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Le grand tilleul du poulailler apporte de la fraîcheur aux poules mais ce matin, lorsque je suis allée rafraîchir au jet leur espace, je me suis aperçue que l’abreuvoir était au soleil. Les rayons passaient à travers les branches dégarnies. Après des semaines sans eau, cette dernière canicule accélère les effets visibles. Pour survivre, les arbres se débarrassent de leurs feuilles, leurs fruits et même de certaines de leurs branches. Nous découvrirons au printemps prochain les effets de leur souffrance. Certains sembleront repartir mais ce sera un leurre car l’agonie des arbres peut être longue. Espérons, qu’ils soient le moins nombreux possible. Dans tous les cas, après un tel épisode, tous les arbres seront fragilisés et, de moins en moins solides, pour affronter la succession de ces évènements extrêmes.
Devant les effets délétères de cette sécheresse, je me surprends à scruter la météo, ou tout au moins la ligne « précipitation » qui s’obstine à annoncer 0mm. Si par hasard, la pluie enfin est annoncée, je déchante devant le 0,1 à 0,3 mm !!! Et si par hasard, un orage a apporté 20 à 30 mm d’eau à un copain chanceux, je ressens un profond dépit devant mon pluviomètre toujours aussi vide. Lorsqu’il y a seize ans, je me suis installée dans ce coin de campagne alors humide où les paysans se targuaient de cultiver le maïs sans irrigation, je ne pensais pas qu’un jour je serais ainsi à espérer la pluie.