Archives de catégorie : Sur le web

Les technologies bouleversent le quotidien pour mieux conserver le système

Robotique, objets connectés, bio et nanotechnologies, chimie de synthèse… l’innovation est le principal moteur de la croissance qui dévore la planète. Les candidats à la présidentielle acceptent tous le caractère inéluctable de ce développement technoscientifique. Pourtant, explique la journaliste Cécile Izoard, auteur d’une tribune parue sur Reporterre.net, l’obsession de l’innovation précipite la destruction de la planète. Il faut contester la technologie.

☞ lire la tribune de Cécile Izoard

Rhabillons nous !

On a tenté de faire les soldes… mais notre conscience sociale et environnementale nous a rattrapés, tel est le titre de l’article de Marie Astier publié sur Reporterre.net. En effet, jusqu’au 21 février, les enseignes vivent à l’heure des soldes et de la consommation frénétique. En négligeant les impacts sociaux et environnementaux de l’industrie mondiale de l’habillement, dont la production a doublé depuis l’an 2000. L’enquête de Marie Astier sur l’industrie de l’habillement, la lecture des étiquettes et notre consommation boulimique est à lire.

Pour ma part, j’ai cédé à l’unique tentation d’un bon pull 100% laine fabriqué en Irlande. La remise n’était que de 20%, l’achat était encore onéreux mais ce pull est hyper chaud, je vis à la campagne et je vais le porter de nombreuses années. Mais je dois faire quand même mon mea culpa de consumériste : j’aurais pu m’en passer !

☞ lire l’article de Marie Astier

La surprise Benoît Hamon

La victoire de Benoît Hamon au premier tour de la primaire socialiste est une surprise et un espoir pour tous ceux qui croient qu’une autre façon de mener le monde est possible. Au contraire de tous les autres candidats qui pratiquent une politique de déni face à l’état de la planète, Benoît Hamon met en avant son engagement écologique. « Il faut impérativement changer de modèle de développement, placer la conversion écologique en tête de nos priorités politiques, sauf à accepter de laisser à nos enfants un monde qui va devenir de plus en plus invivable. C’est la raison pour laquelle je maintiens le cap en faveur de la sortie du diesel en 2025, de la réduction de la part des énergies liées au nucléaire, la volonté d’interdire les perturbateurs endocriniens. Je ferai de la transition écologique une priorité politique absolue.« 

Je vous renvoie à l’analyse de Hervé Kempf, rédacteur en chef de Reporterre avec laquelle je suis en parfait accord et, croisons les doigts pour le second tour.

☞  lire l’article de Hervé Kempf

Des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond

À l’heure où les Américains viennent d’élire un président climato-sceptique, un article publié dans Scientific American révèle que des maladies mortelles surgissent du permafrost qui fond à cause du réchauffement climatique. En effet, beaucoup d’agents infectieux et de virus sont capables de résister au temps et à des températures très basses.  Dans l’extrême nord sibérien, un enfant d’une douzaine d’années est mort l’été dernier d’une contamination, résultant du dégel du permafrost (pergélisol) causé par le réchauffement du climat. en fondant, le sous-sol a libéré le bacille de l’anthrax qui a entrainé le décès de ce garçon, malgré les soins qui lui ont été donnés. Des centaines de personnes auraient été hospitalisées et plus de 2300 rennes auraient péri au contact de la bactérie Bacillus anthracis qui provoque la maladie du charbon devenue pourtant extrêmement rare.

☞ lire l’article de Claude-Marie Vadrot paru dans Politis

Quel traité pour demain ?

Alors que, finalement, le CETA va être signé donnant encore plus de pouvoir aux entreprises, un autre traité est en préparation à Genève. Le but de ce dernier est de mettre fin à l’impunité des multinationales notamment suite à des catastrophes comme celles de Bhopal ou du Rana Plaza en construisant un « instrument international juridiquement contraignant ». Mais, évidemment, les pays du Nord, où siègent 85 % des multinationales, bloquent le processus.

Pour entrer définitivement en vigueur, le CETA devra être approuvé par les différents Parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne. Cette procédure peut prendre un temps certain, voire plusieurs années. Il n’est pas vain de rester mobilisé notamment parce que le CETA est, d’une certaine manière, un test pour le TAFTA (Accord de libre échange avec les États Unis).

Quel traité voulons nous pour demain? Le poids citoyen doit peser pour infléchir les tenants de l’oligarchie qui nous gouvernent.

☞ à propos du traité en discussion à Genève, lire l’article d’Émilie Massemin sur Reporterre.