La Gardiole, un balcon sur l’étang de Thau

L’étang de Thau vu de la montagne de la Gardiole © Danièle Boone

La montagne de la Gardiole domine l’étang de Thau alors, parfois, au détour du chemin, le spectacle est grandiose. Les tables ostréïcoles de Bouzigues strient de noir les eaux bleues. Et de l’autre côté, c’est plein cadre sur la lagune de Frontignan. Une grande et magnifique balade dans la Garrigue, avec en prime l’Abbaye Saint-Félix-de-Montceau, à faire le matin tôt. ☞ lire la suite

Quand l’info se fait douteuse

Surprise, ce matin sur la page de France Info,  je suis sensée être le 1 000 000 ème visiteur et être le gagnant potentiel d’une voiture de la marque Peugeot!

La page du site France Info ce 13 juillet 2011

Voilà, une fausse info même si sur le côté en tout petit apparaît le mot « publicité », un attrape-couillon, comme on dit, pas digne de cette radio spécialisée justement dans l’info. Je sais bien que cela n’a rien à voir avec l’équipe rédactionnelle, il n’empêche que je suis choquée. Le moindre mal lorsqu’on s’offre de la publicité, c’est au moins de la contrôler, d’avoir une éthique. Si je suis si tellement hérissée, c’est que 1) la publicité est toujours manipulatrice et que 2) ce genre de publicité totalement mensongère flatte les rêves consuméristes et berne les plus naïfs.

L’un des grands drames de la presse aujourd’hui réside dans sa dépendance quasi totale à la pub. En conséquence, le poids des commerciaux sur le contenu rédactionnel, est de plus pesant: il ne faut pas fâché les annonceurs potentiels. C’est vrai, surtout dans la presse magazine où on cherche désormais davantage à séduire ces annonceurs que les lecteurs. Mais du coup, c’est toute l’info et notre métier qui sont dévalorisés. Voilà pourquoi, je suis particulièrement hérissée par ce genre de dérive sur le site d’une bonne radio. Espérons qu’il ne s’agisse que d’un dérapage non contrôlé.

Ecolos intégristes et poubelle interdite

L’actualité est souvent à pleurer. Ce 7 juillet tout particulièrement. Le président de la République traite les écolos d’intégristes. « Attitude et disposition d’esprit de certains croyants qui, au nom d’un respect intransigeant de la tradition, se refusent à toute évolution« , telle est la définition du mot intégrisme dans le petit Larousse. Ce n’est pas la première fois que Nicolas Sarkozy nous dénigre sans vergogne. Je dis « nous » car, face à l’adversité, je me sens plus que jamais écologiste et je suis en colère. C’est une pierre de plus à ajouter à mon article « écolos bernés » que j’ai publié récemment sur ce blog.

L’enfant à naître de cet homme ne manquera probablement jamais d’argent mais il manquera sans doute d’air pur, d’eau claire et fraîche, de chants d’oiseaux le matin au réveil. Tout ça, parce que nos gouvernants – son père en tête de liste – ne prennent pas leurs responsabilités. « Les agriculteurs sont des hommes responsables », a ajouté le président. J’en suis personnellement convaincue mais nos paysans sont enlisés dans un système organisé au plus haut niveau qui les asservit aux  aides. De plus, la plupart d’entre eux se sont endettés pour répondre aux besoins technologiques de cette agriculture déconnectée de la terre et sont donc pieds et poings liés. Juste une question: pourquoi parle-t-on si peu de l’augmentation des suicides au sein de cette profession partout dans le monde. En France, il y aurait un suicide par jour. C’est énorme. Bien sûr, mieux vaut détourner l’attention. Rien de tel pour cela qu’un bouc émissaire. Le rôle est donc attribué à la famille des écologistes. Mais attention, c’est grave car dans la pensée de nos contemporains, intégriste c’est vite lié à terrorisme. Quelle claque pour tous les bénévoles qui donnent de leur temps pour, entre autres, nettoyer les plages !

Autre nouvelle: cet employé de Monoprix en passe d’être licencié pour avoir osé récupérer des melons et de la salade dans une poubelle. Voilà, des gens n’y arrivent plus et dans beaucoup d’endroit du monde, meurent de faim, mais on jette et c’est interdit de récupérer. Ce gaspillage payé par les consommateurs est un autre scandale de nos sociétés qui ont perdu tout bon sens. Et là aussi, je suis en colère.

Enfin, Rupert Murdoch décide d’arrêter « News of the world ». Le dernier numéro du tabloïd anglais paraîtra dimanche. Toutes les pages de pub sont mise à disposition gratuitement des associations caritatives! Des associations auront-elles l’audace de répondre à cette offre ? Mais de qui se moque-t-on ? Monsieur Murdoch ne saurait pas ce qu’il publie et comment ses publications sont faites. Il ne regarde peut-être que les chiffres ? Ce sont les meilleures ventes de la presse tabloïde britannique. Cela veut donc dire qu’il y a des tas de gens qui sont près à payer pour lire ce genre de torchon. Et là, c’est mon moral qui en prend un coup. Y’a vraiment du boulot à faire pour changer les mentalités !

Rosa candida

Rosa candida par Audur Ava Ólafsdóttir - Zulma éditionsRosa Candida c’est le nom latin d’une rose à huit pétales qui n’existe pas. Elle est pourtant l’un des personnages principaux du roman de Audur Ava Ólafsdóttir, une auteure islandaise. C’est Daniel Vigne, le libraire de « L’esprit Livre », une excellente librairie de Charenton-le-Pont (94) qui m’a conseillé cet ouvrage sorti en 2010 et je l’en remercie.

Le livre est une quête entre passé et présent et la rose en est le fil conducteur. Un jeune garçon islandais quitte son pays pour devenir le jardinier d’un monastère toujours habité où se trouve la plus belle roseraie d’Europe reconnue comme telle depuis le Moyen-Age. Il emmène dans ses bagages trois plans de la rose à huit pétales créée par sa mère, décédée dans un accident de voiture. Il y a plein de coïncidences magiques: sa mère est née et morte un 7 août et sa fille conçue lors d’un seul rapport, justement dans la serre où a été créée la nouvelle rose, est née aussi ce jour là. Et la petite ressemble trait pour trait à l’enfant Jésus de l’église du monastère où, par ailleurs, sur la rosace, il y a … la rose à huit pétales. Il n’y a cependant rien d’ésotérique dans ce récit parfois candide comme le nom de cette rose à « huit pétales soudés au fond de la corolle et puis deux fois huit autres à l’extérieur, vingt-quatre pétales en tout, en trois rangs qui forment le bouton, presque toujours humide de rosée. »

On se laisse porter par l’imaginaire de Audur Ava Ólafsdóttir et aussi, par sa sensibilité des choses de la nature. Son écriture est simple et belle. Il sait traduire les instants et les sentiments apparemment banaux et, pourtant, essentiels pour goûter la vie.

Zulma, 334 pages, 20 €

Nicostratos le pélican

Nicostratos le pélican

Voilà un joli film qui raconte l’improbable amitié d’un adolescent et d’un pélican, le plus grand oiseau d’Europe. L’enfant avait sauvé l’oisillon qui s’est attaché à lui. L’écrivain Eric Boisset a raconté cette étonnante relation qui a réellement existé dans un roman et le réalisateur, Olivier Horlaix, l’a mise en scène. C’est tendre et doux, à savourer comme un instant de grâce. Eric Boisset et Olivier Horlaix sont tous les deux fascinés par les animaux. Le second a déjà réalisé Sunny et l’éléphant. Il a également été assistant sur Loup, le film de Nicolas Vannier. Mais un pélican peut-il être un bon acteur ? Assurément à voir sa performance dans le film. ☞ lire la suite