Archives de catégorie : Voir, lire, écouter

livres, films, émissions, expositions

La vigne et ses plantes compagnes

vigneLa vigne est devenue un végétal mené à la baguette, attaché, taillé, épampré, effeuillé, mis au carré par souci de productivité, vivant encore souvent sur sol nu, dans une monoculture impeccable. Pourtant la vigne est une liane, un végétal social, naturellement exubérant, doté de vrilles pour s’agripper solidement sur ses voisins, et capable de mouvement dans son espace. Des illustrations des XII et XIIIème siècles montrent la vigne grimpée dans des arbres. Les auteurs, tous les deux ingénieurs agronomes, nous racontent l’histoire de la vigne domestiquée dans le Caucase puis progressivement disséminée hors des forêts. De grands brassages ont finalement constitué l’incroyable patrimoine variétal viticole. Nul autre végétal n’est aussi divers dans ses productions : 5000 cépages subdivisés en multiples clones, lesquels, soumis aux effets des sols, des climats, des savoir-faire et de la créativité des vignerons et œnologues, ont abouti à une diversité inquantifiable de vins produits sur plus de sept millions d’hectares à travers le monde.

De tout temps, la vigne a eu ses plantes compagnes, celles qui vivent directement près d’elle comme le pêcher ou les poireaux mais aussi celles comme le chêne pour les fûts ou l’accacia pour les piquets. La première partie du livre est consacrée à ce compagnonnage historique; la seconde au compagnonnage écologique qu’il est urgent de mettre en pratique. D’ores et déjà, l’herbe a fait son retour dans de nombreuses parcelles. Des légumineuses, des plantes dépolluantes comme l’arabette de Jaller, le silène humble, la vesce jaune intermédiaire et la cardaminopsis de Haller sont également préconisées. On attend les arbres. L’agroforesterie viticole arrive à petits pas. La troisième partie rassemble 25 portraits de plantes compagnes de la vigne. Un livre tout à fait passionnant.

La vigne est ses plantes compagnes par Léa et Yves Darricau, Rouergue, 29,50 € – www.lerouergue.com

Planète Nièvre : marches pour le climat, le réveil citoyen

On parle beaucoup d’urgence climatique et sociale, de marches citoyennes et solidaires, de convergence des luttes et même d’actions juridiques pour inaction climatique contre l’État. Le mouvement est international. À Planète Nièvre, nous nous sommes questionnés : pourquoi et comment le climat est-il fédérateur de ce réveil citoyen ? Nous avons rencontré Émilie Chamoux, militante politique, syndicaliste et associative et François Crutain, président du Collectif nivernais pour une agriculture durable (CNAD). Tous les deux sont membres du collectif 58 pour le climat.

En fait, tout le monde, à un niveau individuel, est concerné par le dérèglement climatique. Les batailles climatiques sont, au départ, des luttes pour les conditions de vie mais la conscience commune d’une menace planétaire commune se diffuse rapidement. L’urgence est absolue pourtant, malgré les alertes scientifiques, les COP, les diverses déclarations, aucune décision digne de ce nom n’est prise. Au contraire, les États continuent à signer des accords comme le CETA qui donnent au commerce internationel le plein pouvoir pour s’accaparer des richesses naturelles, nos biens communs, et détruire la planète.

Face au blocage de la situation dans le monde politique et dans le monde économique, de plus en plus de citoyens réalisent que c’est à eux maintenant de faire des propositions et de se prendre en main. Greta Thunberg, la jeune suédoise, est devenue une icône en quelques semaines. Son franc parler est sans appel : « si les solution au sein du système sont si impossibes à trouver, nous devrions peut-être changer le système lui-même ». Dans la Nièvre, associations, mouvements politiques, syndicats et simples citoyens se sont rassemblés dans le Collectif 58 pour le climat.  La prochaine est prévue pour le 16 mars – départ à 9h45 de la gare.

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Planète Nièvre : habitat participatif, vivre autrement

Pour cette nouvelle émission de Planète. Nièvre, nous nous sommes rendu à Urzy au moulin du Greux où nous avons rencontré Catherine Marcadier, Martin Bouté et Faustin Thierry. Tous les trois se sont lancé dans l’aventure de l’habitat participatif. Nous avons également rencontré Gérard Fontaine, directeur du conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement de la Nièvre (CAUE 58), dont l’un des rôles principaux est le conseil.

Vivre dans un habitat participatif n’est pas vivre en communauté. Chacun dispose d’espaces privatifs et bénéficie, en plus, d’un accès à des espaces à partager comme un jardin ou des pièces de vie. L’habitat participatif est une manière de se réapproprier les décisions et responsabilités de l’acte de construire ou de rénover, d’adapter et d’entretenir son lieu de vie en cohérence avec des valeurs partagées par tous.

Les partenaires du projet du moulin du Greux ont choisi de créer une société civile immobilière d’attribution (SCIA) qui permet d’acquérir à plusieurs, sous forme de part, avec des lots qui sont attribués et des prises de décisions collectives et démocratique sous forme de consentement/consensus. Parallèlement, l’association des 3 HOPS rassemblent une vingtaine de personnes qui soutient le projet et participe notamment aux chantiers participatifs organisés une fois par mois.

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Les oiseaux invités à France Inter !

Moineau domestiqueCe vendredi 1er février, j’étais invitée par Mathieu Vidard à parler de la disparition des oiseaux dans son émission La tête au carré en compagnie de Sébastien Balibar et Etienne Klein, deux physiciens. Nous avons notamment parler de la disparition des moineaux parisiens. N’hésitez pas à nous écouter et à diffuser l’information autour de vous : la cause est fondamentale. Il n’est pas trop tard pour agir. Sauvons les oiseaux !
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