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Reporterre révèle que des nanoparticules auraient causé la mort de dizaines de vaches dans le Haut-Rhin

Quasiment tout un troupeau, situé à proximité d’une usine produisant des nanoparticules, a été mystérieusement décimé entre 2014 et 2016. L’enquête indique que les particules de dioxyde de titane – qui sont utilisées dans l’alimentation – pourraient être impliquées.

L’usine de Thann, située à quelques kilomètres de la ferme est l’un des sept sites de production de dioxyde de titane de l’entreprise Cristal, le deuxième plus grand producteur mondial de cette substance. C’est un pigment blanc produit depuis 1922 dans l’usine, une substance chimique inoffensive sous sa forme normale, utilisé pour ses propriétés d’opacité, de blancheur, notamment dans la nourriture, dans la peinture, les revêtements ou les plastiques.

Seulement voilà, depuis une dizaine d’années, l’industrie du dioxyde de titane s’est mise à produire le produit sous forme de nanoparticules, d’une extrêmement petite taille – on parle de l’échelle d’une cellule. Sous cette forme nanométrique, le dioxyde de titane passe à  travers la peau et la molécule peut ainsi aller se loger un peu partout, y compris dans le cerveau.

L’industrie du dioxyde de titane entretient évidemment savamment la confusion entre l’usage “classique” du dioxyde de titane et son usage sous la forme nanométrique. Encore une info qui montre l’inconséquence des industriels à utiliser abondamment des particules dont on ne sait quasiment rien sur les effets sur la santé des humains et de l’environnement.

☞ lire l’article sur Reporterre

L’art d’être libre selon Tom Hodgkinson

Être libre, un rêve caressé, rarement réalisé. Mais c’est quoi être libre ? « Lorsque vous embrassez Dame Liberté, la vie devient plus facile, moins chère et bien plus agréable », nous promet d’emblée l’auteur dans son introduction. Et il va nous montrer comment se débarrasser des chaînes forgées par notre propre esprit pour devenir enfin le créateur de notre vie.

Pour sa démonstration, Tom Hodgkinson s’appuie sur trois courants de pensée, l’anarchie, le médiévalisme et l’existentialisme. De fait, il prône l’autonomie dans tous les sens du terme : cultiver son jardin en même temps que de ne pas se laisser polluer par la pensée dominante. Le livre est préfacé par Pierre Rabhi et ce n’est pas un hasard car Tom Hodgkinson est, à sa façon, un adepte de la sobriété heureuse même si lui emploie le terme de frugalité. Il donne plein de pistes : vivre à la campagne, se débarrasser de sa télé, ne plus aller dans les super marché, ne jamais faire d’emprunts, ne plus avoir de montre, oublier la machine, etc. « Oui le monde est pourri et rempli de produits de piètre qualité. Ignorez-le et créez un monde joyeux rempli de produits de bonne qualité. »

Rien que du bon sens mais « jetez la prudence par la fenêtre » comme nous y invite l’auteur n’est jamais si simple. Pourtant, une fois qu’on est sur sa propre voie – et je crois y être un peu beaucoup – cela semble évident. Ce livre réjouissant est paru en Angleterre en 2006. Ce serait intéressant de savoir où en est l’auteur onze ans après.

LLL – Les liens qui libèrent, 334 pages, 22 €

Tous au Larzac

Dix ans de lutte et, au bout, une victoire ! Cela fait déjà plus de trente ans. Et pourtant,  cela reste d’une incroyable actualité.

Ce samedi 4 novembre, les acteurs historiques du Larzac, Christiane et Pierre Burguière, Marizette Tarlier, Léon Maillé, MichèleVincent et Anne-Marie Lefort, seront présents lors de la projection du film au Luisant, un endroit formidable dont il faudra que je vous parle vraiment un jour, à Germigny l’Exempt, un petit village du département du Cher aux confins du Berry, de la Bourgogne et de l’Auvergne.

J’aurai l’extrême honneur de co-animé le débat avec Gilles Cornette. Alors si vous êtes dans les environs, n’hésitez pas à vous joindre à nous.

☞ Le luisant, samedi 4 novembre 2017 à 20h30www.leluisant.fr – réservation conseillée –  leluisant18@orange.fr.
☞ Lire la chronique du film paru sur ce blog au moment de sa sortie en janvier 2012.

Planète Nièvre : La Baratte, l’agriculture urbaine à Nevers

Pour notre nouvelle émission Planète Nièvre, Christophe Barge, Geneviève Omessa et moi-même avons choisi de vous parler d’agriculture urbaine et/ou périurbaine à partir de l’exemple du Val de la Baratte. Ces jardins potagers et maraîchers sont situés sur la plaine alluviale des bords de la Loire, en zone péri-urbaine et humide, sur les communes de Nevers et de Saint-Éloi. Des lignées de jardiniers s’y succédent depuis des siècles.

Mais l’urbanisation anarchique des années 1970 avec, entre autres, la construction des immeubles du quartier des Courlis, le projet d’une pénétrante routière dans les  années1980 puis d’une route des pompiers dans les années 2000, ont bien failli venir à bout de cette tradition légumière qui remonte au haut Moyen Âge. Grâce au combat des riverains et des associations Saint-Fiacre Loire-Baratte, Loire Vivante, Nevers aménagement, la trentaine d’hectares du val de la Baratte a été classée zone inondable en 2001 puis, plus récemment inscrite comme zone agricole au plan d’urbanisme local (PLU) par l’ancienne municipalité le protégeant ainsi de toute tentative d’urbanisation et assurant du même coup la pérennité de l’activité de maraîchage.

La nouvelle municipalité souhaite que le val retrouve pleinement sa vocation maraîchère historique stimulant par là-même une économie locale qui passe par les circuits courts. Elle a soutenu notamment la création de l’espace test en mettant à disposition des testeurs, trois hectares de terre. Un CAPE, contrat d’appui au projet d’entreprise, permet à des jeunes de tester à la fois l’activité et l’existence d’une clientèle sans avoir à payer de charges ni à chercher des terres. Parmi les autres partenaires de l’espace test, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture, la couveuse d’entreprise Potentiel et Semeurs du possible.

Les intervenants :
Jean-Marie Lambert et Raphaël Revenu, les deux testeurs
Guillaume Debeer, maraîcher bio, ancien testeur
Christophe Solheillac, maraîcher raisonné, tuteur des testeurs
Anne Wozniak, adjointe au maire
Christelle Martin de la Chambre d’agriculture
Brigitte Compain-Murez, présidente de l’association Saint-Fiacre Loire Baratte

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Loups, requins, ibis, blaireaux : un massacre sans base scientifique

Certains animaux sauvages subissent des phases d’abattage massif de la part des autorités. Le plus souvent sans discernement sinon pour complaire à des intérêts particuliers, explique Farid Benhammou, géographe, auteur d’une tribune publiée par Reporterre. Ces gestions par la tuerie s’appuient sur une négligence voire un mépris de la recherche et des connaissances scientifiques. Selon lui, « réflexion et matière grise pourraient permettre d’éviter une violence inutile ».

☞ à lire absolument sur Reporterre