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La ferme dont on rêve découverte par Reporterre

Lorsque je découvre des reportages qui me donnent du baume au cœur, j’ai envie de les partager. C’est pourquoi, il m’arrive quelquefois, de vous faire part de mes trouvailles et j’ai décidé de le faire plus souvent. Cette fois, c’est un article de Marie Astier de Reporterre qui a attiré mon attention. Elle a rencontré Gilles Simonneaux, un paysan breton qui s’est tourné vers le bio en reprenant la ferme laitière de ses parents en 1998. Et comme il se sentait un peu seul, il a diversifié non seulement sa production (céréales) en accueillant sur ses terres d’autres producteurs. Il a commencé par confier un hectare de terre  à une maraîchère, un boulanger et il a ouvert une boutique tenu par une gérante et à laquelle adhère d’autres producteurs bio. Chacun est responsable de sa partie. Résultat : une totale autonomie (l’installation de panneaux solaires assurent les besoins en électricité) et un moindre coût de production par la mutualisation. Et ça marche! La crise bretonne, Gilles Simonneaux ne connaît pas. Cela prouve qu’avec un peu de créativité, il y a d’autres façons de faire. Pour tout savoir (et comprendre) sur ce miracle, je vous renvoie à l’article ☞  ici.

Les petites fermes peuvent-elles nourrir le monde ?

L'Ecologiste n° 45Face à la crise de l’agriculture, que faire ? s’interroge L’Écologiste. Deux orientations existent. Celle qui constitue la politique agricole depuis cinquante ans, à base d’agrandissement, de mécanisation, de pesticides, d’engrais, de haute technologie, bref, une industrie nécessitant des capitaux importants, fournissant très peu d’emplois, des aliments contaminés et pauvre nutritionnellement ou bien au contraire, une agriculture paysanne, à échelle humaine, à forte production d’aliments de qualité, avec de nombreux emplois et, en prime, de forts liens sociaux.

Les politiques main dans la main avec les industriels continuent à prôner le premier modèle bien qu’aujourd’hui les preuves qu’on peut faire autrement s’accumulent comme le montre le dossier proposé par L’Écologiste. « Des précurseurs de la devise « Small is beautiful » sont apparus un peu partout sans bruit, ces quarante dernières années », écrit Philippe Desbrosses. Nous avons pour certains suffisamment de recul pour en tirer des conclusions. « Ils ont soulevé récemment l’enthousiasme des observateurs et du public par leu ingéniosité et leur succès. » En France, ces dernières années, de nombreuses microfermes maraîchères biologiques autour d’un hectare actif ont vu le jour. Kevin Morel, un jeune ingénieur agronome, en a fait le sujet de sa thèse. Voilà qui est passionnant et redonne du baume au cœur!

Au sommaire également : Tafta, le biomimétisme, les perturbateurs endocriniens, une réponse à Maud Fontenoy sur les gaz de schiste, le menu des rats de laboratoire, etc.

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