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Planète Nièvre : la transition à Rouy (58)

Le 12 avril dernier, le Collectif Transitions 58 a décerné sa récompense annuelle du colibri d’or  au Maire de Rouy (58). Les raisons ? Il y a un marché de produits bios et locaux une fois, des produits bios et locaux au menu des cantines scolaires et plusieurs producteurs bios sur la commune… De fait, cette synergie n’est pas un hasard. Nous avons enquêté et rencontré les acteurs du changement, Christine Delbove, agricultrice, Thierry Gautier, maire de Rouy, Aurélie Jacquot, maraichère
, Jean-Paul Loisy, agriculteur  et Gilles Vadrot, boulanger.

Peut-on pour autant parler de commune en transition ? La réponse est clairement oui. La relocalisation, la solidarité, la cohésion sociale, sont les principes fondateurs du mouvement de la transition né à Totness en Angleterre en 2006. En même temps, rien n’est écrit. C’est différent à chaque fois selon le contexte, selon les gens. Chaque pays, chaque ville ou village mène sa transition comme il l’entend mais le plus souvent tout commence à la suite d’une somme d’interrogations ou bien après une crise économique.

Rouy ne déroge pas à cette règle. Tout a commencé avec la crise de la vache folle. Des femmes d’agriculteurs, réunies au sein de l’association « Actrices nivernaises » remettent très rapidement en question le système agro-industriel. Et le concret suit avec la création du marché du Colibri, le passage au bio de Jean-Paul Loisy, mari de Nadine, qui faisait partie de l’association.

Ce qui m’a le plus réjoui lors de ce reportage, c’est d’avoir rencontré des gens lumineux en accord avec eux-mêmes, qui sont là où ils doivent être, et font ce qu’ils ont à faire. C’est comme cela qu’on se libère d’un système aliénant qui nous transforme en machine à consommer. Leur exemple nous montre que nous pouvons nous libérer des marchés internationaux et que nous avons le pouvoir de reprendre en main notre destin et que cela se passe d’abord au niveau local.

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Ce qui compte vraiment pour Fabrice Nicolino

NicolinoFabrice Nicolino a choisi cinq thèmes, la campagne française, la restauration des écosystèmes dans le monde, l’état des mers et océans avec un point sur la pêche, les rivières et la cohabitation avec les animaux. Pour chacun d’entre eux, il fait un bilan sans concession mais il ne laisse pas sombrer son lecteur dans une vision pessimiste. Au contraire, il ouvre des voies nouvelles qui pourraient changer le monde.

Délire ? Utopie ? Pas tant. Fabrice s’appuie sur des possibles qui pourraient bien se concrétisé. Tout va mal mais partout, existent des initiatives qui vont dans le bon sens. Il suffirait que nous soyons un peu plus nombreux et unis pour que demain, l’espoir se concrétise. Les solutions ne peuvent, en effet, venir que de nous. Il y a longtemps que Fabrice Nicolino ne croit plus à des décisions politiques d’envergure. En guise de conclusion, il nous propose une déclaration universelle des devoirs de l’homme. Bien vu !

LLL – Les liens qui libèrent, 219 pages, 18 €

Planète Nièvre : les crues de la Loire

Les dernières crues mémorables de Loire  à Nevers remontent à 1907 et à 1856 et 1866 pour les crues centennales (probabilité d’une chance sur 100 de se produire chaque année). Depuis, avec l’urbanisation des zones inondables, l’augmentation des enjeux (biens), l’affaiblissement avec le temps des levées le risque inondation s’est accru considérablement. L’agglo de Nevers a été classé par la Directive Européenne Inondation en territoire à risque important fin 2012.

Sur la base des propositions de l’étude EGRIAN (étude générale sur le risque inondation de l’agglomération de Nevers),  une stratégie locale de gestion du risque inondation a été élaborée et arrêtée par le préfet de la Nièvre fin 2016.

L’équipe de Planète Nièvre dont je fais partie vous présente cette stratégie qui comporte 6 objectifs :
• Préserver les capacités d’écoulement des crues ainsi que les zones d’expansion de crue
• Planifier l’organisation et l’aménagement du territoire tenant compte du risque
• Réduire les dommages aux personnes et aux biens implantés en zone inondable
• Intégrer les ouvrages de protection centre les inondations dans une approche globale
• Améliorer la connaissance et la conscience du risque inondation
• Se préparer à la crise et favoriser le retour à la normale

Il s’agit de mettre en place une relation au fleuve renouvelée par une économie moins vulnérable aux inondations et une participation des riverains à l’avenir du fleuve.

Pour cette émission, nous avons rencontré Mme Bonicel, vice présidente de l’agglomération de Nevers en charge du cycle de l’eau et de Éric Bastaroli, ingénieur à l’agglo en charge de cette stratégie.

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Planète Nièvre : l’affaire Erscia

En décembre 2011, Loire Vivante et Decavipec,  deux associations de protection de la Nature de la Nièvre découvrent dans l’enquête publique ce qui avait été présenté comme une simple scierie et qui, de fait, était un incinérateur, déguisé sous l’appellation de centrale à cogénération, utilisant du bois récupéré dont du bois pollué dans un rayon de 300 km. L’affaire Erscia commençait.

Ce projet se situait près du hameau de Marcilly dans le bois de Tronçais sur la commune de Sardy les Épiry, près de Corbigny. Pour construire, ce que, à un moment, on a qualifié de Wood Valley, il fallait détruire une centaine d’hectares de forêt en zone humide, ainsi que des espèces protégées.

Les habitants de Marcilly se sont rapidement constitués en collectif et ont décidé de suivre les deux associations pré-cités au tribunal. Peu après, se crée Adret Morvan, l’Association pour le développement dans le Respect de l’Environnement en Territoire Morvan. Cette association de veille citoyenne va agir sur le terrain. Une ZAD se constitue lorsqu’il est flagrant que la préfète ne va pas tenir ses promesses.

Le 18 octobre 2016, la cour d’appel de Lyon a confirmé l’annulation de l’arrêté d’autorisation du préfet et rejeté la requête de Erscia qui avait deux mois pour lancer une nouvelle procédure. Le délai est passé sans que Erscia n’ait déposé de requête. Ce feuilleton juridique qui a duré trois ans et demi a donc été définitivement clos quelques jours avant Noël.

Avec mes confrères de Planète Nièvre, nous avons décider de revenir sur ce dossier, un de ces grands projets inutiles, capteur de subventions publiques, soi-disant prometteur d’emplois, mais aussi objet de séduction des politiques. Nous avons donné la parole à Jacqueline Thévenot (Loire Vivante), 
François Laballery (Decavipec et Loire Vivante)
 et Jérôme Bognard (Adret Morvan).

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Frank Neveu et la vallée des loups

Chouette Tengmalm © Frank NeveuFrank Neveu dont je vous ai parlé sur ce blog pour l’oiseau papillon, son film sur le tichodrome échelette, m’a signalé qu’en fait il était l’auteur des images complémentaires du film de Jean-Michel Bertrand. Or dans mon article, je les avais attribuées à Jean-Michel. De fait, lors de la projection, j’étais tellement encore dans le film, qu’en regardant le générique de fin, je n’avais pas tilté. Voilà donc la vraie attribution rétablie. Merci Frank.

« Ce fut un pur bonheur de parcourir les Alpes pour filmer les paysages, les ambiances et les espèces commandées par Jean-Michel : Tétras lyre, Gélinotte des bois, chouettes de Tengmalms, chevêchettes, aigles royaux, bouquetins, chevreuils … une cinquantaines de plans mais pas les loups, ce tour de force là c’est Jean-Michel qui l’a réussi et ce qu’il a filmé est juste magique !  » écrit Frank sur son blog. Je vous invite à vous y rendre pour y décrouvrir son journal de tournage.

Vision primordiale, le blog de Frank Neveu