Archives de catégorie : Voir, lire, écouter

livres, films, émissions, expositions

Planète Nièvre – sapins de Noël

Chaque année, les français achète 6,5 millions de sapins de Noël dont 1 million en plastique. Mais d’où viennent-ils ? 80 % proviennent de France dont 1,2 millions du Morvan. Un quart des sapins dits naturels (en opposition avec artificiels) sont donc élevés dans notre région. Nous avons enquêté.

La culture des sapins de Noël relève de l’arboriculture et non pas de la sylviculture. Des règles précises encadrent cette culture malheureusement assez polluante. Même si des solutions alternatives sont recherchées, herbicides et autres biocides sont encore largement utilisés provoquant notamment la pollution des nappes phréatiques. Le contre exemple du seul éleveur bio de sapins de Noël installé dans l’Ariège n’a pas encore à ce jour convaincu les éleveurs du Morvan.

Pour diminuer notre empreinte écologique et baisser notre consommation, pourquoi ne pas construire, en famille, son sapin de Noël avec des végétaux de votre jardin ou des matériaux de récupération ?

Et moi, en complicité avec Christophe Barge, je parle du Rougegorge familier, un petit passereau facile à voir en hiver mais qui, de fait, est un sacré teigneux.

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L’incroyable vie des paysages

paysagesQu’est-ce qui fait évoluer les paysages ? Principalement la tectonique des plaques, sur des temps très longs, et le réchauffement climatique. Ce dernier a beaucoup varié depuis la formation de la Terre. Ce qui se passe aux pôles influencent toute la planète. Actuellement, la fonte des glaces provoque la montée des eaux qui peuvent recouvrir de nombreuses régions. Mais cela modifie aussi les régimes de pluie. La présence d’eau modifie tout pour un paysage. Elle érode les roches, creuse des sillons mais permet aussi à différents éléments de se déposer et de créer de nouvelles couches de sol. Les fossiles sont, entre autres, les témoins de cette évolution.

L’originalité de cet ouvrage est de partir de vingt paysages naturels les plus connus du monde (Sahara, chutes du Niagara, Himalaya, Cappadoce, Mt Fuji, les îles bretonnes, les Tsingy à Madagascar, le Grand Canyon, la baie de Ha Long, etc.) pour évoquer l’histoire de la Terre et son étonnante évolution. Pour chacun de ces paysages, Claire Lecœuvre a consulté un scientifique référent. Leurs noms sont cités en fin d’ouvrage. Le livre, très joliment illustré par Vincent Mahé, est vraiment remarquable. Il s’adresse aux enfants dès 9 ans mais, c’est sûr, les parents apprendront également plein de choses dans ces lectures de paysages très documentées. En tout cas moi, j’ai pris beaucoup d’intérêt à sa lecture.

Actes Sud Junior, 56 pages, 16 € – www.actes-sud-junior.fr

Planète Nièvre – mobilités urbaines

Comment se déplacer en milieu urbain et périurbain sans voiture alors que ces dernières décennies l’urbanisme a été pensé avec et pour elle, tel est le thème du dossier de notre troisième émission. Après le constat de la situation actuelle du tout voiture avec ses conséquences sur la santé humaine et celle de la planète, nous analysons les évolutions nécessaires et évoquons les mesures locales d’ores déjà prises ainsi que d’autres pistes de solutions.

Avec la participation de :
– André Fourcade, président de Zigzag, association de promotion de vélo à Nevers
– Yolande Frémont adjointe à la mobilité, aux transport, à la voirie de Nevers
– Michel Monet, vice président à la mobilité de l’agglo de Nevers.

Pour ma part, dans la chronique nature, je parle du hérisson, un animal qui paye un lourd tribut à la voiture puisque un hérisson sur quatre meurt écrasé sur les routes de la Nièvre et plus généralement de toute la France. Par ailleurs, un hérisson sur quatre meurt empoisonné par les pesticides. Ainsi, les humains sont directement responsables de la mort prématuré de la moitié des hérissons !

Diffusion ce lundi 24 octobre à 19h30 sur RCF Nièvre (rediffusion mardi 25 octobre à 11h30)

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Quel pain voulons-nous ?

painCe matin, j’ai ouvert ce livre et je ne l’ai plus lâché jusqu’au point final. Marie Astier a enquêté sur « notre pain quotidien ». Dans l’introduction, elle avoue que des années durant elle ne s’était jamais posé la question jusqu’à ce que, pour un autre reportage, elle devienne locavore pour une semaine. Elle ne devait manger que des aliments produits à moins de 100 km de chez elle. Et c’est là où elle s’est posé la question de la provenance de la farine et l’a posée à son boulanger qui n’en savait rien. Alors, elle a tiré le fil. « Il y a le pain religieux que l’on bénit, le pain social que l’on met sur la table, le pain politique qui provoque des révoltes, le pain touristique que l’on porte sous le bras, le pain gastronomique que l’on accommode de mille façons… » La charge symbolique et son poids culturel nous ont fait oublier que le pain est aussi une nourriture. « Dans l’océan de la malbouffe, notre pain apparaît comme un îlot préservé. Comme si le caractère artisanal de la boulangerie avait endormi notre vigilance. Pourtant, pas plus que le reste de notre alimentation, il n’a échappé à l’industrialisation. »
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(Biens) communs, quel avenir ?

(Biens) communs, quel avenir ?Je viens tout juste d’achever la lecture de ce livre écrit par Pierre Thomé avec Jean Huet et publié aux éditions Yves Michel. Je lis rarement des livres d’économie mais celui-ci m’a passionné. L’eau, l’air, la terre ne devraient-ils pas être sans distinction le bien de tous ?  demandent les auteurs. Mais comment faire pour que ces ressources vitales ne soient pas considérées comme de simples biens marchands à surexploiter ?  La société civile qui a toujours su être inventive pour s’indigner, alerter et créer des alternatives en les expérimentant apporte souvent des réponses qui ont ensuite besoin d’être formalisées.
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