Archives pour la catégorie Voir, lire, écouter

Chroniques de films (fictions et documentaires) de livres, d’émissions radio

Le potager d’Olivier

Le potager d'OlivierOlivier est un jardinier qui aime partager sa passion. Sa chaîne Youtube compte pas moins de 80 000 abonnés. Il communique également via Facebook et Instagram. Il vient de publier ce livre chez Terre Vivant qui est d’ores et déjà un succès pour les éditions qui fêtent leur 40 ans en ce moment. C’est un livre comme je les aime, accessible, généreux qui décomplexe les débutants car Olivier Puech parle sans complexe de ses coups de cœur, de ses réussites mais aussi de ses échecs ou plutôt de ses difficultés et comment il les surmonte. C’est un livre de partage aussi et les jardiniers accomplis y trouveront également de quoi satisfaire leur curiosité car Olivier Puech est un sacré curieux qui adore expérimenter.

« S’occuper de son potager, c’est s’occuper de soi, c’est s’occuper de ses proches » écrit-il dans son introduction. Mais ça va plus loin, comme l’indique le sous-titre de l’ouvrage : « Nourrir sa famille, nourrir son esprit. » Faire un potager, c’est s’accomplir, retrouver cette estime de soi si malmenée dans notre société individualiste et consumériste, c’est la joie simple de mettre une graine en terre, de s’émouvoir devant la plantule qui apparaît et enfin, le bonheur du goût et de la qualité nutritionnelle du légume ou du fruit qui est la récompense qu’on partage avec ceux qu’on aime, sa famille, ses amis, ses voisins. Il n’hésite d’ailleurs pas à donner moult conseils de préparations culinaires. En résumé, faire un potager, c’est assurément donner du sens à sa vie.  Bref,  je vous recommande chaudement ce livre.!

Éditions Terre Vivante, 238 pages, 25 €

Planète Nièvre : La méthanisation, usine à gaz ou bonne pratique ?

Transition énergétique oblige, la méthanisation a le vent en poupe. Comment cela fonctionne ? Imaginez une grosse marmite. A l’intérieur de la matière organique, lisier, fumier, résidus de l’industrie agroalimentaire, déchets d’abattoir, cultures intermédiaires, paille… et des bactéries qui travaillent à la transformation de toute cette matière. A la sortie : du biogaz et du digestat. Le biogaz est soit épuré et injecté dans les réseaux de gaz naturel, soit il est converti en électricité par un moteur relié à un générateur et l’eau de refroidissement du moteur alimente un réseau de chauffage. C’est ce qu’on appelle de la cogénération. Le digestat, lui, est répandu dans les champs en tant qu’engrais.

Le principe du méthaniseur à la ferme remonte aux années 1950. Le paysan valorisait son fumier et gagnait en autonomie énergétique. Mais la méthanisation étant aujourd’hui fortement subventionnée, donc favorisée par les politiques, les industriels s’en mêlent. Or, un méthaniseur, il faut le nourrir 24 heures sur 24. Plus il est gros, plus la quantité d’intrants augmente. D’où proviennent les déchets organiques, que contiennent-ils ? C’est d’autant plus important qu’au final le digestat est répandu sur les sols agricoles. Le développement des cultures intermédiaires destinées à nourrir le digesteur pourrait bien prendre la place des cultures nourricières. Enfin, quel devient l’intérêt de la méthanisation, si des dizaines de camions parcourent des centaines de kilomètres pour l’approvisionner. Le bilan carbone du gaz « vert » pourrait bien être inversé.

Avec la participation de Philippe Abrahamse, directeur de la Ferme de l’Abbaye de la Pierre qui vire à Saint-Léger Vauban (89), Fabrice Berger, vice-président de Nevers agglomération en charge notamment de l’efficacité énergétique et du plan Climat Énergie Territorial
, Frédéric Maillault éleveur à Devay et, des élus, Philippe Perrette de DualMétha, cofondateur de Helioprod et porteur du projet d’un gros méthaniseur à Prémery, Gérard Voisine, Vice-Président à la communauté de communes Les Bertranges, en charge de l’économie

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Je sauve les oiseaux – 10 missions pour ma terre

Je sauve les oiseaux - RusticaJe vous présente mon dernier livre qui vient de paraître aux éditions Rustica dans la collection Rusti’kid. C’est une version pour les enfants de 6 à 10 ans de «.Sauvons les oiseaux.», le manifeste que j’ai publié l’année dernière également chez Rustica. ☞ ici

Après avoir expliqué la situation actuelle des oiseaux, pourquoi il faut les sauver et comment, je leur propose 10 ateliers pour qu’ils puissent agir à leur niveau dans cette grande mission de sauvegarde de la biodiversité : fabriquer un pain de graisse, construire un nichoir pour les rougegorges,  participer au comptage des oiseaux du jardin, planter un arbuste à fruits, etc.

N’hésitez pas à en parler autour de vous. Merci d’avance pour votre aide à le diffuser. Merci pour les oiseaux.

Éditions Rustica, collection Rusti’kid, 64 pages, 795 €
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Marche avec les loups


D’abord de splendides images sur la vallée où Jean-Michel Bertrand a pu observer le comportement des louveteaux, chaque été, pendant trois ans. Entourés et choyés par les membres de la meute, leur arrivée enclenche un processus de remplacement essentiel : Les jeunes de l’année précédente, les subadultes vont devoir céder leur place et quitter la protection de la meute. C’est pour en savoir plus sur le devenir des ces jeunes loups solitaires que Jean-Michel Bertrand a décidé de partager le voyage de l’un d’entre eux, et d’en faire le sujet de ce nouveau film. C’est, de fait, une invitation à s’émerveiller de la beauté de la nature sauvage et à sentir le monde à la façon d’un loup solitaire.
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Planète Nièvre : panser autrement

Les méthodes alternatives de soins aux animaux : homéopathie, ostéopathie, phytothérapie, tel est le sujet de cette émission. Nous avons rencontré Lucile Brochot, vétérinaire phytothérapeute, membre du GIE Zone Verte, Emmanuel Dumas, vétérinaire ostéopathe à Luzy, Jean-Paul Loisy, éleveur bio à Rouy qui soigne son troupeau à l’homéopathie.

Allopathie et médecines douces ont des approches différentes de la santé. La médecine classique soigne directement une pathologie alors que les thérapies douces traitent l’individu dans sa globalité. Il est possible d’éviter les médicaments chimiques dans la plupart des cas. La connaissance et l’observation des animaux est primordiale afin de déceler un problème qui s’exprime généralement par un changement de comportement. Toutefois, si un animal présente une infection aigüe qui menace son devenir, l’éleveur ne s’interdit pas d’avoir recours à l’allopathie.

De fait, la clef essentielle est la bonne santé des animaux. Tout un ensemble de facteurs y contribuent: alimentation, logement, biodiversité des prairies, lien entre les animaux mais aussi lien entre l’éleveur et ses animaux et sélection de races adaptées à leur écosystème. Et là on est loin de l’élevage industriel qui préconise des fermes de 1000 vaches voire davantage !

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