La permaculture est une philosophie de vie qui vise à créer un monde durable. Dans permaculture, il y a le mot permanence donc un monde qui soit un peu autonome et qui s’inspire du fonctionnement de la nature. La permaculture a de nombreuses applications au jardin mais elle s’applique aussi à tous les domaines de la vie. Elle peut concerner notre façon de produire de la nourriture aussi bien que notre façon d’habiter, de nous déplacer, de nous chauffer, de nous soigner, d’enseigner, etc. Nous avons décider de consacrer notre émission à ce thème. Pour cela, nous avons rencontrer plusieurs nivernais déjà en route :
• Carine Mayo, auteur de deux livres sur la permaculture (éditions Terre Vivante). Elle mène un jardin en s’inspirant de la permaculture non loin de Corbigny
• Rosine Trilli, aide soignante, à la retraite. Elle vit à Suilly-la-Tour avec son mari selon les principes de la permaculture : grand jardin, serre, autonomie en eau, maison en paille et ossature bois en auto-construction.
• Xavier Kandel, de la société Aquatiris, spécialisée en assainissement par phytoépuration à Saint Vérain
• Anne Piélot, enseignante. Elle a restauré de manière écologique une vieille maison à Saint Vérain : poêle de masse autoconstruit, cuve de récupération d’eau de pluie qui alimente les toilettes et le lave-linge et phytoépuration
• Laurie Saulnier, chargée de Prévention Déchets à la Communauté de Communes Loire, Nièvres et Bertranges pour la recyclerie de La Charité-sur-Loire
• James Nibloe, professeur d’anglais à Nevers, initiateur de 3 fêtes de l’abondance à La Marche et du repair café de La Charité sur Loire
• Marion Bertin, animatrice pour l’office centrale de la coopération à l’école qui a autoconstruit sa maison en paille à Montigny-les-Amognes en faisant appel à des chantiers participatifs
Voyagez-nous : la France en autostop
Anouk (originaire de Tours, 21 ans, diplômée d’un IUT Carrières sociales, option Gestion urbaine et solidarités à Bordeaux) et Pierre-Élie (originaire de Barbezieux en Charente, diplômé de Sciences Po Bordeaux, master Développement des entreprises de l’économie sociale et solidaire), ont décidé de consacrer neuf mois à la visite de la France, en stop et sans argent, dans le but de découvrir le pays et ses habitants. Ils se sont mis en route le 2 octobre 2017 à Cieux près de Limoges. Depuis, ils ont parcouru plus de 12 000 kilomètres dans 70 départements. Ils ont encore trois mois devant eux.
« La plupart de temps, ce sont nos conducteurs qui nous hébergent, mais lorsque ce n’est pas le cas, nous demandons aux passants sur les trottoirs, et il ne faut jamais plus de trois demandes pour trouver un toit ! » Enfin, avec l’association L’enfant@l’hôpital, ils relaient leur voyage chaque semaine avec 4 classes d’enfants en situation d’exclusion scolaire.
L’aventure n’est pas finie mais d’ores et déjà, le message se dessine : être dans la confiance. Leur expérience contredit l’image d’une France fermée, raciste, égoïste, individualiste. « On nous demande les galères (2 ou 3) et les mauvaises rencontres (0), mais nous, ce qu’on voit, ce sont des Françaises et des Français prêts à ouvrir leur porte à deux inconnus, à nous intégrer dans leur quotidien et à partager leur histoire. » A leur retour, ils restituerons leur voyage au cœur de l’humain dans des conférences. A suivre donc.
Notre-Dame-Des-Landes : honte à l’État
Je sais bien que mes mots désolés ne feront pas fléchir le capital mais, face à cette démonstration de violence, une grande colère m’a saisie, et aussi un grand mépris pour ceux qui ont commandité cela. Avec cette opération qui bafoue la parole donnée (des discussions devaient s’ouvrir pour légaliser des lieux de vies et des projets d’expérimentation agricoles), le gouvernement déclare la guerre et il en utilise les moyens ! Un tel déploiement de forces ferait rire si ce n’était pas si injuste, si destructeur et si douloureux. Emmanuel Macron est relativement jeune mais tellement vieux dans sa tête à défendre à tout prix un modèle en fin de vie. Et que dire de Gérard Collomb, ce triste sire ! Quoiqu’ils fassent, ils n’anéantiront jamais ceux qu’un souffle porte pour inventer le monde de demain, à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs. Leurs graines sont semées et elles fructifieront envers et contre tout.
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On a 20 ans pour changer le monde
Le film de Hélène Médigue qui sera en salle ce mercredi 11 avril s’ouvre sur un paysage classique de l’agriculture industrielle. « Dans des endroits comme ça, tu te poses des questions, constate Xavier Mathias, maraîcher bio. Comment on a glisser ? Comment un projet de société nous échappe ? Comment on laisse faire les choses ? Qu’est-ce qui s’est produit ? » Dans cette phase de constatation, interviennent plusieurs personnalités, les Bourguignons qui parlent de sols fertilisés mais qui ne sont plus fertiles, Philippe Desbrosses qui ose le terme de décapitalisation, Francis hallé qui déplore la catastrophe et qui souhaite que si certains agriculteurs ne veulent pas changer qu’au moins ils laissent les autres changer. ☞ lire la suite
Ça chauffe pour la planète – 60 dessins de presse
On ne sait pas si on doit rire ou pleurer ! Rire bien sûr au talent des dessinateurs qui traitent du réchauffement climatique. Humour souvent caustique comme ce dessin du regretté Tignous « On va manquer d’eau » – « Faut la garder pour la vigne ! » ou celui de Mix et Remis « On est en retard sur le programme » – « Tu veux dire : en avance sur la fin du monde ?! » Et là, je ne donne que les textes !
Dans la préface, Yann Arthus-Bertrand emprunte le ton provocateur des écolos-anarchistes des années 1970 pour faire l’histoire des lanceurs d’alerte. Il cite 1972, année de la parution de la Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde » soutenu par le Professeur Choron ainsi que d’un numéro spécial du Nouvel Obs tiré à 200 000 exemplaires, « La dernière chance de la Terre ». Mais le constat est là ! Depuis 46 ans, personne n’a jamais voulu les entendre. « Si Reiser, le Professeur Choron, Gébé, Tignous, Wolinski, Cabu, Honoré ou Charb étaient encore là, ils nous engueuleraient » conclue Yann Arthus-Bertrand. Et ils auraient raison.
On doit ce livre qui rassemble 60 dessins de presse internationaux à « Cartooning for Peace », un réseau de 162 dessinateurs du monde entier engagés à promouvoir la liberté d’expression, les droits de l’homme et le respect mutuel entre des population de différentes cultures ou croyance par le langage universel du dessin de presse. Créé en 2006 par Plantu, il a pour président d’honneur Kofi Annan, prix Nobel de la paix et ancien secrétaire général des Nations Unies.
Éditions Gallimard, Collection Cartooning for peace, 120 pages, 10 €