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Planète Nièvre : La méthanisation, usine à gaz ou bonne pratique ?

Transition énergétique oblige, la méthanisation a le vent en poupe. Comment cela fonctionne ? Imaginez une grosse marmite. A l’intérieur de la matière organique, lisier, fumier, résidus de l’industrie agroalimentaire, déchets d’abattoir, cultures intermédiaires, paille… et des bactéries qui travaillent à la transformation de toute cette matière. A la sortie : du biogaz et du digestat. Le biogaz est soit épuré et injecté dans les réseaux de gaz naturel, soit il est converti en électricité par un moteur relié à un générateur et l’eau de refroidissement du moteur alimente un réseau de chauffage. C’est ce qu’on appelle de la cogénération. Le digestat, lui, est répandu dans les champs en tant qu’engrais.

Le principe du méthaniseur à la ferme remonte aux années 1950. Le paysan valorisait son fumier et gagnait en autonomie énergétique. Mais la méthanisation étant aujourd’hui fortement subventionnée, donc favorisée par les politiques, les industriels s’en mêlent. Or, un méthaniseur, il faut le nourrir 24 heures sur 24. Plus il est gros, plus la quantité d’intrants augmente. D’où proviennent les déchets organiques, que contiennent-ils ? C’est d’autant plus important qu’au final le digestat est répandu sur les sols agricoles. Le développement des cultures intermédiaires destinées à nourrir le digesteur pourrait bien prendre la place des cultures nourricières. Enfin, quel devient l’intérêt de la méthanisation, si des dizaines de camions parcourent des centaines de kilomètres pour l’approvisionner. Le bilan carbone du gaz « vert » pourrait bien être inversé.

Avec la participation de Philippe Abrahamse, directeur de la Ferme de l’Abbaye de la Pierre qui vire à Saint-Léger Vauban (89), Fabrice Berger, vice-président de Nevers agglomération en charge notamment de l’efficacité énergétique et du plan Climat Énergie Territorial
, Frédéric Maillault éleveur à Devay et, des élus, Philippe Perrette de DualMétha, cofondateur de Helioprod et porteur du projet d’un gros méthaniseur à Prémery, Gérard Voisine, Vice-Président à la communauté de communes Les Bertranges, en charge de l’économie

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Zéro déchet à la manière d’un lombric

Zéro déchetLe décryptage du zéro déchet réalisé par Nathalie Tordjman à l’aune de la nature est passionnant. Les humains qui gâchent et polluent considérablement auraient beaucoup à apprendre en observant ce qui se passe autour d’eux. Tout le monde sait aujourd’hui comment le ver de terre recycle les déchets organiques mais qui pense qu’en matière d’habillement, le sapin est un modèle ? C’est pourtant ce que nous révèle Nathalie Tordjman. Je vous laisse découvrir comment page 127.

Montrer le fonctionnement de la nature en matière de recyclage est l’occasion de rappeler l’incroyable gaspillage des humains – 30 à 50 % des vêtements achetés ne servent qu’une fois et 8 articles sur 10 finissent dans un poubelle – et de les inciter à plus de sobriété notamment en évitant de tomber dans le piège des soldes ! Nathalie Tordjman passe en revue les différents domaines de notre vie : l’alimentation, le tri, l’emballage, le bâti et même les déchets ultimes dont on parle plus rarement dans un chapitre intitulé : éliminer ses excréments comme un blaireau. Elle démontre ainsi qu’il est urgent de s’inspirer des bonnes pratiques du lynx, du collembole, de l’araignée, du vautour et même du sanglier !

Zéro déchet à la manière d’un lombric par Nathalie Tordjman, éditions Salamandre, 298 pages, 19 €

Planète Nièvre : des écolocrèches à Nevers

Prendre en considération l’environnement dans lequel elles vivent, limiter leur impact négatif notamment par la gestion des déchets et favoriser un milieu favorable à la bonne santé des enfants et du personnel par une alimentation saine et en n’utilisant pas de produits chimiques, tels sont les principaux objectifs des crèches écologiques. Et la ville de Nevers souhaite favoriser ce processus.

Nous avons rencontré les responsables de trois crèches : Frimousse, Calinours et Souricette. Nous avons constaté le même souci pour la santé en mettant à l’abri les enfants des produits polluants, notamment des perturbateurs endocriniens. Toutes ces crèches qui seront sans doute labellisées dès 2020 veulent aller plus loin. Ainsi, à Souricette, ce sont les agents d’entretien de la crèche qui ont bénéficié d’un livret de recettes de produits de nettoyage faits maison. A Calinours, c’est un livret à l’intention des parents avec des recettes de produits ménagers, crèmes pour le soin de la peau des bébés, mais aussi jeux sans chimie, qui est en préparation.

Ce qui se passe à Nevers pourrait faire tâche d’huile dans tout le département. La municipalité de Rouy, elle, avait pris de l’avance. Nous avions parlé de son projet d’ouvrir une éco-crèche dans notre émission de juin 2017. Elle a ouvert en avril 2019.

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