Tous les articles par D.B.

Aurélien Brulé, la forêt et les gibbons

Une mère Gibbon et son petit au centre Kalaweit créé par Aurélien Brulé dit Chanee © Nick Lyon

Des gibbons sans forêt, ce ne sont plus des gibbons”. Aurélien Brûlé, Chanee pour les Indonésiens, est catégorique. Ces primates sont, en effet, entièrement arboricoles. “Leur sauvegarde sans préserver aussi leur habitat n’a pas de sens.” Mais la forêt en Indonésie, comme dans trop d’endroits de la planète, part en fumée pour faire de la place aux palmiers à huile et maintenant aux agrocarburants. “Nous perdons 2 millions d’hectares par an (soit 2 terrains de football chaque minute)  mais il reste encore des terres vierges à protéger.” Chanee s’est fait largué dans la forêt vierge où il a vécu un mois en totale autonomie, sans tél, sans radio et sans GPS. Il a observé, noté, photographié, filmé et prouvé ainsi que la forêt primaire existe encore à Bornéo, bien vivante, et que cela vaut la peine de se battre pour elle et pour la survie des gibbons mais aussi pour celle de l’humanité.  ☞ suite

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Jersey, paradis fiscal!

A lire dans le Monde Diplomatique de décembre, un dossier édifiant intitulé « La tourmente financière vue d’un paradis fiscal » ou la chronique des jours ordinaires à Jersey. J’y ai appris, entre autres, que là-bas, les riches pouvaient carrément être exemptés d’impôt mais pas les pauvres! En contrepartie, ils verseraient ce qu’ils veulent aux associations locales. Comme ça, en plus, ils peuvent se croire généreux! Je suis peut-être naïve mais je suis réellement scandalisée par la logique démente qui prévaut chez les dirigeants de cette île ! Michael Dun, un historien local choqué de voir son île « capturée » par l’industrie offshore, s’est lancé dans une étude sur l’histoire de la piraterie. Il résume bien la situation: « La piraterie est une vieille tradition chez nous. Autrefois, les îles Anglo-Normande servaient de refuge aux boucaniers des mers; aujourd’hui elles servent de paradis aux pirates de la finance ».

Cafés de Vienne

Vienne, cafés

Vienne ne ressemble pas à une grande capitale. Cela ne veut pas dire que c’est une ville de province. Non, il y règne une atmosphère particulière, l’assurance tranquille d’une cité qui n’a rien à prouver. Peut-être est-ce l’héritage de son passé impérial, du temps où elle était d’évidence, capitale du monde. Alors à Vienne perdurent des traditions notamment celle des cafés, des lieux de convivialité unique où l’on passe naturellement des heures sans aucune pression à la consommation. En février, autre tradition, celles des bals et, ce n’est pas du tout fait pour les touristes même s’ils y sont accueillis, non, c’est vraiment un plaisir des viennois que vous croisez en tenue de soirée le plus normalement du monde. C’est pourquoi, passer quelques jours à Vienne, surtout en hiver, c’est retrouver le goût du temps.
☞  suite,  notamment mon Top Ten des cafés viennois!

Surpâture, krach boursier et… utopies

Dans le Point de la semaine passée, un article de Boris Cyrulnik apporte regard original sur la crise économique. L’éthologue se réfère au monde animal et, plus spécialement au phénomène de la surpâture. Explication: lorsque des animaux trouvent gîte et couvert, ils se sentent bien et prolifèrent. Boris Cyrulnik cite le cas de 5 cerfs Sika implantés en 1916 sur l’ïle Saint-James près de Vancouver qui, 40 ans plus tard, grâce à leur hyperadaption, se retrouvent cent fois plus!
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