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Mobilisez vous pour les «nuisibles »


En devenant éleveur et agriculteur, il y plus de 10 000 ans, l’homme a dû protéger ses bêtes et ses cultures des prédateurs. De son point de vue d’humain, les animaux sauvages sont devenus des concurrents à éliminer. Hélas rien a changé, malgré l’évolution des connaissances scientifiques qui en montre l’aberration, la séparation du vivant entre « utiles » et « nuisibles » perdure que ce soit du point de vue faune ou botanique.

Tous les trois ans, la commission départementale pour la chasse et la faune sauvage (CDCFS) établit la liste des « nuisibles » ou plus exactement des « animaux susceptibles de faire des dégâts » selon les nouveaux termes de la loi qui est ensuite validée par le ministère de l’écologie puis l’arrêté est publié ☞ voir le projet d’arrêté. Entre les deux, une consultation publique qui est en ce moment. Si vous aimez la faune sauvage, si vous êtes inquiet face à l’effondrement de la biodiversité, si, comme moi, vous pensez que cette liste noire est d’un autre âge et indigne, exprimez vous avant le 27 juin. Vous éviterez le massacre inutile de près de 2 millions d’animaux d’ici juin 2022. Vous trouverez comment participer sur le site de l’Aspas ☞ ici avec des exemples pour argumenter votre réponse ou directement sur le site du ministère ☞ ici.

Pour mieux comprendre l’enjeu de cette consultation, je vous invite également à lire ci-dessous mon article intitulé Vous avez dit nuisible ?  paru dans le Traîne-Buisson, le journal de Nature 18, association pour la protection de la nature et de l’environnement du Cher ☞ lire la suite

L’écureuil roux déguste une noix

Un écureuil roux mange une noix
Ce matin, j’ai surpris mon ami l’écureuil en train de déguster une des noix qu’il avait engrangées pour l’hiver. C’est en effet, à cette époque charnière de l’année où la nourriture se fait rare que les réserves sont les plus utiles. Il a partagé la noix en deux, s’est délecté tranquillement de la première moitié, puis a attaqué la seconde. Cela m’a largement laissé le temps de l’observer. Je ne résiste naturellement pas à partager ce petit moment de bonheur qui enchante d’ores et déjà ma journée.

Le castor, un bûcheron avisé !

Castor nageant

Observer le castor, c’est rien que du bonheur. Moi je ne me lasse pas de le regarder nager dans les reflets de la lune, se hisser sur les berges, saisir un rameau entre ses deux mains, le ronger, se lisser les moustaches, remonter son ventre à la manière d’un gros nounours et se grattouiller. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le castor n’hiberne pas et reste donc actif tout l’hiver.

Ses ennemis l’accusent d’abattre les arbres. C’est vrai que sur une plantation de peupliers en bord de rivière, il peut faire des dégâts. En fait, c’est un bûcheron avisé. Il varie les zones de coupes selon les saisons et le niveau de la rivière et entretient ainsi toute une mosaïque de milieux ouverts et de milieux fermés, ce qui est excellent pour la biodiversité. Il fait le travail que font les humains lorsqu’ils entreprennent de renaturer une rivière. ☞ lire la suite

Un berceau très cocon

Oothèque de mante religieuse
Quelle est cette mystérieuse masse oblongue, arrondie à une extrémité et effilée de l’autre, qui ressemble un peu à de la mousse polyéruthane, accroché sur un rameau dénudé, une pierre, une planche en bois ou même du fer à béton ? Chanceux que vous êtes, vous avez la garde du berceau d’une mante religieuse ou, plus précisément, de son oothèque, « boîte à œufs » en grec. Pour la construire, la femelle sécrète à l’extrémité de son abdomen, un liquide marron, qu’elle bat vigoureusement avec deux appendices articulés. Les bulles d’air qui se mêlent au liquide produisent une mousse, comme des blancs  en neige, qui durcit rapidement au contact de l’air et adhère fortement au support. Les œufs jaunes, très allongés, sont régulièrement disposés au fur et à mesure de l’élaboration de l’oothèque. Ils n’occupent que la partie centrale et sont logés dans des cellules très étroitement accolées. Après plusieurs mois d’incubation, les larves qui ont déjà le look des adultes, sortiront par une belle journée ensoleillée.

Cette chronique est parue dans les 4 saisons n° 233 – novembre-décembre 2018

Coucher de soleil

Ce coucher de soleil dans mon jardin, il y a quelques instants. Les lumières d’hiver sont à nulle autre pareilles. Et j’ai la grâce de m’en émerveiller. Alors, cette image, juste pour le plaisir.