« Enfant, j’ai passé de nombreuses soirées, allongée dans l’herbe ou au bord de la mer, à regarder les étoiles et à me poser plein de questions, sur elles, sur la Terre, sur la place des humains… » écrit Carole Reboul dans le prologue intitulé « ce que dévoile l’obscurité ». Devenue adulte, le plaisir et le questionnement sont toujours là. Alors Carole Reboul photographie la nuit avec passion et détermination. Pour cet ouvrage qui vient de paraître aux éditions Salamandre, ses splendides photographies sont organisées en 5 sections : regarder les étoiles et comprendre notre place dans l’univers; découvrir la fabuleuse vie de la faune et de la flore la nuit; l’obscurité, un besoin vital et une porte vers la liberté; la pollution lumineuse, un fléau de notre siècle; le ciel étoilé, un trésor pour l’humanité. Les photographes apprécieront les détails techniques pour chaque image : image unique ou assemblage, temps de pose, focale, iso mais ce qui compte, c’est la poésie, qui s’en dégage, avec leur côté parfois irréel comme cet « arbre de la nuit des temps ».
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Archives de catégorie : Voir, lire, écouter
livres, films, émissions, expositions
Carine Mayo : le bonheur est au jardin
Les jardiniers, même occasionnels, le savent bien : quel bonheur de mettre les mains dans la terre, de sentir la menthe ou la marjolaine ou bien encore de marcher pieds nus dans l’herbe et quel miracle permanent que ces graines confiées au sol qui deviennent des légumes goûteux. Carine Mayo sait tout cela depuis longtemps, c’est pourquoi elle en parle si bien. Son livre publié aux éditions Terre vivante est une invitation à s’ouvrir au plaisir d’une lumière, d’un chant d’oiseau, car ce sont ces petites choses concrètes et gratuites qui rendent heureux. Le jardin est pour cela le lieu idéal. Le soleil, la pluie, le vent font partie du quotidien du jardin. L’autrice en fait des chapitres : jardiner avec le soleil, s’adapter à la pluie, suivre le vent. À chaque fois, elle nous met sur la voie avec philosophie et poésie sans pour autant négliger les propositions très pratiques pour profiter des éléments ou composer avec : installer une douche solaire ou construire un séchoir solaire mais aussi fabriquer des oyas. ☞ lire la suite
Le chat de Geluck aux Champs Élysées
Vingt chats géants en bronze du dessinateur belge ont investi les Champs Élysées apportant une bouffée d’humour et de poésie. Ainsi, dans ces temps de pénurie culturelle, une exposition est enfin visible.! Dans le même temps, dessins, peintures et sérigraphies sont présentés à la galerie Huberty-Breyne. Le Chat a également investi le musée Soulages à Rodez pour une autre exposition qui n’a été ouverte que cinq jours mais qui est prolongée jusqu’en septembre.
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Les animaux parlent, sachons les écouter
Étudier le vivant par le son, c’est la bioacoustique, une science relativement récente. Nicolas Mathevon s’y adonne depuis plus de vingt ans et l’enseigne à l’université de Saint-Étienne. A lire son livre paru aux éditions Humensciences où l’on sent son plaisir du récit, de la transmission et surtout de son métier, on se dit qu’on aimerait bien être son élève. Ses recherches l’ont mené sur tous les continents alors on chemine avec lui à travers le monde dans les biotopes les plus divers à la rencontre d’oiseaux, de reptiles, de mammifères… ☞ lire la suite
La fabrique de l’ignorance sur Arte
Franck Cuvellier et Pascal Vasselin ont enquêté sur la stratégie des industriels pour contrecarrer des résultats scientifiques qui les dérangent. En créant du doute, ils contribuent à maintenir une controverse qui rend le suspect difficile à identifier. Pour cela, les lobbies n’hésitent pas à investir dans de coûteux laboratoires de recherches. Ainsi lorsque les néonicotinoïdes ont été désignés comme responsables de l’effondrement des populations d’abeilles, les chercheurs à leur solde ont détourné l’attention du public et des politiques en pointant d’autres causes possible, notamment les parasites comme le varroa sur lesquels, ils ont produits de nombreuses études scientifiques. Et cela a payé même si le varroa était là depuis 40 ans et que l’effondrement nettement plus récent correspondait avec l’utilisation massive des néonicotinoïdes. Les politiques prennent généralement leur décision en s’appuyant sur des faits, mais ces derniers étant devenu incertains à cause de la manipulation des industriels, l’interdiction de cette famille d’insecticides apparue au début des années 1990 n’a été actée qu’en septembre 2018. C’est pourquoi sa remise en question avec la dérogation accordée aux industriels du sucre, a déclenché la colère des écologistes.
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☞ La fabrique de l’ignorance, documentaire de Franck Cuvellier et Pascal Vasselin (97′) est à voir absolument sur Arte jusqu’au 23 avril.