaque frontale blanche. Les foulques sont assez nombreuses. Ce qui est étonnant c’est de penser qu’elles étaient peu nombreuses au début du XXème siècle. Mais cette espèce polyvalente qui n’est pas chassée s’est bien adaptée aux activités humaines. On la trouve aussi bien en pleine campagne que dans les parcs urbains. Elle se nourrit d’algues, de petits crustacés ou du pain destiné aux canards par les humains. ☞ lire la suite

© Danièle Boone

Loups, requins, ibis, blaireaux : un massacre sans base scientifique

Certains animaux sauvages subissent des phases d’abattage massif de la part des autorités. Le plus souvent sans discernement sinon pour complaire à des intérêts particuliers, explique Farid Benhammou, géographe, auteur d’une tribune publiée par Reporterre. Ces gestions par la tuerie s’appuient sur une négligence voire un mépris de la recherche et des connaissances scientifiques. Selon lui, « réflexion et matière grise pourraient permettre d’éviter une violence inutile ».

☞ à lire absolument sur Reporterre

© Danièle Boone

Planète Nièvre : protection de la nature : gérer ou ne pas gérer

La nature ne se porte pas bien. Sa protection est nécessaire mais faut-il intervenir ou au contraire laisser faire, c’est la question que posons, Christophe Barge et moi-même, dans notre émission de rentrée sur RCF. Le terme « gérer » recouvre de nombreuses  actions : la restauration des habitats, les réintroductions d’espèces, les réhabilitations de sites naturels, les études, les suivis continus, mais aussi les interventions de type fauche, pâturage, brûlis, taille et aussi la non intervention.

Nous nous sommes rendus sur les coteaux calcaires de Mortier sur la commune de Druy Parigny. Le site de près de 8 ha, domine la Loire et est réputé, notamment, pour ses orchidées. Il a été acheté par la LPO Nièvre (Ligue de protection des oiseaux) en 2004. Mortier fait partie de l’ensemble de terrains en propriété et/ou gérés par l’association, couvrant une superficie globale de plus de 80 ha. Cette visite s’est déroulée en compagnie des naturalistes et administrateurs de la LPO Nièvre, Claude Chapalain et Alain Favrot, ce dernier étant également Vice président de Nature 18.

Un exemple d’intervention somme toute modérée mais on peut aussi protéger sans rien faire, c’est le choix de l’ASPAS (Association de protection des animaux sauvages) avec ses réserves de vie sauvage. Entièrement dédiées à la nature sauvage, ce sont des havres exempts de toute exploitation humaine. J’ai interviewé Marc Giraud, porte parole de l’association.

A la fin de l’émission, nous n’avons pas de réponse claire car ce n’est pas si simple. Il nous semble toutefois, qu’il est urgent de laisser la nature s’exprimer  aussi bien dans les espaces protégés que dans notre jardin.

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© Danièle Boone

Musaraignes : des lilliputiennes au jardins

MusaraignesToutes les musaraignes ressemblent à des petite souris avec un museau allongé. Là, s’arrête la comparaison. Les musaraignes sont des insectivores et non des rongeurs. Elles rendent donc service aux jardiniers en le débarrassant de bien des indésirables. Leur poids tourne autour de 10 à 12 grammes. Leur nez pointu, particulièrement mobile, est muni de vibrisses bien visibles, toujours en mouvement. Ces organes tactiles leur permettent de savoir en une fraction de seconde à quelle bestiole elles ont affaire, quelle est sa taille et si elle est dangereuse pour elles. Tout arthropode ou larve qui se trouve sur leur chemin est instantanément repéré et croqué.

Les musaraignes ont le privilège de compter parmi elle, la Pachyure étrusque qui pèse entre 1,3 et 2 grammes. Dans sa catégorie poids plume, elle ne connaît qu’une rivale, une petite chauve-souris de Thaïlande qui pèse elle-aussi moins de 2 grammes. Vu que leur morphologie est différente, il est difficile d’établir laquelle des deux mérite le titre de plus petit mammifère du monde. Elles l’ont donc reçu conjointement.

Les musaraignes ont développé des adaptations tout à fait étonnantes. Pour faire face aux frimas, celles des genre Sorex et Neomys voient rétrécir un certain nombre de leurs organes, le foie, les reins et même le cerveau. Pour économiser leur énergie, les Crocidures peuvent entrer en torpeur  et abaisser leur température corporelle à 18 °C pendant quelques heures puis revenir progressivement à 35° C, leur température habituelle. Cela leur permet de résister notamment aux périodes de pénurie alimentaire ainsi qu’aux périodes froides ou aux moment les plus chauds. Et ces dernières font du « caravaning » avec leurs enfants !

Mais pour en savoir plus, je vous renvoie à mon article paru dans les 4 saisons du jardin bio n° 225, juillet-août 2017, 6,60 €, actuellement en kiosque. Les photos sont de Georges Abadie.

© Danièle Boone