Quel scandale ! Le sujet fait la une de tous les journaux. Et on enlève à tour de bras tout produit de la marque findus suspecté de contenir de… la viande de cheval. Comme si cette dernière était un poison mortel ! On mélange tout comme d’habitude. Certes, l’acheteur est en droit de savoir ce qu’il achète mais cet acheteur regarde-t-il les étiquettes ? Et même lorsqu’il sait qu’un produit alimentaire est bourré d’additifs chimiques qui ruinent sa santé doucement mais sûrement, il remplit quand même son caddy. Comment est-ce possible scande-t-on dans la presse mais personne ne s’est interrogé sur le pourquoi. Seul José Bové a signalé que depuis l’interdiction de circulation des équidés sur les routes, les cours de la viande de cheval se sont effondrés en Roumanie mais l’info est sibylline pour toute personne non informée. Derrière ce fait divers se profile, en effet, toute l’histoire de la Roumanie agricole traditionnelle en train de disparaître et de la redistribution des terres au profit d’hommes d’affaires sans scrupule. ☞ lire la suite
Archives de catégorie : Divers
Aspas: trophée de plume pour Watson, trophée de plomb pour Vanier
Chaque année, les adhérents de l’Aspas (Association pour la sauvegarde et la protection des animaux sauvages) élisent le personnage qu’ils apprécient le plus pour ses actions pour la nature. C’est Paul Watson qui a reçu le trophée de plume 2013. En France, on connaît peu cet homme courageux qui lutte sur le terrain. Il n’hésite pas à mettre sa vie en danger pour stopper les baleiniers illégaux, ceux qui pratiquent le finning. Il a fondé l’association Sea Shepherd (Berger de la mer). Ses ennemis le font volontiers passer pour un terroriste pourtant même le Dalaï Lama soutient son action. Recharché par la police de plusieurs pays et par les mafias des trafics d’ailerons de requins, Paul Watson a demandé l’asile politique à François Hollande qui n’a donné aucune réponse pour l’instant.
Chaque année, les adhérents de l’Aspas élisent aussi le personnage qu’ils apprécient le moins. C’est Nicolas Vanier qui, avec 65% des votes, a reçu le trophée de plomb 2013. J’approuve à 100 % . J’ai fait un reportage sur son camp dans le Vercors et j’avais à l’époque (juste avant l’ouverture) été assez écœurée de l’opportunisme du projet et du finalement peu de respect pour la nature et même de l’environnement. Ce camp touristique est implanté dans une zone protégée. Je n’avais pas pu en discuté avec l’intéressé puisque j’avais été reçue seulement par son équipe.
Quant à ses films, malgré les belles images, je ne les ai pas aimé. Les récits ne tiennent pas la route et les personnages sont peu crédibles. De plus Vanier fait passer des messages qui me déplaisent. « Il n’y aurait pas tant d’animaux s’il n’y avait pas de chasseurs » est-il dit dans « Le dernier trappeur ». Ben voyons donc ! Et dans « Loup », je ne me souviens plus très bien, mais en gros, la fin détruit tout ce qui semble d’abord bienveillant. Sa conclusion, c’est que le loup a toujours été l’ennemi de l’homme et le sera toujours. Et puis pour parachever l’ensemble, Nicolas Vanier a déclaré sur Europe 1 qu’il trouvait normal le massacre des phoques au Canada qualifiant l’attitude de ceux qui s’y opposent de « sensiblerie imbécile ».
2013
Vers l’autonomie alimentaire avec Frédérique Basset
Pourquoi, comment et où cultiver ce que l’on mange, tel est le sous-titre du livre de Frédérique Basset qui vient de paraître aux éditions rue de l’échiquier. Le sujet, vous le savez, me passionne. J’en ai même fait une option personnelle. Faire mon potager, pour moi, c’est entrer en résistance. Je considère même que c’est un acte politique. Ce qui est réconfortant, c’est que je ne suis pas seule à penser cela comme en témoigne ce livre.
☞ lire la suite
300 000 litres de soude déversés en Gironde… Et alors?
Je reproduis en fin de ce billet, un article de Cécile Cassier paru ce samedi sur Univers-Nature. Il me fait réagir mais en même temps, il se passe hélas de tout commentaire. L’irresponsablité générale est accablante! A côté de cela, les particuliers sont sommés de mettre leurs fosses sceptiques aux nouvelles normes. Le jeune contrôleur de chez Véolia venu chez moi la semaine passée m’a expliqué que les normes d’hier ont été revues parce que les ingénieurs s’étaient trompés sur le système choisi. Qui prouve que les ingénieurs d’aujourd’hui ne se trompent pas encore une fois? Certes, il est nécessaire de vérifier la qualité de eaux usées qui sont rejetées dans les nappes phréatiques qui alimentent l’eau du robinet mais, ne faudrait-il pas mieux analyser les eaux rejetées dans la nature par les particuliers qui n’ont pas accès au tout à l’égout . Si elles sont « clean », il me semble que le système fonctionne et qu’il est inutile de tout changer. ☞ lire la suite
